Cette dématérialisation a donné naissance à de nouvelles plateformes de distribution en ligne, telles qu’iTunes et Amazon MP3, qui ont révolutionné la manière dont les consommateurs achètent de la musique. Les utilisateurs peuvent désormais acheter des chansons individuelles plutôt que des albums complets, offrant ainsi plus de flexibilité et de choix.
Cette transition vers le streaming a révolutionné les habitudes d’écoute des consommateurs. Au lieu de posséder physiquement la musique, les utilisateurs peuvent désormais accéder à des millions de chansons instantanément, depuis n’importe quel appareil connecté à Internet. Cela a transformé la façon dont la musique est consommée, en mettant l’accent sur l’accessibilité et la commodité. Aujourd’hui la consommation de musique en streaming est une habitude indestructible, 48% de la consommation audio est digitale.
Le streaming a également permis un nouvel âge d’or pour les maisons de disque, en effet le numérique représente 63% des revenus de la musique en France, de quoi prouver que la digitalisation a été plus que prolifique pour l’industrie musicale.
Le leader incontesté de l’écoute musicale en streaming est spotify, la plateforme compte près de 489 millions d’utilisateurs dans le monde (contre 60 millions pour apple music).
D’autre part, la digitalisation a également entraîné des défis pour l’industrie musicale établie. Les revenus provenant de la vente de disques physiques ont considérablement diminué, tandis que les revenus du streaming sont souvent perçus comme insuffisants pour compenser cette perte. Les maisons de disques ont dû s’adapter à ce changement en repensant leurs modèles commerciaux et en diversifiant leurs sources de revenus, notamment grâce à la promotion de tournées, à la vente de marchandises et à des partenariats avec des marques.
En outre, la digitalisation a également favorisé l’émergence de nouvelles formes de contenu musical, telles que les vidéos musicales et les performances en direct en streaming. Ces formes de contenu permettent aux artistes de créer des expériences uniques et immersives pour leur public, renforçant ainsi l’engagement et l’attachement des fans.
Nous pouvons prendre en exemple plusieurs artistes qui ont fait le choix de ne pas rejoindre de labels ou de maisons de disque, étant capable de faire leur promotion tout seul. Par exemple le groupe PNL a largement prouvé que cela était possible, en basant leur communication sur le presque silence radio (aucune interview), les deux rappeurs ont réussis à susciter l’envie de les écouter. Résultat, le groupe à pulvériser des records d’audience (24 singles de platine, 20 singles de diamant, 1,1 milliards de stream sur spotify). Ces chiffres impressionnants n’auraient jamais été possible sans la digitalisation de la musique, pour atteindre ces chiffres dans les années 2000, le groupe aurait dû faire de la promotion physique et enchainer les interviews pour se faire connaitre.
Pour conclure nous pouvons dire que la digitalisation de l’industrie musicale a grandement favorisé les petits artistes, il est désormais plus simple de trouver une audience qui aime votre musique. Les maisons de disque quant à elles ont dû s’adapter, le noyau économique n’est plus l’artiste mais toute la promotion et l’évènementiel qu’il y a autour de lui (concerts, partenariats). La digitalisation à sûrement permit à la musique d’être moins industriel tant la musique est accessible de nos jours, il est plus difficile de créer des modes ou de promouvoir un seul artiste.