J’avoue la blue beauty est plus qu’actuelle en cette période estivale. Ce n’est pas une tendance. C’est une prise de conscience de la nécessité de préserver notre planète et de pérenniser son bien-être dans un avenir plus qu’incertain.

En France, la Blue Beauty s’exprime à travers nos produits solaires.

Dans mes précédents articles, j’ai beaucoup parlé des applications scanner en les affrontant pour montrer leur impact sur notre façon de consommer. 

Qu’en est-il de l’impact de notre consommation, surtout de cosmétiques, sur la faune et la flore de notre planète bleue.

La Blue et la Green Beauty revendiquent la nécessité de préserver la planète en utilisant des ingrédients plus naturels, plus sains avec des packaging plus responsable. 

La Blue Beauty va plus loin en revendiquant la préservation des mers et des océans, également des espèces animales et végétales qui y vivent. Cet écosystème est menacé par les produits que nous utilisons et surtout par le plastique que l’on retrouve dans nos océans.

La Green Beauty repose sur l’utilisation d’ingrédients naturel voire certifiés et sur des packagings utilisant par exemple des plastiques recyclés & recyclable. C’est un premier palier vers la beauté durable mais au vu de la situation écologique actuelle cette prise de position n’est pas suffisante.

 La Blue Beauty a émergé aux Etats-Unis en 2018 avec la création de la marque Beauty Heroes par Jeannie Jarnot et Kapua Browning avec sa marque Honua  Hawaïan Skincare.

Lors d’une interview accordé au magazine A Sweat Life (https://asweatlife.com/2019/10/blue-beauty/) Jeannie Jarnot explique

« Pour moi, le mouvement Blue Beauty concerne les marques de beauté, de style de vie et de bien-être qui vont au-delà du respect des normes vertes comme des ingrédients propres et sains et des emballages conscients, et continuent d’une manière ou d’une autre à aider à restaurer l’environnement. »

 « La Blue Beauty, c’est lorsque les marques cosmétiques prennent des initiatives qui vont au-delà d’être durables, non toxiques ou vertes, et qui contribuent d’une manière ou d’une autre, à la santé de la planète » explique Kapua Browning, fondatrice de Honua Hawaiian Skincare.

Les produits solaires que nous utilisons nous protègent des UV grâce aux filtres. Le problème se pose quand nous nous baignons. Le crème solaire se retrouve dans la mer ou l’océan. 

Certains filtres sont toujours actifs sous l’eau en repoussant ou en absorbant les filtres UV. La photosynthèse de certaines plantes marines est bloquée ce qui empêche le bon déroulé du cycle alimentaire de la faune environnante. Les coraux en sont le plus impacté en blanchissant. Cette décoloration menace la protection et l’habitat des poissons qui y vivent. 

Le gouvernement d’Hawaï a interdit l’utilisation de deux de ces filtres qui sont mis en cause : l’oxybenzone et l’octinoxate qui sont nocifs pour les coraux. 

Cette interdiction date de janvier de cette année. 

Pour plus d’information, je vous indique deux articles émanent de 

l’Info durable : https://www.linfodurable.fr/conso/comment-se-proteger-du-soleil-tout-en-respectant-les-oceans-12350

De la FEBEA : https://www.febea.fr/fr/que-penser-linterdiction-certains-filtres-solaires-tels-que-lenvisage-hawai

En France, la marque Biotherm a crée une gamme de produits qui respectent les fonds marins : Waterlove. 

La Blue Beauty ne se concentre pas que sur les produits solaires.

La Blue Beauty s’inscrit dans le concept de Beauté durable ou Beauty Sustainable. 

L’emballage est le cheval de bataille de la Blue Beauty. Le plastique même s’il est recyclé et recyclable, continue de polluer les océans et d’être néfastes pour la faune et la flore. 

Le zéro déchet est la solution. Cela se traduit par la fabrication de cosmétiques solides dans des emballages certifiés comme certains cartons. Le verre est une alternative par son recyclage à l’infini. L’utilisation de contenant biodégradable, issus de déchets organiques. Les innovations actuelles permettent de créer une économie circulaire du packaging.

Le ministère de la Transition écologique définit ce que sont les déchets marins. 

80 % des déchets marins viennent des activités terrestre qui ont atteints la mer ou qui ont été jetés. 

Il y a trois types d’emballage le primaire, le secondaire et le tertiaire.

Le primaire est en contact direct avec le produits : tubes flacons. Le second est celui qui protège le premier comme un étui en carton pour un tube de crème. Enfin le tertiaire est l’emballage final souvent en plastique fin. Cela représente une quantité astronomique de potentiels déchets qui sont plus ou moins recyclable. 

Le plastique est l’ennemi à abattre. C’est le plus polluant par sa fabrication rapide et peu onéreuse. 

75% c’est le taux de plastique dans les déchets marins que l’on retrouve sous différentes formes sacs plastiques, emballages plastiques, en granulés de plastiques…

Les microplastiques sont l’un des problèmes important dans le secteur de la beauté. Ce sont des particules de plastiques plus petites et décomposées, formées lorsque les déchets plastiques sont exposés au rayons UV, à des températures élevées et à l’abrasion mécanique. Ils sont synonymes de « microbilles » qui sont des petits morceaux de plastiques de formes sphériques qui sont utilisés dans les produits de soins exfoliants, les nettoyants pour corps, les dentifrices et le maquillage. 

Le secteur de la beauté a toujours cherché à préserver la Nature et les différents écosystèmes qui la composent. La Blue Beauty et la Clean Beauty ont les mêmes objectifs: l’utilisation d’ingrédients propres et la préservation de l’environnement.