Fiche de lecture : Unique(s) d’Alexandre Pachulski

Je vous propose aujourd’hui d’aborder un ouvrage lu au cours de mon MBA spécialisé Digital Marketing et Business à l’EFAP :

Unique(s) Et si la clé du monde de demain, c’était nous ? d’Alexandre Pachulski.

Cette lecture s’est faite durant ma reconversion professionnelle. Et parmi les nombreux livres lus cette année, j’avouerai volontiers que celui-ci est une « pépite » comme dirait ma fille.

Dans un monde qui se digitalise à une vitesse exponentielle et où l’on parle d’Intelligence Artificielle, on peut être inquiet du devenir de l’Homme et de sa place dans la société moderne. 

Alexandre Pachulski aborde cette problématique et nous rassure en affirmant que chaque individu jouera un rôle dans la construction du Monde de demain. 

Prêt pour aborder ce voyage ? 

Alors, commençons par une présentation de l’auteur. Alexandre Pachulski a débuté son parcours professionnel après l’obtention d’un doctorat en informatique spécialisé en Intelligence Artificielle (à noter qu’à l’époque, l’Intelligence Artificielle est un sujet assez confidentiel et n’occupe pas la place centrale d’aujourd’hui). 

Il s’orientera vers le management et le conseil avant de cofonder en 2007 la start-up Talentsoft, une entreprise faisant partie des pépites françaises de la French Tech. En effet, Talentsoft propose via une solution Saas d’optimiser les ressources humaines de l’entreprise pour révéler le potentiel de chacun.

Auteur et conférencier, il présente ses réflexions sur la place de l’Homme dans la société moderne en illustrant ses propos par des références issues de la pop-culture apportant ainsi une dimension ludique et compréhensible par tous.

Il apporte sa contribution dans l’éducation en apportant une aide aux plus jeunes, l’enjeu étant de les inciter à découvrir très tôt ce qui les rend uniques. Un chapitre sur l’éducation sera d’ailleurs présent dans Unique(s).

L’éducation est la colonne vertébrale de notre devenir et est un des fondements de notre légende personnelle.

Le livre s’articulera autour de 4 chapitres associés à une citation clé.

 

L’éducation, de la norme à la singularité

“Connaître autrui n’est que science. Se connaître soi-même, c’est intelligence” Lao Tseu, sage chinois.

L’enseignement à l’école se fait par l’accumulation de connaissances via de multiples matières. Ses matières essentielles sont enseignées à tous les élèves de manière normative avec la logique que chacun se doit d’acquérir un socle commun de connaissances.

Nous passons ainsi la majorité de notre enfance sur un « boulevard autoroute » de l’éducation. Se pose donc la question de savoir si cette approche indifférenciée est la plus pertinente pour notre épanouissement personnel et si l’école favorise notre plein potentiel. 

Force est de constater qu’on ne nait pas tous égaux et que chacun dispose de singularités propres à sa personne.

Ses singularités sont la résultante d’un mode de fonctionnement unique. L’auteur énonce la théorie d’Howard Gardner des intelligences multiples. Une théorie assez pertinente pour expliquer la nature de la singularité versus une approche traditionnelle exprimant l’intelligence par le Quotient Intellectuel (Q.I).

En partant de ce postulat, on voit tout l’intérêt d’une école voulue par le professeur Xavier dans les X-Men favorisant l’acceptation de sa  singularité au service d’un collectif ayant une vision commune.   

L’école devrait être un lieu pour apprendre à apprendre. Et pour y arriver, on devrait entamer une démarche à désapprendre.

Cette étape est vitale pour se débarrasser des injonctions transmises. Ainsi, on aurait plus de facilité à développer sa créativité nous permettant de tester et d’expérimenter sans idée préconçue. 

 

Le travail, de souffrir à s’accomplir

“Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie” Confucius, philosophe.

Puis après l’éducation, vient le temps du travail. Jusqu’à présent, l’association du travail comme une nécessité pour gagner de l’argent était une évidence absolue. Celui-ci est vécu comme une contrainte par le plus grand nombre et on ne parlait pas bien évidemment autant de bien être et d’épanouissement personnel qu’aujourd’hui.

On travaillait pour gagner de l’argent pour ensuite pouvoir consommer.

Le travail devient de plus en plus une composante indispensable de notre bien être. 

L’alignement du soi et une quête de sens incitent à l’introspection pour déterminer ce que nous désirons vraiment.

Le concept de l’Ikigai peut nous aider dans cette réflexion grâce l’intersection de quatre dimensions : ce que l’on aime faire, ce pourquoi l’on est doué, ce dont le monde a besoin et ce pourquoi l’on peut être payé.

Un conseil donné est de ne pas confondre chemin et destination.

« Tout ce qui est d’or ne brille pas, tous ceux qui errent ne sont pas perdus » Bilbon Sacquet, Hobbit, Le Seigneur des anneaux.

En effet, rien n’est simple dans cette démarche et l’on peut se poser mille questions et douter du chemin emprunté. 

Il faut avant tout accepter d’expérimenter et de tenter sans peur. Nos peurs doivent être domptées et servir au dépassement de soi.

 

 

L’entreprise, de subir à s’épanouir

“Là où se trouve la volonté, il existe un chemin” Winston Churchill, politicien.

Dans cette partie, les questions relatives à l’entreprise et aux interactions sociales entre les individus sont abordées.

Les modes de management évoluent au regard des aspirations des salariés et dans l’optique surtout d’une optimisation toujours croissante de performance. Le schéma de pyramide n’aidant plus à la performance, la transformation digitale permet d’aborder l’entreprise sur un mode plus coopératif et ouvert. 

Le leader doit ainsi transmettre sa vision et s’appuyer sur la composition de son équipe en jouant sur les singularités de chacun.

La confiance et le partage sont ainsi des facteurs clés de succès décuplant la puissance du collectif. 

Un exemple que j’ai bien aimé pour illustrer ce concept est l’exemple des Chicago Bulls avec Michael Jordan et Scottie Pippen.

Les Chicago bulls auraient il eu le même succès si Michael Jordan ne s’était pas effacé pour permettre l’émergence et l’expression de talent comme Scottie Pippen ?

 

 

La singularité technologique, de la peur à la promesse

“Quand tu auras appris à désespérer, je t’apprendrai à vouloir” Sénèque, philosophe.

Dans le registre de la pop-culture, il est facile de trouver bien des exemples de dystopie où la technologie prend le dessus et asservit l’Homme. 

De Terminator à WestWorld, il ne fait pas bon ménage de se trouver face à une Intelligence Artificielle dotée d’une Intelligence forte. 

Le propre de l’être humain est d’avoir peur de ce qu’il ne comprend pas.

Pourtant, la technologie a vocation à nous simplifier la vie et l’Intelligence Artificielle ne doit pas faire exception à la règle. 

La bienveillance est aussi possible en combinant le meilleur des 2 mondes. L’équation suivante évoquée dans le livre autour d’un tournoi d’échec mixte en est le parfait exemple. Gary Kasparov analysera la victoire et expliquera la corrélation suivante :

La somme « homme fort + machine forte + collaboration faible » sera toujours inférieure

à la somme « homme faible + machine faible + collaboration forte ».

En démonstration pop-culture, cela peut se traduire par  » John Connor + vieux T-800 > T-1000 « 

La technologie a la possibilité de nous permettre d’apprendre autrement. Laurent Alexandre aborde ce sujet de l’éducation et de l’intelligence artificielle dans son livre « La guerre des intelligences »

 

En conclusion de cet ouvrage, il m’apparait évident qu’avoir une bonne connaissance de soi et une compréhension du monde digital qui nous entoure favorise notre épanouissement personnel. Et d’autant plus, si on se donne bien évidemment les moyens d’apprendre au quotidien pour tirer le meilleur parti de la technologie comme d’un formidable outil.