Les diagnostic de peau existent depuis bien plus longtemps qu’on ne le pense puisqu’à l’époque de l’Antiquité déjà, certaines civilisations utilisaient des remèdes naturels et des observations pour évaluer la santé de la peau. Les Égyptiens considéraient l’intérêt porté aux soins du corps comme un signe de raffinement. Ils utilisaient des poudres végétales et minérales pour fabriquer des produits de maquillage. Heureusement, la dermatologie a progressé et désormais, les connaissances médicales et les méthodes d’observation sont plus avancées.

 

Le XXe siècle marque l’ère du développement des nouvelles techniques de diagnostic de peau avec l’émergence de la microscopie ; l’observation au microscope, la biopsie, qui se caractérise par le prélèvement d’un fragment de tissu en vue d’un examen médical ou la dermatoscopie, qui permet d’étudier précisément certaines lésions de la peau. Les informations recueillies sont alors plus spécifiques et permettent de donner lieu à des traitements plus efficaces. La dermatologie s’est formalisée en tant que discipline médicale.

 

D’ailleurs, les premiers “vrais” diagnostics de peau ont été réalisés par des médecins et dermatologues agréés grâce à des examens visuels, tactiles ou instrumentaux, notamment pour détecter des maladies de la peau telles que l’acné, l’eczéma ou même le psoriasis.

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La fin de la Seconde Guerre mondiale marque un tournant. Les standards de beauté évoluent, les bourrelets et les rides ne sont plus envisageables. À partir des années 1950, le diagnostic de peau est de plus en plus utilisé en cosmétique. Les fabricants et les commerçants commencent à proposer des diagnostics à leurs clients afin de les aider à choisir les produits adaptés à leurs problématiques de peau. On parle ici de questionnaires simples, permettant de déterminer le type de peau et les préoccupations principales du consommateur, pouvant être complétés par des examens visuels effectués par un conseiller de vente. C’est d’ailleurs toujours le cas dans des salons d’esthétiques indépendants, où le diagnostic beauté est une pratique très courante. Depuis sa création en Bretagne, en 1957, la marque Yves Rocher propose des diagnostics beauté en magasin, sur demande du client. Sur la base des résultats de cette analyse, la marque fournit des conseils personnalisés sur les produits de soin de la peau adaptés aux besoins spécifiques du client. C’est évidemment un très bon moyen marketing de vendre ses produits. 

 

Cette transformation digitale a évidemment eu un impact important sur le diagnostic de peau, pour les marques mais aussi pour le consommateur. 

Cette évolution a rendu le diagnostic de peau plus accessible et personnalisé. Il est désormais possible d’effectuer un bilan sans avoir à se déplacer en institut ou en magasin spécialisé puisqu’il est désormais possible d’effectuer ces diagnostics en ligne. La télémédecine, elle aussi, s’est développée et offre désormais l’opportunité aux patients de consulter des professionnels de la peau en ligne, tout en partageant des images de leur peau et ainsi, un diagnostic à distance est possible.

 

De nouveaux outils et de nouvelles méthodes ont émergé grâce au développement technologique, ce qui a permis d’améliorer l’efficacité et donc la légitimité de ces diagnostics beauté. Les informations délivrées sont maintenant plus précises et plus fiables. Le consommateur pourra donc acheter ses soins et traitements plus efficaces et localisés en fonction de ses besoins. Désormais, on peut même parler de personnalisation des cosmétiques. Grâce à ces nouvelles méthodes, nombreuses sont les marques ayant pris le parti de proposer des soins totalement personnalisés à leur clientèle ; un soin qui répond donc à 100% à leurs attentes et à leur problématique de peau.

Ces soins sont élaborés de manière sur-mesure, et s’adaptant aux besoins individuels de chaque client.

Prenons la marque Clinique, créée par une rédactrice et un dermatologue de renom ; le Dr Norman Orentreich. C’est d’ailleurs la première marque au monde créée par un dermatologue. Clinique, réputée pour proposer des soins incontournables et aux gammes ciblées, a choisi de proposer une solution hydratante totalement personnalisée au besoin du consommateur, portant le nom de iD Clinique. Le consommateur pourra choisir sa base selon  5 propositions puis son actif en fonction de son besoin selon 6 cartouches ; irritation, grain de peau irrégulier, anti-fatigue, teint irrégulier, anti-rides et ridules). Cette solution au 30 compositions possibles, 100% construite sur-mesure est donc composée d’ingrédients ciblés pour un traitement personnalisé.

 

Ioma, l’acteur n°1 de la cosmétique personnalisée lance la technologie “Atlas de la peau IOMA” qui consiste à définir un rituel beauté personnalisé en fonction des réponses du consommateur au questionnaire en ligne. Suite aux réponses données, IOMA établit une proposition de produits adaptés au besoin.

Ce n’est pas tout, la marque propose aussi une personnalisation sur des produits spécifiques comme la crème hydratante “Ma crème”. En 8 étapes du questionnaire, la marque propose une crème au 40 000 combinaisons possibles en fonction du besoin très spécifique du consommateur.

 

Codage : CODAGE Paris est une maison de cosmétologie qui prône l’unicité de chaque peau. La marque à développé sa gamme de sérum personnalisé “MyCodage”. Après un diagnostic complet, les besoins spécifiques de la peau sont cartographiés sous la forme d’un « CODAGE » qui guide la création de formules ultra-personnalisées. 

 

Comment ca marche ? : Etape n°1 faire son diagnostic en ligne en répondant au questionnaire créée par des expert en cosmétologie. Étape n°2 Découvrir son soin formulé sur mesure parmi des millions de combinaisons possibles grâce à l’algorithme de formulation en ligne: choix de la texture, des actifs et de leur concentration, pour concevoir une formule de sérum répondant à tous les besoins de votre peau. Étape 3 : Adopter une routine complète et ciblée selon ses besoins avec les autres produits de la marque.

 

C’est à seulement à partir de la fin des années 90, avec l’essor de l’informatique que le diagnostic de peau à connu une transformation digitale importante. En effet de nouveaux outils ont vu le jour, ce qui à permis de développer de nouvelles méthodes de diagnotic de peau plus accessible et efficace. 

L’IA à joué un rôle crucial en analysant des bases de données massives d’images dermatologiques pour aider à diagnostiquer des affections cutanées avec précision.

 

Les diagnostics de peau en ligne sont très populaires auprès des marques et des utilisateurs. Ces diagnostics s’apparentent à des questionnaires détaillés sur l’état de la peau (hydratation, ridées, boutons) mais également sur le mode de vie ou les envies du consommateurs. Ce qui permet d’obtenir une analyse complète de la peau, mais qui permet également d’apporter une réponse optimale au consommateur car à la suite de ce diagnostic de peau on lui recommande une routine de produits à utiliser qui correspond à sa peau et ses attentes .

Certains questionnaires vont même jusqu’à demander une photo de l’état de la peau afin de mieux visualiser le problème et de compléter l’analyse comme la marque Vichy ou encore Lancôme. On remarque alors que les smartphones ont eux aussi joué un rôle majeur dans le développement des diagnostics de peau avec les applications mobiles. Les particuliers ont eu accès depuis leur téléphone à un suivi et l’évolution de leur peau.

En institut aussi les diagnostics de peau ont évolué avec des technologies de plus en plus précises performantes et efficaces. Leur rôle est d’appuyer les professionnels du métier en proposant un résultat technologique et fiable à leur client. Aujourd’hui on retrouve des technologies de pointe comme la spectroscopie qui mesure l’hydratation de la peau. Dorénavant les outils analysent non seulement les affections cutanées, mais aussi les caractéristiques individuelles. Ces informations permettent de proposer des soins personnalisés plus efficaces et plus adaptés aux besoins des clients. 

Vous l’aurez compris, le diagnostic de peau a connu une évolution fulgurante puisqu’il a presque toujours existé. Le digital a fortement aidé à sa progression et aujourd’hui, nous pouvons dire que c’est devenu un réel outil de vente pour les marques. Certaines souhaitent même se positionner en “experts” en proposant ce service aux consommateurs. 

Évidemment, cet outil continuera d’émerger grâce aux nouvelles technologies qui ne cessent de se développer.