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# Like ton job – Olivier Bas

Olivier Bas, vice-président d’Havas Paris, aborde dans son livre: #Like ton job l’impact de la révolution digitale dans le monde du travail et veut donner les clés du succès afin de bien se positionner.

La transformation digitale n’est pas technologique mais culturelle

« Ce que nous vivons est sans précédent car il nous faut concevoir ce qui n’existe pas encore, remettre en cause ce que nous pensions savoir et le faire vite. »

La transformation digitale est souvent décrite comme disruptive. Elle porte en son sein: la simplification des processus, l’implémentation de nouvelles méthodes de travail, la suppression des lourdeurs hiérarchiques, le remodelage des espaces de travail pour plus de fluidité.

Ainsi, dans cet ouvrage, Olivier Bas définit le sens de la transformation digitale:

« Une transformation qui nous oblige à concentrer notre travail uniquement sur ce qui créé de la valeur dans l’expérience proposée aux clients. »

Les champions du digital que sont les GAFAM, en sont d’ailleurs les locomotives. La facilité d’achat sur Amazon illustre parfaitement le degré qualitatif atteint en termes d’UX (User eXperience) et le succès est incontestablement au rendez-vous.

L’auteur donne trois softs skills de l’entreprise qui veut réussir aujourd’hui:

  • Agilité: « La puissance n’est plus rien face à l’agilité ». Le secteur bancaire illustre ce propos. De nombreuses fintech ont vu le jour et connaissent une forte expansion de Revolut (néobanque) à Xaalys (banque des ados) en passant par Epsor (gestion d’épargne salariale) et bousculent les banques dites traditionnelles.
  • Nouveauté: elle « est élevée au rang de dogme au point que tout ce qui ne vient pas d’être inventé est déjà vieux. » Avoir le dernier iPhone permet de soigner son image social. Les propositions de produits sont constamment renouvelées, le besoin d’achat est permanent.
  • Gestion de l’immédiateté: En générant du contenu en temps réel, l’entreprise démontre sa capacité de réactivité, Olivier Bas oppose l' »action dans le temps long » à la « frénésie de l’urgence ».

La culture est aussi générationnelle. L’auteur décrit ainsi les dernières générations:

« Pour les X ce qui importe c’est de maîtriser les choses pour être en capacité d’agir dessus. Pour les Y c’est d’agir sur les choses pour être en capacité de les maitriser. »

« Les Z ne s’attachent pas au formalisme des rapports hiérarchiques et ils préfèrent s’adresser aux patrons plutôt qu’à ses sbires. Sprinteurs dans l’âme, ils adorent – pour ne pas s’ennuyer – la multiplication des petites courses rapides. Ils ne craignent pas l’échec et sont convaincus qu’il est normal de se tromper. Tout aussi à l’aise dans leur vie réelle que dans la vie virtuelle, ils carburent à la relation. Ils supportent difficilement les ordres, les contraintes, les cadres trop strictes mais raffolent des feed-back réguliers. »

Olivier bas a identifié le principal frein à la transformation digitale qu’il définit comme dorénavant permanente:

« Souvent l’action même de changer nous perturbe davantage que l’objet ou la finalité du changement. »

La meilleure réaction face à ce mouvement est l’apprentissage lui aussi permanent.

Sans être un frein mais plus une limite, la transformation digitale est aussi synonyme de vitesse et notre capacité cognitive montre ses limites: « Mémoire, capacité d’attention, temps de réaction, raisonnement, sont des fonctions qui au-delà d’une certaine limite, s’altèrent avec la vitesse. Sans parler de nos émotions exacerbées sous la pression de l’urgence! ».

Le client a repris le pouvoir et nous sommes tous clients

Oui, l’entreprise qui réussit aujourd’hui et celle qui a mis au coeur de son développement, le client. Nous pouvons avoir ce sentiment d’être considéré, important, voire tout puissant en tant que client mais ceci s’inverse quand nous passons de l’autre côté du miroir.

« Nous sommes tour à tour client implacable (pouvoir d’obliger) et salarié serviable (devoir de satisfaire)».

L’avénement des réseaux sociaux a permis de mettre en relation les personnes, une myriade de communautés a vu le jour, ces populations s’expriment et l’image de la marque est centrale, la perception de celle-ci par le client augure de l’avenir de l’entreprise.

Le client représente pour l’entreprise « un actif inestimable mais un actif volage et justicier ». On l’a vu avec la polémique autour de Nocibé en février 2019, le directeur marketing de l’enseigne aurait écrit « bon débarras pourriture d’islamiste », en réaction à un tweet de l’humoriste Yassine Belattar, qui annonçait sa démission de la chaîne LCI. L’enseigne s’est alors désolidarisée de son employé : « Alain Bizeul a pris des positions à titre privé sur Twitter. Nous ne cautionnons aucunement ces propos en totale contradiction avec nos valeurs et ils n’engagent en rien Nocibé. » La réaction de Nocibé face à la polémique qui s’en est suivie, fut la suspension du directeur marketing.

Employé/employeur idem que client/marque?

La marque employeur n’est pas en reste, elle doit être soignée. On le voit à travers des apps comme #Glassdoor qui sont des baromètres de la qualité de vie au sein même de l’entreprise.

L’auteur aborde la notion de symétrie des attentions.

« Une symétrie qui invite notre manager à être attentif à notre satisfaction pour que nous prenions soin des clients. (…) Un cercle qui détruit le désir de bien faire ou stimule l’envie de se dépasser. (…) La joie de nos clients et la prospérité de nos entreprises en dépendent. »

Symétrie des attentions

Le rôle du manager, son leadership, est, en effet, chahuté. Autrefois, sa légitimité s’appuyait sur son statut d’autorité, dorénavant pour être légitime, il doit encourager l’entraide et l’intelligence collective.

Tout comme le client est revenu au coeur de l’entreprise, l’employé demeure la principale source de richesse pour cette même entreprise. L’humain peut ainsi être le grand gagnant de cette transformation digitale.

homme face à la transformation digitale

« Le nouveau ne sort pas de l’ancien, mais apparaît à côté de l’ancien, lui fait concurrence jusqu’à le ruiner » Joseph SCHUMPETER (1883-1950)

Pour aller plus loin…

Le guide des RH et du management (Editions Eyrolles / Hub Institute collection) – Caroline Loisel et Emmanuel Vivier

Par Cédric LEFEBVRE

“Jeune” étudiant en MBADMB à Lille. Reconversion après:
plus de 15 ans de banque en 2018 et un master en développement commercial et management à l’EDHEC en 2019.
2020 sera "the digital year"
@MBADMB @HUBInstitute @EFAP
#MBADMB #marketing #digital
Intéressé par : #banking #transformationdigitale

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