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Et à partir du 9 mars, on fait quoi ? #WomenInTech

Représentant 50% de la population mondiale, 58 % des diplômées de l’enseignement supérieur, les femm ne sont que 36% dans le secteur du numérique et encore moins dans le secteur de l’intelligence artificielle.

Et à partir du 9 mars, on fait quoi ? #WomenInTech

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Hier avait lieu la Journée des Droits de la Femme, l’occasion de faire un état des lieux sur la présence des femmes dans l’univers de la tech sur ce blog dédié au digital.

Intelligence artificielle, transformation digitale, blockchain, deep learning… Autant de concepts aujourd’hui intégrés à notre quotidien professionnel et devenus la préoccupation de nos industries. Pourtant, dans cet univers qui se développe et se transforme autour des technologies, on constate (malheureusement) que les femmes en sont les grandes absentes. Représentant 50% de la population mondiale, 58 % des diplômées de l’enseignement supérieur, elles ne sont que 36% dans le secteur du numérique et encore moins dans le secteur de l’intelligence artificielle.


Les nouvelles technologies transforment nos sociétés et le monde du travail, mais qu’en est-il pour la place des femmes dans ce secteur ? Réponse dans cet article.


Le tout premier “ordinateur” était pourtant une femme !

Aux prémices de l’informatique, à la fin du XIXème siècle, le terme “computer” désignaient en effet les opératrices exécutant des calculs mathématiques complexes. Il est d’ailleurs à noter que le premier codeur au monde est… une codeuse. Si le langage ADA existe c’est en hommage à Ada Lovelace qui a créé le premier programme informatique, en 1842.

A cette époque, les femmes étaient même plus nombreuses que les hommes dans le secteur informatique. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, elles étaient en charge des calculs militaires et balistiques. Elles calculaient à la place des machines et à l’époque ce travail était considéré comme un travail de téléopératrice sans importance stratégique.

La NASA a d’ailleurs longtemps passé sous silence leur place dans la conquête spatiale, et ce en particulier quand elles étaient des femmes qui plus est afro-américaines. Ce n’est que très récemment avec le film Les Figures de l’Ombre que leur rôle – en particulier celui de Mary Jackson, Dorothy Vaughan et Katherine Johnson – a été mis en lumière.


Mais alors que s’est-il passé ?

Les choses ont changé lorsque ces tâches sont devenues importantes, avec de la valeur. Selon Claire L. Evans, auteure d’un livre sur l’implication des femmes dans l’histoire de l’informatique et d’Internet :

« Quand l’informatique a pris de la valeur, les femmes ont dû quitter le terrain »


Le software est devenu un secteur stratégique, revendiqué alors par les hommes, et peu à peu les femmes s’en sont fait exclure, selon Marie Lechner (
commissaire de l’exposition Computer Grrrls, qui remet les femmes au coeur de l’ordinateur).

Par la suite, les choses se sont accélérées et on ne peut pas dire que ce soit dans le bon sens… En 1986, 37% des étudiants en sciences de l’informatique étaient de sexe féminin. Dans les années 1950, les femmes représentaient entre 30 et 50 % des effectifs. Et aujourd’hui, d’après une enquête menée par le magazine Wired et la start-up canadienne Element AI, seuls 12 % des leaders dans le domaine du machine learning sont des femmes.

Dans toutes les autres professions (médecine, droit, etc.) la part des femmes progresse d’années en années, mais dans le domaine informatique on constate avec effroi que cette part décline.

Les femmes : indispensables dans les transformations en cours et à venir

La transformation numérique de notre société ne peut pas et ne doit pas se faire sans les femmes.

Tout d’abord, il y a des enjeux économiques. Selon une étude du cabinet McKinsey, atteindre la parité pourrait ainsi générer en France 10 % de PIB supplémentaire d’ici à 2025. Les postes dans le digital se multiplient au fur et à mesure que l’industrie se développe. Selon la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), jusqu’à 212 000 postes par an seront créés d’ici à 2022 en France. Des postes intéressants quand on sait que dans le secteur du numérique 90% d’entre eux sont des CDI.

Mais en dehors des enjeux économiques, il y a des enjeux sociétaux. En effet, le monde de demain se construit aujourd’hui avec le numérique. Qu’en est-il d’un monde dirigé, pensé et gouverné par des hommes ? Lorsque les systèmes sont conçus uniquement par des hommes, cela engendre nécessairement des biais dommageables à l’équilibre de la société, comme l’explique Henri d’Agrain, Délégué Général du Cigref.

A lire aussi : Quand l’Intelligence Artificielle reproduit les biais sexistes

« Nous avons une plus grande responsabilité scientifique à agir que d’autres secteurs, parce que nous développons une technologie qui affecte une grande part de la population. »

Joelle Pineau, chercheuse en intelligence artificielle à la tête du FAIR, le laboratoire de recherche en intelligence artificielle de Facebook, à Montréal.

Pour éviter cela, un changement de paradigme est obligatoire. C’est maintenant qu’il faut agir avant que les conséquences sociales deviennent incorrigibles. Il faut promouvoir la diversité des profils pour éviter de reproduire et creuser les inégalités déjà existantes. Inclure les femmes dans la tech, c’est construire un progrès technologique éthique, responsable et durable.

#DigitalLadies #WomenInTech #LaTechpourToutes … des initiatives qui se multiplient !

Les choses changent et les industries se mobilisent : professionnels, institutions, établissements de formation, ministères… tous agissent pour plus de mixité et diversité dans le secteur de la tech.

En janvier 2016, 320 entrepreneurs, acteurs du numérique, des médias et de la politique souhaitant voir davantage de femmes intervenir dans les manifestations publiques, signent l’appel lancé dans Le Point intitulé : Jamais Sans Elles. L’objectif de cet appel ? Faire de la présence des femmes dans tous les événements, panels et conférences, une réalité.

L’école 42 et Digital Ladies & Allies organisaient la première édition de La Tech pour toutes du 6 au 8 mars. Un événement gratuit visant à promouvoir la mixité et l’équilibre des genres dans le numérique.

Sophie Viger, directrice de l’école 42 souhaite d’ailleurs augmenter le nombre de femmes dans l’établissement. L’objectif ? 35% de femmes dans les futures promotions.

Il en va de même pour la Grande école du numérique (GEN) : lancée en 2015 par le Gouvernement. « Avec la digitalisation de l’économie, on a énormément de personnes qui prennent conscience qu’il faut qu’elles montent en compétences numériques. … On insiste aussi sur les femmes. L’objectif de la Grande école du numérique, c’est 30% de femmes.” déclare Samia Ghozlane, directrice de la GEN.

Depuis 6 ans, il existe aussi la communauté Women In Technology présente dans 80 pays et visant à “fédérer le maximum d’entre nous afin de mieux organiser une stratégie d’alliance pour dépasser l’état actuel de minorité des femmes dans l’IT.”

La révolution est aujourd’hui en marche et de nombreuses femmes s’imposent. Quelques exemples en France :

Les hashtag à suivre :

Un dernier conseil : suivez-les, encouragez-les et rejoignez-les ! ????????‍????⚡️


Par Anne Raballand

En alternance au #MBADMB et Digital Marketing Manager chez Hyperlex, la legaltech spécialisée dans la gestion de contrats assistée par l'intelligence artificielle | #InsideDigitalRevolution #legaltech #TransfoNum

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