Hackathon des Intelligences à l’EFAP : 3 jours pour comprendre que l’IA ne remplacera jamais le cerveau humain

Hackathon des Intelligences : 3 jours pour comprendre que l’IA ne remplacera jamais le cerveau humain.
Pendant trois jours, dans le cadre de mon MBA Spécialisé Digital Marketing & Business à l’EFAP, j’ai participé au Hackathon des Intelligences.
Un événement immersif, intense, parfois déroutant… mais surtout incroyablement formateur.
Le principe ? Résoudre trois briefs marketing en explorant trois formes d’intelligence différentes : augmentée, assistée et naturelle.
Et si je pensais savoir laquelle je préférerais… je me suis totalement trompée.
Intelligence augmentée : quand l’IA ne fait pas tout
Premier cas : travailler avec tous les outils d’IA autorisés.
Le brief portait sur TuYo – My First Smartphone d’Orange, une offre pensée pour accompagner les plus jeunes dans leur premier usage mobile.
Sur le papier, cela semblait être le cas le plus simple. Après tout, nous avions accès à tout : IA générative, outils d’analyse, assistants stratégiques…
Spoiler : c’était loin d’être évident.
L’IA propose, reformule, structure, accélère. Mais elle ne décide pas. Elle ne ressent pas. Elle ne comprend pas toujours les nuances stratégiques d’une marque comme Orange.
Nous avons dû apprendre à :
- challenger les réponses générées,
- affiner nos prompts,
- filtrer les idées pertinentes,
- garder une cohérence stratégique.
Ce cas m’a fait comprendre que l’intelligence augmentée n’est performante que si elle est pilotée avec rigueur. Sans cadre clair, elle produit… mais elle ne pense pas.
Intelligence assistée : apprendre avec un LLM, mais comment vraiment ?
Deuxième cas : répondre de manière opérationnelle à la question suivante :
Comment un lycéen de terminale peut-il apprendre, progresser, comprendre, se tromper, s’améliorer et devenir autonome… en dialoguant avec un LLM ? (Philosophie)
Ici, nous étions dans une logique d’intelligence assistée : ordinateur et internet autorisés, mais pas d’IA créative pour produire à notre place.
Ce cas m’a particulièrement marquée.
Parce qu’il soulevait une question essentielle : l’IA peut-elle devenir un outil d’émancipation intellectuelle plutôt qu’un raccourci vers la facilité ?
Nous avons dû imaginer des usages concrets :
- formuler de bonnes questions,
- demander des contre-arguments,
- provoquer la contradiction,
- transformer l’IA en partenaire de réflexion et non en machine à réponses toutes faites.
Ce brief m’a fait réaliser que l’autonomie ne vient pas des outils, mais de la manière dont on les utilise.
Intelligence naturelle : mon cas préféré… et je ne m’y attendais pas
Troisième cas.
Et le plus surprenant.
Aucun écran.
Aucun outil digital.
Seulement des livres, des documents papier… et nos cerveaux.
Nous avons travaillé sur la bande dessinée Helo, créée par Flavien Chervet, avec pour mission de proposer un jeu concours destiné aux étudiants de l’EFAP.
Quand on nous a annoncé les règles, ma première réaction a été :
“Nan mais… ça va être horrible.”
Et pourtant… c’est devenu mon cas préféré.
Sans IA pour structurer nos idées, sans Google pour vérifier chaque intuition, nous avons dû :
- débattre,
- argumenter,
- défendre nos partis pris,
- accepter les désaccords.
La créativité est née de la confrontation.
L’idée est née du collectif.
Et surtout, j’ai ressenti quelque chose que l’IA ne produit pas : l’énergie humaine.
Ce hackathon m’a fait changer de regard sur l’IA
En entrant dans ce hackathon, je pensais que l’intelligence augmentée serait la plus puissante.
En en sortant, j’ai compris quelque chose de beaucoup plus fondamental.
L’intelligence assistée et augmentée ne sont que des extensions.
Des amplificateurs.
Des accélérateurs.
Mais elles ne sont pas le moteur.
Le moteur, c’est l’intelligence naturelle.
C’est notre capacité à :
- douter,
- relier des idées qui n’ont aucun lien apparent,
- ressentir une émotion face à une marque,
- comprendre un contexte social,
- prendre une décision imparfaite mais assumée.
L’IA peut simuler une structure.
Elle peut optimiser un message.
Elle peut analyser des données.
Mais elle ne vit pas.
Elle ne ressent pas.
Elle ne crée pas à partir d’une expérience humaine.
Et sans cette base, l’IA et l’intelligence assistée ne sont que des outils performants… mais vides de sens.