La deuxième édition du DBM Social Club by Anekdote
Le 16 décembre 2025, j’ai eu la chance de participer à la deuxième édition du DBM Social Club, un événement organisé par Anekdote réunissant une trentaine de professionnelles de la communication et du marketing. Au programme : une masterclass dédiée à la capitalisation de l’influence, un sujet plus que jamais au cœur des stratégies marketing des marques.
Un événement pour comprendre les enjeux actuels de l’influence
Anekdote, agence de stratégie et conseil d’influence qui fait désormais partie du groupe Digital Brand Makers (DBM) aux côtés de Quarks et Baci, a conçu cet événement comme un espace d’échange et de partage d’expertise.
L’objectif ? Offrir aux professionnels du secteur des clés de compréhension sur l’utilisation stratégique de l’influence marketing dans un paysage digital en constante évolution.
Ce format de conférence-masterclass permet de créer un véritable dialogue entre les marques, les agences et les créateurs de contenu, reflétant l’approche 360° que défend DBM dans sa vision du marketing d’influence.
Des retours d’expérience concrets de grandes marques
L’un des temps forts de cette édition fut l’intervention de professionnelles issues de marques qui ont fait de l’influence un pilier de leur stratégie marketing. Parmi elles, l’équipe de Manucurist, cette marque française de vernis écologiques qui s’est imposée comme une référence dans la clean beauty, notamment grâce à son utilisation intelligente du marketing d’influence.
Manucurist a su développer une stratégie d’influence particulièrement efficace en s’appuyant sur des créatrices de contenu authentiques qui partagent réellement les valeurs de la marque. Leur approche repose sur la construction de relations durables avec des influenceuses qui incarnent naturellement l’univers de la marque, plutôt que sur des collaborations ponctuelles et déconnectées.
Cette stratégie leur a notamment permis de se développer avec succès sur de nouveaux marchés, comme aux États-Unis, où ils ont dû adapter leur approche aux spécificités culturelles locales tout en gardant leur ADN authentique.
Le regard précieux d’une pionnière : @meganvlt
L’intervention de Megan Vlt (@meganvlt) a apporté une perspective unique et particulièrement éclairante. Blogueuse et influenceuse depuis plus de 10 ans, elle a vécu toutes les transformations du métier et a su évoluer avec son temps. Aujourd’hui suivie par plus de 330 000 personnes sur Instagram, fondatrice de Cupkie et de la marque de maroquinerie Solere, Megan incarne cette génération d’influenceurs qui a professionnalisé le secteur.
Son message principal ? L’authenticité est devenue non négociable. Après une décennie d’observation des pratiques et d’évolution des attentes, elle constate que les audiences sont de plus en plus exigeantes et capables de détecter le moindre contenu qui sonne faux.
Megan a insisté sur un point crucial que beaucoup de marques sous-estiment : les influenceurs connaissent leur communauté. Cette connaissance approfondie leur permet d’anticiper ce qui fonctionnera ou non avant même de créer le contenu. Ils savent quels types de collaborations résonneront avec leur audience et comment les aborder pour maximiser l’engagement.
Cette expertise devrait être considérée comme un atout majeur par les marques. Plutôt que d’imposer un brief strict avec des verbatims précis et une mise en scène figée, les marques qui laissent de la liberté créative aux influenceurs obtiennent généralement de meilleurs résultats.
Un exemple concret partagé par Megan illustre parfaitement cette exigence d’authenticité : si elle partage une routine capillaire qu’elle a testée un mois donné, elle refusera systématiquement de collaborer avec une autre marque de soins capillaires le mois suivant. Pourquoi ? Parce que cela n’aurait tout simplement aucun sens pour sa communauté et mettrait en péril la confiance qu’elle a construite au fil des années.
Cette approche peut sembler contraignante pour certaines marques habituées à des rotations rapides de collaborations, mais elle témoigne d’une professionnalisation du secteur et d’une maturité qui bénéficie finalement à tous : marques, influenceurs et consommateurs.
Vers des collaborations plus intelligentes
Les échanges de cette soirée ont mis en lumière plusieurs enseignements pour l’avenir du marketing d’influence :
1. La fin du copier-coller
L’époque où 10 influenceurs postaient exactement le même contenu, le même jour, avec les mêmes phrases, est révolue. Les audiences détectent immédiatement ce type de campagne et y réagissent négativement. Les marques doivent accepter de lâcher du contrôle pour gagner en authenticité.
2. La qualité prime sur la quantité
Mieux vaut collaborer avec moins d’influenceurs mais de manière plus approfondie et personnalisée, que multiplier les partenariats superficiels. Les programmes ambassadeurs sur la durée créent plus de valeur que les campagnes one-shot.
3. L’influenceur comme expert
Les créateurs de contenu ne sont pas de simples canaux de diffusion, ce sont des experts de leur communauté et de leur plateforme. Leur donner une véritable place dans la conception des campagnes est un facteur clé de succès.
4. La transparence comme nouvelle norme
Dans un contexte réglementaire de plus en plus strict (l’UMICC dont fait partie DBM travaille activement sur ces sujets), la transparence dans les collaborations n’est plus optionnelle. Elle doit être intégrée dès la conception des campagnes.
L’importance de ces rendez-vous professionnels
Participer à ce type d’événement n’est pas un luxe, c’est une nécessité pour quiconque travaille dans la communication et le marketing digital. Pourquoi ?
Parce que notre industrie évolue à une vitesse vertigineuse. Ce qui fonctionnait il y a six mois peut être totalement obsolète aujourd’hui. Les algorithmes changent, les comportements des utilisateurs évoluent, de nouvelles plateformes émergent, les réglementations se durcissent. Sans une veille active et des échanges réguliers avec d’autres professionnels, impossible de rester à jour.
Parce que le retour d’expérience des autres nous fait gagner un temps précieux. Entendre comment Manucurist a adapté sa stratégie d’influence pour conquérir le marché américain, ou comment Megan Vlt sélectionne ses collaborations pour préserver sa relation avec sa communauté, c’est bénéficier de leçons qui nous auraient peut-être coûté des erreurs coûteuses.
Parce que ces rencontres créent des connexions. Dans un secteur où la collaboration entre marques, agences et créateurs de contenu est essentielle, tisser son réseau et échanger avec des pairs est tout aussi important que se former techniquement.
Pour aller plus loin :