IoT – Internet des Objets. De quoi parle t’on ? Tout simplement d’une nouvelle génération d’objets physiques connectés qui seront en mesure de nous informer et d’interagir en temps réel sur notre environnement de manière manuelle ou automatisée. Décryptage de ce phénomène qui va changer nos vie plus vite qu’on ne pourrait le penser.

Wouaouh ! Il suffit d’un peu d’imagination pour envisager autrement notre monde, nos maisons, nos entreprises… et les prévisionnistes ne s’y trompent pas. Selon les modèles, 25 à 80 milliards d’objets connectés devraient nous entourer à horizon 2020… Autrement dit, demain ! Afin de mieux cerner cette nouvelle révolution, je vous propose une synthèse du phénomène pour mieux comprendre les opportunités autant que les défis attachés à l’IoT.

Le champ des applications IoT est très vaste

Gestion optimisée des environnements et optimisation des coûts d’usage constituent un axe fort de déploiement de l’IoT. Des territoires intelligents – villes, collectivités – au domicile en passant par l’entreprise, la relève d’information, la régulation et l’automatisation des processus vont ouvrir de nouvelles pistes d’optimisation d’efficience des services.

Le véhicule connecté ne sera pas en reste et nombre d’acteurs de la filière automobile sont engagés dans la recherche de nouveaux modèles économiques associés. Xee en est un bon exemple.

L’autre eldorado de l’IoT est sans conteste le marché de la santé. Grâce aux wearables et autres supports de collecte et de traitement de nos données les plus intimes, nombre de propositions, services qui vont influencer les parcours de prévention autant que les parcours de soin vont apparaître. De quoi imaginer des perspectives à la fois optimistes autant qu’effrayantes.

Le déploiement de capteurs d’état du végétal, des animaux ou du milieu va également alimenter des nouveaux processus améliorés de production dans les environnements agricoles les plus divers. Ces différents environnements de déploiement massif de l’IoT illustrent à quel point cet écosystème technologique va représenter à terme une nouvelle filière économique, transversale, capable de générer au travers de ses business modèles de nouvelles sources de revenus et d’emplois. C’est une belle perspective renforcée par la dynamique française dans ce domaine.

Une vidéo produite par IBM dans le cadre de l’IBM Think Academy matérialise bien les logiques applicatives ci-dessus évoquées.

Le défi de la complexité de l’écosystème IoT

Les défis, en revanche, sont de taille ! La multiplicité des possibilités applicatives offertes par l’IoT implique en même temps un niveau élevé d’exigences technologiques, de sécurité et d’imagination pour ce qui est des business modèles en particulier. Si l’IoT facilite notre vie quotidienne, la situation est bien différente derrière le rideau avec une complexité importante des problèmes à résoudre. Capteurisation, connectivité, disponibilité et scalabilité des réseaux de communication, stockage, exploitation d’une masse de données qui va progresser de façon exponentielle représentent chacun des casse-têtes que nombre d’acteurs différents et pourtant nécessairement associés vont devoir résoudre. Le mal de tête guette… La chaîne de valeur de l’IoT est en effet constituée d’un grand nombre d’acteurs imbriqués : fabricants des objets à connecter, opérateurs réseaux, acteurs du cloud, créateurs – fournisseurs d’interfaces logicielles pour faire communiquer les différents objets, intégrateurs de ces différentes briques, acteurs du data-management et bien entendu acteurs de la sécurité qui vont obligatoirement être positionnés au milieu de ce champ de bataille.

Une nouvelle chaîne de valeur IoT à structurer

Face aux différentes typologies d’utilisateurs que sont les collectivités, les entreprises et les particuliers, les acteurs de l’IoT vont devoir s’organiser pour être en mesure de tirer pleinement profit de ce nouvel écosystème. Avec des capteurs qui s’améliorent, les débits et la qualité des réseaux vont devoir monter en puissance comme la performance des solutions de traitement de données pour capitaliser réellement sur l’intelligence potentielle de l’IoT. C’est ce périmètre du traitement de la donnée qui devrait d’ailleurs le plus tirer son épingle du jeu. Une étude A.T. Kearney évalue à prés de 56 milliards d’euros les revenus liés à l’agrégation et le traitement des données liées à l’IoT quand les revenus liés à la connectivité devraient plafonner à 15 milliards d’euros et ceux des objets à 10 milliards d’euros. L’intelligence induite par les données explique évidemment ce décalage important au sein de la chaîne de valeur. Que ce soit au travers de la vente des données collectées ou par la monétisation au travers de la vente de services originaux, cette manne devrait attirer nombre d’acteurs existants et nouveaux.

Nombre de technologies vont devoir évoluer à court et moyen terme pour que les promesses offertes par le développement rapide de l’IoT se concrétise. Des questions, des défis, des problèmes à résoudre que je vous propose d’aborder dans un 2ème volet à venir de ce billet sur l’IoT.

En attendant ce 2ème volet, je vous propose de découvrir le magazine des professionnels de l’Internet des Objets De son côté, l’incontournable Journal du Net intègre une rubrique spécifiquement dédiée à l’IoT.

Netatmo temperature connecteeEt pour une vision un peu plus fun et parce que c’est bientôt Noël, je vous conseille le numéro spécial de Science & Vie consacré aux 150 meilleurs objets connectés. Attention, pas sûr que votre compte en banque apprécie car votre wishlist devrait significativement s’allonger.

Vous avez déjà expérimenté un objet connecté, vous en rêvez… Partagez avec nous vos expériences et vos envies. À bientôt pour la suite de cette série consacrée aux objets connectés.