Interview sur la communication en association

Interview sur la communication en association

Pierre Alexis Antetomaso, directeur de l’Office de la Mer Marseille Provence, se livre lors d’une interview, sur son expérience de la communication au sein d’une association, mais aussi de son parcours.  

L’Office de la Mer est une association a but non lucratif ayant pour objectif de rendre la mer plus accessible a tous, en faisant découvrir tous ses aspects (activités, gastronomie, histoires, métiers, sports…).  

Un métier qui va de paire avec ses passions : la mer et l’humain.  

En effet, le secteur associatif valorise l’humain et la bienveillance au-delà du profit et du résultat. Ce sont des valeurs qui sont importantes et essentielles pour Pierre-Alexis au sein d’une entreprise. 

Quel est votre métier actuel ? En quoi consiste votre travail de Directeur de l’association l’Office de la Mer Marseille Provence ?  

« Récemment j’ai été nommé directeur mais avant j’avais le statut de coordinateur. Dans les faits je le suis encore. Le rôle de coordinateur et de directeur sont en réalité similaires. Je joue un rôle de lien. Sur les évènements, c’est coordonner une organisation beaucoup plus large. Sur un rôle de direction, cela va être de diriger la structure, de mettre la main sur les budgets, les projets, manager des stagiaires, des bénévoles. Ça va être aussi sur toutes les orientations que ce soit orientations de projets ou orientations politiques. »   

Quelles études avez-vous fait et pourquoi ce choix ?  

« J’ai un master 2 en communication publique et politique. C’était un milieu sérieux, qui m’intéressait, avec l’idée de pouvoir changer le monde, changer les choses.

Mon parcours est simple : au lycée j’organisais des soirées étudiantes à Aix ce qui m’a donné le goût de commencer. C’est pourquoi je me suis orienté en école de commerce à Marseille. Je faisais partie du BDE au pôle soirée. J’ai par la suite compris que je serais plus à l’aise dans une école de communication. J’ai ainsi fait de l’évènementiel durant 3 ans mais j’ai réalisé que ce mode de vie ne correspondait pas à mes attentes futures.

Je me suis par la suite orienté dans la politique, assemblé nationale et conseil régional. En faisant ce choix d’études, on a une certaine envie de se dire qu’on a une possibilité de changer les choses et qu’on est en capacité de le faire, on a des convictions. Cependant j’ai été très déçu, le monde politique n’est pas celui auquel je m’attendais, j’ai trouvé ce secteur très égoïste. C’est pour cela que je me suis réorienté dans le milieu associatif. »  

Est-ce que vous avez réalisé des stages durant vos études et que vous ont-ils apporter professionnellement et personnellement ? 

« J’ai réalisé beaucoup de stage. C’est à ce moment là que tu apprends réellement. On m’a toujours laissé autonome dès le premier jour. J’en ai fait durant mes 5 ans d’études.  

S’il faut retenir quelque chose c’est que les stages sont des expériences qui apportent aussi beaucoup de contacts. Les stages permettent de voir la différence entre la théorie et la pratique.  

On va apprendre beaucoup de choses durant tes années d’études mais c’est une autre vision de voir les choses. Dans toutes les entreprises, il y a une manière d’agir qui est complètement différentes.  

L’idée c’est de venir compléter ta formation ; On part avec un bagage de communiquant mais la communication c’est quoi ? C’est le fait de communiquer. Il y a l’organisation évents donc il faut faire un stage en évents. Cela demande donc de communiquer par quel biais ? Les réseaux sociaux. Alors fais de l’expériences en RS, en relations presse. C’est au fil du temps qu’on vient agrémenter notre parcours pour qu’il soit complet. Pour moi il ne faut pas s’enfermer dans une case, il faut être ouvert, être multitâche. »  

Est-ce que vous êtes partie à l’étranger durant vos études et pour quelles raisons ?  

« Je ne suis pas partie durant les études mais après le travail. Après le conseil régional et les élections municipales. Je suis partie durant 8 mois en nouvelle Zélande pour découvrir une nouvelle culture et apprendre l’anglais. Expérience à l’étranger que je conseille absolument. Cependant, pour moi c’est à effectuer après une expérience professionnelle, ce qui peut être dur car on vient casser ton parcours. C’est une superbe expérience jeune mais que je ne conseille pas à la fin du master 2. Il y a des opportunités, une carrière à commencer, et c’est plus compliqué de réintégrer le monde professionnel sans expériences préalables en entreprise. »  

Avez-vous trouvé du travail directement après votre sortie d’études ? Que conseilleriez-vous aux étudiants en communication actuels pour se démarquer ? 

« J’ai été embauché durant mon master 2. Le meilleur conseil que j’ai à donner est de ne rien lâcher. Quand on veut une chose il ne faut pas l’abandonner. Il faut montrer que tu es intéressé et pourquoi toi tu feras la différence.

La société nous fait comprendre qu’il faut rentrer dans un moule mais ce qui fait la réussite en communication, c’est la différence.

Il faut faire des candidatures spontanées. Je parle en expériences de cause car quand je publie une offre de stage je reçois une centaine de mails et je regarde les premiers. Ce qui fais la différence, c’est d’appeler, de relancer. Les lettres de motivations sont toutes les mêmes ; Faut comprendre que ce n’est pas toi qui te vends mais c’est pourquoi tu as envie de bosser là-bas, qu’est-ce que tu apporterais à l’entreprise. »  

Quelles sont les qualités que vous considérez indispensable pour être un bon directeur de communication ?  

« L’optimisme, l’espoir, la différence, le relationnel, l’organisation, l’humain, la compréhension et l’ouverture d’esprit. »  

Quel est l’aspect de votre travail dans la communication qui vous plait le plus ?  

« La polyvalence des tâches, être multi casquettes, cette capacité à agir et réagir rapidement. Ce que j’aime dans mon poste c’est que j’établis la stratégie entière (avec des contraires bien sûr). Il faut être adaptable, réactif, mais c’est une question de personnalité. Moi j’aime beaucoup ce stress, savoir rebondir, il y a toujours une possibilité de changer les choses : tu es actif pas passif. » 

Comment imaginez vous votre métier en association dans quelques années ?  

« Honnêtement je ne se sais pas. Cela fait partie des conseils que je donnerai : Il faut faire les choses pour soi et ne pas attendre des autres.

Je ne sais pas où je serai dans 10, 15 ans mais je sais que le jour où je voudrais partir je le ferais. C’est ce qui s’est toujours passé dans ma vie. Il faut comprendre que tu n’es pas enchaîné quelque part et il faut toujours se laisser une part de liberté. Je suis curieux donc si je peut-être complètement dans un autre domaine cela ne me dérangerait pas. Je pense que la vie est faite de rencontres et de surprises. Il faut vivre au jour le jour. »  

Quels conseils donneriez-vous a un étudiant qui veut faire le même métier ?  

« Le meilleur conseil que je peux donner c’est le relationnel. Tout se fait aujourd’hui par le relationnel même si je sais que c’est frustrant. C’est que des relations. Tu es compétent si tu es bon en relation. Il faut être dans l’écoute, dans l’humain et savoir être humble. Ne jamais croire simplement en ses capacités, jamais se suffire.

On est en permanente évolution. Celui qui se vente de savoir se trompe car le savoir est infinis. Tu seras bon en relationnel, le jour où tu trouveras ta voie.

Quand j’étais en politique, j’étais très mal à l’aise car c’est un domaine fermé, basé sur la culture, la connaissance, le savoir. Un monde très classique mais qui n’était pas le mien. 

Trouve le domaine qui te plait, moi je l’ai trouvé c’est la mer. C’est pour ça que quand je suis arrivé à l’Office de la Mer Marseille Provence, je me suis dit que j’étais là où il fallait que je sois. Je le vois dans les relations car elles se déroulent toutes très bien. Ce qui m’intéresse c’est l’humain et c’est ce que je retrouve dans mon travail : des personnes qui ont cette volonté de changer les choses. 

Trouve une activité qui a du sens, tu ne seras pas bien tant que tu n’auras pas trouver du sens à ce que tu fais. »  

Site internet de l’Office de la Mer : ici