Évènement Masterclass

Masterclass à venir : Comment le digital métamorphose l’industrie du concert

Dans quelques jours, le 10 mars prochain exactement, j’aurai le plaisir de co-animer avec trois de mes camarades une masterclass dédiée à un sujet qui nous passionne : la transformation digitale des concerts.

La gen Z : un tourisme 2.0

Contexte

Depuis la fin de la crise sanitaire, la reprise du live a été spectaculaire. L’industrie musicale est devenue une gigantesque machine économique qui devrait générer plus de 25,7 milliards de dollars d’ici 2025. Face à la saturation de l’offre et à un public exigeant, le simple billet papier ne suffit plus. Les spectateurs veulent aujourd’hui vivre une expérience totale et ultra-connectée.

 

L’événement

Sous le nom de code « House of Concert » , nous allons décrypter mardi l’ensemble de la chaîne de valeur du live devant nos camarades du DMB, en étudiant les innovations avant, pendant et après le show. En avant-première, voici les principales thématiques que nous allons aborder.

 

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La Data et l’IA : les nouveaux chefs d’orchestre en coulisses

Pour préparer cette masterclass, nous avons déconstruit « l’expérience fan » de A à Z. Notre premier constat est frappant : la technologie opère bien avant que l’artiste ne monte sur scène. Les tournées ne se décident plus à l’aveugle. Aujourd’hui, l’analyse massive des flux de streaming permet aux producteurs de cibler avec précision les villes les plus rentables pour garantir des sold out.

L’Intelligence Artificielle est également devenue incontournable dans la phase de conception. Elle permet d’optimiser les setlist en analysant les morceaux les plus plébiscités en temps réel, ou encore de générer des prototypes de décors en 3D en quelques secondes La frontière physique/numérique disparaît. Décors immersifs (LED 16K, AR), streaming et hologrammes (ex: le show ABBA Voyage) réinventent totalement le live.

Les 3 piliers de la transformation

La gen Z : un tourisme 2.0

L’expérience « Phygitale »

La frontière entre le physique et le numérique s’efface totalement. Sur scène, les décors immersifs s’appuient sur des écrans LED de résolution 16K et la réalité augmentée. De plus, le streaming et les hologrammes viennent enrichir le live, à l’image du célèbre spectacle ABBA Voyage qui s’affranchit même de la présence physique du groupe.

La gen Z : un tourisme 2.0

La Data au service de l’engagement

L’industrie musicale ne navigue plus à vue. Désormais, l’analyse massive des données de streaming permet de cibler géographiquement les villes les plus rentables pour s’assurer des concerts à guichets fermés. Pendant l’événement, les outils comme les bracelets connectés Cashless (RFID) fluidifient l’attente tout en alimentant le CRM avec des données ultra-précises sur les habitudes de consommation des spectateurs

La gen Z : un tourisme 2.0

Nouveaux modèles de monétisation

Le digital repousse les murs de la salle de concert. Le métavers offre aux artistes un terrain de jeu virtuel inédit sur des plateformes comme Roblox ou Fortnite. De leur côté, les NFTs et la blockchain redéfinissent la billetterie, à l’instar du groupe Avenged Sevenfold qui utilise ses propres jetons (« Deathbats Club ») pour garantir à ses fans un accès exclusif sans file d’attente.

La technologie menace-t-elle l’authenticité du live ?

En préparant cette masterclass, une question centrale s’est posée : à quel moment l’hyper-technologie dessert-elle l’expérience du live ?

Si les innovations actuelles sont impressionnantes, le « tout digital » montre de vraies limites. D’abord sur le plan de l’accessibilité : avec la généralisation de la billetterie en ligne et de la tarification dynamique, la place de concert devient un produit financier fluctuant. Face au poid de géant comme Live Nation l’accès à la culture se complique.

Un autre constat marquant constat frappant se trouve directement dans la fosse. Aujourd’hui, la viralité (le fameux « effet TikTok ») attire un public qui vient parfois assister à un concert entier juste pour entendre les 15 secondes du morceau tendance. Ajoutez à cela les marques qui trustent les meilleures places pour y inviter des influenceurs souvent peu intéressés par l’artiste… Le résultat ? Les véritables fans se retrouvent privés de billets à cause d’une demande saturée, et on finit avec des concerts sans vie, où le public passe plus de temps à filmer pour ses réseaux qu’à chanter et vivre l’instant présent. L’authenticité de l’échange s’efface.

L’autre limite, peut-être plus inquiétante encore, concerne la place de l’artiste humain. Les hologrammes, à l’image d’ABBA Voyage, sont une prouesse visuelle indéniable. Mais poussé à l’extrême, ce modèle représente un réel danger. Pour un producteur ou une salle de spectacle, un avatar est finalement très rentable : il ne tombe jamais malade, ne ressent aucune fatigue physique et permet de faire tourner un show 24h/24 et 7j/7. Par pur gain financier, ne risque-t-on pas de voir l’industrie préférer le virtuel, beaucoup plus docile et malléable, au détriment des vrais performeurs ?


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