L’IA comme outil de co-construction, rencontre avec Elodie Cavailles

Entretien avec une professionnelle du digital

interview EC

Dans le cadre de ma thèse professionnelle de fin d’études sur l’intégration de l’intelligence artificielle générative dans les agences de communication, j’ai eu la chance d’échanger avec Elodie Cavailles.

Sur Elodie Cavailles 

interview EC

Elodie Cavailles est experte paid media en freelance depuis plus de 15 ans et intervenante à l’EFAP. Elle commence par des études de psychologie à l’université avant de se lancer dans le digital. Une alternance dans une agence bordelaise spécialisée en acquisition payante lui ouvre la porte. Deux ans plus tard, elle se lance en freelance. Depuis, elle accompagne des clients dans des secteurs très variés : agroalimentaire bio, immobilier, agriculture… Son cœur d’expertise, c’est la stratégie paid media : création et pilotage de campagnes publicitaires sur Google Ads, Meta Ads, LinkedIn Ads, TikTok Ads, A/B testing, analyse de la performance.

Comment Elodie utilise l’intelligence artificielle aujourd’hui

Pendant notre échange, Elodie s’exprime sur son utilisation de l’intelligence artificelle. Elle raconte que ses premiers contacts avec l’IA remontent il y a à peu près trois ans et demi mais que « les tout premiers usages n’étaient pas professionnels. C’était très personnel, avec une découverte très intuitive ».

Aujourd’hui, son usage est quotidien « Il n’y a pas une journée où je n’utilise pas l’IA. C’est dans tout, quasiment tout ce que j’ai à faire dans mes missions ». Elle l’utilise pour trouver de nouvelles accroches publicitaires quand les anciennes s’essoufflent ou pour produire des visuels rapidement. Ses 5 IA du quotidien sont Manus, Claude, ChatGPT (pour le texte et l’analyse), Lovable (pour la création de sites) et Loom (pour les comptes rendus de réunion). Ce qui ressort de notre échange, c’est sa conviction claire : l’IA n’est pas un remplaçant, c’est un outil de co-construction.

A côté de son activité en freelance et ses projets professionnels, Elodie développe, un projet créatif personnel, un oracle (un jeu de cartes de tirage) entièrement conçu avec l’IA. Et son approche illustre parfaitement ce qu’elle entend par co-construction.

« J’ai vraiment utilisé l’IA comme un outil de co-construction. En insufflant à chaque instant, dans les étapes de création, ma vision personnelle. Ça me permet d’avoir les droits d’auteur sur mes créations parce qu’elles sont assez personnelles ».

Ce qui m’a marquée, c’est la clarté avec laquelle Elodie décrit son usage de l’IA. Elle ne se positionne pas entre « l’IA, c’est formidable » ou « l’IA, c’est dangereux », mais elle a un regard concret sur ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas dans son métier.

    ›    Là où l’IA l’aide beaucoup c’est lors de rédaction de devis, des audits, de l’idéation de nouvelles accroches publicitaires, des comptes rendus de réunion ou de création de visuels pour des clients ayant un budget limité.
    ›    Là où Elodie reprend la main c’est lors d’analyse statistique des campagnes car « la marge d’erreur peut être assez importante, je la reprends énormément » et le travail sur de gros volumes de données

Pour ma thèse, cet échange a été précieux. Elodie décrit des cas concrets, des tâches précises, ce qu’elle délègue et ce qu’elle garde. Merci encore à Elodie Cavailles pour son témoignage !