En juillet 2024, la Cour des comptes a publié un rapport crucial sur la gouvernance de la transformation numérique de l’État. Elle y souligne la nécessité pour la Direction interministérielle du numérique (DINUM) d’affirmer davantage son rôle de leader dans cette transformation, avec un pouvoir décisionnel renforcé. Ce rapport met en avant les enjeux de centralisation et de coordination qui freinent l’efficacité des initiatives numériques.
Le besoin d’une centralisation plus efficace
- Rôle de la DINUM : Selon la Cour des comptes, la DINUM doit renforcer son leadership dans la transformation numérique de l’État. Bien que des efforts aient été faits pour centraliser les initiatives numériques, le pouvoir décisionnel de la DINUM reste insuffisant. Une meilleure centralisation des décisions stratégiques permettrait d’éviter la fragmentation des projets entre les différents ministères.
- Fragmentation des initiatives : Aujourd’hui, chaque ministère mène ses propres projets numériques, ce qui conduit à une absence de cohérence globale. La multiplication des initiatives décentralisées complique la mise en œuvre d’une stratégie numérique uniforme, freinant ainsi la transformation globale des services publics. La Cour appelle donc à une meilleure structuration des décisions pour éviter ces redondances.
Un manque de coordination entre les acteurs
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Coordination avec les DSI des ministères : La Cour des comptes met en avant la faiblesse de la coordination entre la DINUM et les directions des systèmes d’information (DSI) des différents ministères. Ce manque de collaboration entraîne des projets numériques redondants et réduit l’efficacité des actions entreprises. Pour la Cour, cette défaillance dans la coordination renforce la nécessité de centraliser les décisions stratégiques, tout en permettant des ajustements locaux pour répondre aux besoins spécifiques de chaque ministère.
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Effets des redondances : Le rapport souligne que sans coordination efficace, les projets numériques risquent d’être non seulement coûteux, mais aussi inefficaces. Le manque de collaboration entre la DINUM, les DSI et d’autres entités publiques conduit à une dissipation des ressources et des efforts. La solution serait donc d’intégrer des mécanismes qui garantissent une coordination fluide tout en permettant une adaptation locale des projets.
Le rapport de la Cour des comptes révèle des enjeux critiques pour la gouvernance de la transformation numérique en France. Il recommande une centralisation accrue des projets sous l’égide de la DINUM, avec une meilleure coordination entre les ministères pour éviter les redondances et optimiser les ressources. Cela permettrait d’assurer une transformation numérique plus efficace et cohérente pour l’ensemble des services publics.
Pour plus d’informations, consultez le rapport complet :