Comment le grand public perçoit l’intelligence artificielle ?

Le grand public ne l’appréhende que depuis quelques années, l’intelligence artificielle (I.A.) est désormais sur toutes les lèvres. Pour certains celle-ci est un phénomène prodigieux alors que pour d’autres elle est synonyme de futurs cataclysmes, à savoir son avancement pose quoi qu’il en soit de véritables questions. Selon Brian Krzanich, PDG d’Intel : « L’intelligence artificielle n’est pas seulement le prochain raz de marée de l’informatique, c’est aussi le prochain tournant majeur dans l’histoire de l’humanité ».

En effet, c’est un domaine en pleine maturité qui représente un atout stratégique pour les géants du numériques. Les GAFAMS prennent une avance colossale via leurs investissements massifs et leurs alliances dans le but d’élaborer « une intelligence artificielle responsable et sans danger pour l’humanité. ».

 

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C’est une collection de dispositifs technologiques, multiples qui permettent aux machines de percevoir, de comprendre, d’agir ainsi que d’apprendre, soit par elles-mêmes, soit pour augmenter les activités humaines. On parle de solutions d’intelligence artificielle et non pas de produit ou de logiciel.

De nouvelles façons de penser, d’agir et d’opérer

Présente dans de nombreuses applications, notamment sur les smartphones (via la reconnaissance faciale sur Facebook ou de la voix via Google), elle devrait envahir tous les domaines de la vie : de la médecine à la voiture autonome, en passant par la création artistique ou encore lutte contre la criminalité.

Totalement intégrée aux sciences cognitives : c’est le cas de l’offre Watson créé par IBM. Les solutions IBM Watson tirent parti « d’une analyse de contenu approfondie et d’un raisonnement basé sur les faits pour accélérer et améliorer les décisions, réduire les coûts et optimiser les résultats. ». Ces solutions reposent sur des technologies transformationnelles qui font appel au langage naturel et à la conception d’hypothèses ainsi qu’une formation basée sur des faits.

En mars dernier avait lieu à Séoul, un duel entre un homme et une machine. A la tête de cette machine : un programme développé par Google DeepMind. Au menu, le Go un ancien jeu de plateau chinois considéré comme encore plus complexe que les échecs. Le but du jeu est d’encercler les pièces de son adversaire sans que vos propres pièces soient entourées. Ce programme nommé « AlphaGo » est doté d’algorithmes puissants, permettant de calculer en quelques secondes les coups à jouer pour atteindre une certaine position sur le damier. Fin de partie : 4 à 1 pour « Alphago », une victoire qui prend l’ascendant sur l’humain ? En effet, le logiciel possède une intelligence artificielle incontestable et reflète les progrès effectués depuis une dizaine d’années par les chercheurs.

Récemment des scientifiques de l’Université d’Oxford et de DeepMind, une filiale de Google, ont baptisés LipNet. L’intelligence artificielle est capable de retranscrire les mouvements des lèvres en texte et de simuler une voix presque humaine. 

Vers une nouvelle ère ?  

Il faut savoir que d’ici 2019, le marché mondial de l’analyse de contenu et des logiciels d’informatique cognitive devrait atteindre 9,2 milliards de dollars soit plus du double qu’en 2014 où il était évalué à 4,5 milliards de dollars. D’après le cabinet d’analyse IDC Worldwide. *

* Content Analytics, Discovery, and Cognitive Systems Software Forecast, 2015–2019,” Doc #256774, June 19, 2015

Menace ou véritable avancée ?

Ses finalités et son progrès engendrent, depuis toujours de multiples interprétations et interrogations, principalement sur des sujets d’éthiques. Dernièrement une pétition a été signée par les chercheurs du domaine, réclamant l’interdiction des armes autonomes. L’arrivée instantanée des voitures sans conducteurs, le transhumanisme soulèvent également un certain nombre de questions. Plutôt que de s’affoler sur ce sujet, ne vaut-il pas mieux considérer les bénéfices considérables à attendre de ces avancées dans les années à venir. Dans le but de produire, d’appréhender des outils habilité à l’automatisation de certaines tâches répétitives ou encore dans l’amélioration des consultations médicales de l’être humain.

 

Nous sommes prêts pour des interfaces de conversation, de messagerie AI-powered, et bientôt ces mêmes plateformes deviendront la norme de nos interactions. Alors oui, l’intelligence artificielle (AI) est un nouveau facteur de production et a le potentiel de modifier notre façon de travailler et de renforcer notre rôle dans la croissance des entreprises. Toutefois, l’objectif n’étant pas de remplacer l’humain, mais de « dessiner le futur de l’expertise humaine », explique Jay Bellissimo, un des responsables de l’IBM Watson Group. N’oublions pas que l’intelligence artificielle doit être au service d’une meilleure expertise humaine.