Dans le cadre de la rédaction de ma thèse professionnelle, j’ai eu la chance d’interviewer Thierry Locatelli, Directeur Adjoint chez AEW. Il a effectué des études de droit et de journalisme.

Découvrez notre interview ci-dessous.

Pourriez-vous me parler de vous et votre rôle au sein d’AEW ?

Je suis Thierry Locatelli, j’occupe le poste de Deputy Head au sein du service Investissement d’AEW.

AEW est l’une des principales sociétés de gestion d’actifs au monde. Elle fait partie du groupe BPCE et appartient au groupe Natixis. AEW compte 10 bureaux en Europe et nous gérons 44 milliards d’actifs immobiliers.

Notre rôle est de gérer tous les investissements du groupe ainsi que des produits et des SCPI2. Les types de biens que nous avons dans nos portefeuilles sont assez variés (bureaux, résidentiel, commerces, logistique).

Mon rôle en tant que Directeur Adjoint est d’optimiser la gestion de nos actifs. Je gère une équipe de 14 collaborateurs aux profils pluridisciplinaires (directeur d’investissement, asset managers, analystes).

L’une de mes missions principales est le staffing ; l’équipe est répartie par binôme et s’occupe du parcours de vie de nos actifs (l’acquisition, la gestion opérationnelle, la vente).

Pourriez-vous dire que l’avènement du digital facilite la pratique de votre métier ?

Oui, il a fallu s’approprier tous les outils digitaux pour garantir la continuité de notre activité.

Nous travaillions avec des partenaires et des experts de la profession juridique (notaires, avocats).

Durant cette période, nous avons pu utiliser de façon régulière Microsoft 365 avec Teams, la signature électronique pour la signature de contrats.

Est-ce que vous observez une différence entre la période avant la crise sanitaire et maintenant concernant votre métier ?

Effectivement, je remarque que la formation aux solutions digitales nous permet de coordonner nos projets à distance. Il est vrai que nous avions déjà mis en place le télétravail à raison d’un jour par semaine.

Cependant, nous privilégions le travail d’équipe au bureau afin de favoriser l’intelligence collective et les feedbacks. Certaines informations se communiquent de façon informelle (information de la machine à café).

A savoir qu’une partie de notre communication se fait au bureau, par ailleurs pour le business, il est important que nous nous rencontrions en face à face car les investissements financiers sont importants et ne peuvent pas être négociés uniquement à distance

Que pensez-vous des solutions immersives (réalité virtuelle, réalité augmentée) ?

Les solutions immersives telles que la réalité virtuelle sont de très bons outils pour réaliser une première sélection sur le bien. D’autant plus qu’elles ont été très utiles lors de la période de confinement.

Elles peuvent venir compléter le processus de réflexion d’un potentiel investisseur cependant elles seront forcément suivies par des visites, des négociations de fond avec les partenaires. Il y a une notion de risque durant une acquisition alors pour le moment, je ne pense pas que les solutions immersives puissent remplacer tout le processus.