INTERVIEW AVEC JÉRÔME LAHORE

La gen Z : un tourisme 2.0
La gen Z : un tourisme 2.0

J’ai interviewé Jérôme Lahore dans le cadre de ma thèse professionnelle sur la transformation digitale dans le monde du yoga car il est un acteur clé dans ce domaine. En effet, Jérôme Lahore joue un rôle important dans la digitalisation de la pratique du yoga, notamment grâce aux cours de yoga en ligne qu’il propose.

Son expertise me permet d’aborder concrètement l’impact des outils numériques sur la pratique et la transmission du yoga, ainsi que les nouvelles opportunités offertes par les plateformes digitales pour rendre cette discipline plus accessible. Grâce à son expérience, j’explore les défis et les avantages liés à la digitalisation du yoga, tout en recueillant des témoignages pertinents sur l’évolution des pratiques pédagogiques en ligne.

Son point de vue apporte une contribution précieuse à ma réflexion sur l’adoption de la transformation numérique dans le Vinyasa Yoga, thème central de ma thèse. Bonne lecture de l’Interview avec Jérôme Lahore.

Avant la pandémie, comment enseignais-tu le Vinyasa Yoga ? C’était uniquement en présentiel ?

Oui, avant le Covid, j’enseignais uniquement en présentiel. À l’époque, je donnais surtout des cours privés à Paris, car je travaillais en entreprise. C’était assez limité, seulement quelques élèves. Ensuite, je suis parti vivre à Singapour.

Comment as-tu développé ton activité à Singapour ?

J’ai créé ma société sur place, mais cela m’a pris du temps d’obtenir mon visa. Une fois indépendant, j’ai pu donner des cours en extérieur grâce à un permis spécifique. J’organisais des séances dans les jardins publics et le jardin botanique, car le climat le permettait. Je travaillais beaucoup avec la communauté expatriée, notamment les Français. En parallèle, je louais une salle pour certains cours et j’ai signé un partenariat avec le Sofitel pour organiser des sessions en extérieur, ainsi que des événements type « yoga & happy hour » sur les rooftops de l’hôtel.

Avant la pandémie, est-ce qu’il y avait des obstacles à l’accès au Vinyasa Yoga en France ? Par exemple, le coût, la localisation, le manque de formation ou des freins culturels ?

Non, il n’y avait pas vraiment d’obstacles. Il existait déjà de nombreux studios à Paris. La pandémie a surtout été un accélérateur : elle a permis à plus de gens de découvrir le Vinyasa, initialement pour leur bien-être mental et physique. Beaucoup ont accroché et ont continué à pratiquer. Mais même avant, ceux qui voulaient pratiquer avaient déjà des solutions.

Est-ce que le coût pouvait être un frein à la pratique avant la digitalisation ?

Je ne pense pas. Les prix n’étaient pas plus élevés qu’aujourd’hui, et il existait déjà des solutions comme ClassPass pour tester des cours à moindre coût. Le véritable changement apporté par la pandémie, c’est que le yoga a touché des personnes qui, autrement, ne s’y seraient pas intéressées.

Qu’est-ce qui t’a poussé à proposer des cours en ligne pendant le Covid ?

C’était avant tout une manière de continuer à enseigner. J’ai rapidement mis en place des cours sur Zoom pour maintenir le lien avec mes élèves. J’ai aussi fait quelques lives Instagram, notamment pour des marques, mais la majorité de mes cours étaient sur Zoom.

Avec le passage au digital, as-tu remarqué une évolution de ton audience ?

Oui, clairement. En étant à Singapour, j’ai pu toucher des élèves à Hong Kong, en Australie, et ailleurs. Beaucoup venaient par le bouche-à-oreille ou via Instagram.

Quels étaient les avantages du digital pour toi et tes élèves ?

Il y en avait plusieurs : L’accessibilité pour les élèves, peu importe leur localisation.
Une plus grande diversité dans mon audience et le maintien du lien avec mes élèves habituels, sans quoi j’aurais pu les perdre.

As-tu dû adapter ta pédagogie pour l’enseignement en ligne ?

Oui, forcément. J’ai dû être plus attentif aux élèves à travers l’écran. Généralement, je démontrais une posture d’un côté, puis je corrigeais à la voix en regardant les élèves sur l’autre côté. Comme certains participants étaient totalement nouveaux, je devais être plus précis dans mes explications et corrections. J’utilisais leurs prénoms affichés sur Zoom pour une interaction plus personnalisée.

Sources : 

Pour l’Interview avec Jérôme Lahore, j’ai utilisé son compte instagram : https://www.instagram.com/jerome.yoga/tagged/ et un article à ce sujet : https://blog.mbadmb.com/wp-admin/post.php?post=214336&action=edit