Entretien croisé avec Sarah et Ugo, deux professionnels du e-commerce.

Section 1 — Intégration et usages de l’IA

Sur quels types de tâches l’IA a-t-elle eu un impact concret dans vos projets ?

Sarah : L’IA m’aide sur plusieurs fronts : pour les mails (correction, traduction, reformulation), la négociation B2B (par exemple pour préparer un argumentaire), l’estimation des commandes (quantités par produit, sizing), et aussi le reporting. Je peux générer plus rapidement des slides avec les bons indicateurs.

Ugo : De mon côté, je m’en sers beaucoup pour la création de contenus e-commerce : fiches produits, titres de bannières, CTA, meta descriptions, mails, briefs… Ça m’aide à aller plus vite sur des tâches répétitives.

Quels bénéfices avez-vous constatés suite à cette intégration ?

Sarah : Je gagne énormément en productivité. L’IA me fait gagner du temps, surtout pour formuler des mails plus pro. Je me sens aussi plus à l’aise pour comprendre certains enjeux business grâce aux suggestions que l’outil me fait.

Ugo : Idem, ça rend certaines tâches plus rapides. Je me sens plus précis, plus expert sur certains points. L’IA me pousse à être plus rigoureux aussi.

Selon vous, quelles tâches restent difficilement automatisables malgré les avancées de l’IA ?

Sarah : Les tâches opérationnelles, clairement. Par exemple, la production de vêtements ou la logistique ne peuvent pas être remplacées par une IA. Tout ce qui est manuel ou terrain reste humain.

Ugo : Pour moi, tout ce qui demande une vraie analyse ou une gestion de problèmes reste entre les mains de l’humain. L’IA peut aider, mais pas gérer la complexité globale d’un projet.

Section 2 – Compétences et posture à adopter

Quelles compétences un chef de projet doit-il développer pour bien collaborer avec une IA ?

Sarah : Il faut apprendre à bien structurer ses demandes. Plus on est précis dans les consignes, plus l’IA est pertinente. C’est une compétence à part entière.

Ugo : L’ouverture d’esprit est essentielle. Il faut voir l’IA comme un outil puissant, mais aussi apprendre à l’utiliser avec discernement. Il ne faut pas en devenir dépendant non plus.

Est-ce que cela a changé votre manière de piloter vos projets ou de collaborer avec les équipes ?

Sarah : Oui, clairement. L’IA me permet d’avancer plus vite, donc je réponds plus rapidement aux besoins de mes équipes ou de mes clients.

Ugo : Pour la gestion de projet, oui, j’ai gagné en efficacité. Pour la collaboration, l’impact est moindre, sauf peut-être sur la rédaction d’e-mails plus professionnels.

Section 3 – Risques et dérives

Avez-vous déjà constaté des effets négatifs liés à l’usage de l’IA dans vos projets ?

Sarah : Oui, je pense qu’il y a un risque de perdre la main. Si on s’appuie trop sur l’IA, on peut oublier la base de notre métier, et surtout perdre en créativité.

Ugo : De mon côté, je remarque parfois une certaine répétition dans les contenus générés. On risque de tomber dans l’uniformisation.

Quels sont les principaux dangers d’une mauvaise intégration de l’IA selon vous ?

Sarah : Ne plus savoir fonctionner sans. À long terme, cela peut créer une perte de compétences, et une dépendance qui affaiblit la capacité à prendre des décisions de manière autonome.

Ugo : Le risque principal pour moi, c’est de perdre l’humanisation de certaines tâches, comme le service client. Et aussi, si tout le monde utilise les mêmes outils de la même façon, tous les contenus finissent par se ressembler.

Section 4 – Une évolution du rôle

Comment percevez-vous l’évolution du métier de chef de projet avec l’IA ?

Sarah : Je pense qu’on devient plus efficace, plus performant. On peut mieux gérer les délais et même prendre en charge plusieurs projets en parallèle.

Ugo : L’IA pousse le chef de projet à monter en compétences. C’est un vrai levier pour progresser et faire mieux son métier.

L’IA est-elle une menace ou une opportunité pour la fonction ?

Sarah : Clairement une opportunité. Elle permet d’optimiser la gestion de projet, mais ne remplace pas le chef de projet. Notre rôle transversal reste essentiel.

Ugo : Pour moi, c’est aussi une opportunité. Si elle est bien utilisée, elle permet d’explorer de nouvelles idées, de trouver des solutions et de repousser les limites de nos projets