IA et création artistique : trahison ou outil d’art selon Miyazaki ?
Le débat autour de l’IA et de la création artistique est aujourd’hui au cœur des tensions entre tradition et innovation. Peut-on créer sans copier ?
Quand Miyazaki dit non à l’inhumanité
En 2016, une démonstration de mouvement généré par intelligence artificielle choque le maître de l’animation japonaise. Hayao Miyazaki déclare : “Je trouve cela une insulte à la vie.” Cette réaction virale incarne un refus radical de la technique vide de sens.
Miyazaki ne rejette pas la technologie en elle-même, mais son utilisation sans intention ni émotion. Pour lui, l’art doit rester connecté à la vie, à la douleur, à la mémoire. Un plan, une image, un geste : tout doit venir du cœur.
IA et création artistique : danger ou opportunité ?
L’essor de l’intelligence artificielle générative (Midjourney, Sora, ChatGPT…) bouleverse la création. Images, scénarios, musique : tout peut être généré. Mais cela suffit-il à parler d’art ?
La réponse tient en une phrase : copier, ce n’est pas créer. L’IA puise dans des bases de données géantes, mais c’est l’humain qui choisit, cadre, assemble, transforme. L’artiste devient un chef d’orchestre plus qu’un exécutant.
Créer avec l’IA sans trahir sa pâte artistique
Un artiste peut utiliser l’IA comme un outil : pour esquisser, varier, déclencher une intuition. Mais ce qui fait œuvre, c’est l’intention derrière. L’émotion. L’imperfection humaine. Miyazaki lui-même l’a toujours dit : c’est le geste sensible qui compte, pas l’efficacité.
Créer avec l’IA devient noble à partir du moment où elle sert une vision unique. Là où beaucoup copient, les vrais artistes transforment. L’IA, bien utilisée, peut devenir le prolongement de leur pâte, pas sa trahison.
Ce que Miyazaki nous enseigne sur l’IA et la création artistique
En résumé, IA et création artistique ne sont pas incompatibles. Tout dépend de la posture : est-ce qu’on s’efface derrière l’outil ou est-ce qu’on l’utilise pour affirmer une voix singulière ?
Miyazaki nous rappelle que la technologie doit rester au service de l’émotion, pas l’inverse. Et qu’un bon outil ne remplace jamais une mauvaise idée
Créer avec l’IA sans se trahir : ma vision de créatrice
En tant que créatrice de contenus immersifs et narratifs, je ne vois pas l’intelligence artificielle comme une fin, mais comme un outil sensible. J’utilise l’IA générative pour explorer des mondes absurdes, décalés, toujours chargés de sens.
Mon approche s’inspire à la fois de la rigueur narrative de Wes Anderson, de Kubrick et des possibilités offertes par la créativité augmentée. Le but ? Créer une expérience de storyliving, où l’humain reste au cœur du dispositif.
Dans mon prochain projet vidéo (à découvrir ici très bientôt), je détourne les codes de la publicité de luxe pour construire un univers absurde, poétique et ironique, mêlant storytelling, IA visuelle, et narration spatiale.
L’IA ne me remplace pas, elle m’aide à mieux raconter. Et c’est là toute la nuance que Miyazaki lui-même pourrait peut-être entendre.
À lire bientôt : ma vidéo IA absurdiste
Découvrez bientôt ma vidéo immersive entre Jacquemus et Wes Anderson, une fausse pub absurde réalisée avec l’IA : un exemple concret de storytelling augmenté.
