Entretien avec une experte du digital : Se construire dans le digital aujourd’hui : entre polyvalence, pratique et réalité du terrain

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Dans un univers digital en constante évolution, nous avons rencontré Coralie Guillemet, étudiante en direction artistique et community manager, qui nous partage son parcours, sa vision du métier et les clés pour réussir dans cet environnement aussi créatif qu’exigeant.

Peux-tu te présenter et expliquer comment tu es entrée dans le domaine du digital ?

Je m’appelle Coralie Guillemet, j’ai 23 ans et je suis en Master 2 de direction artistique, en alternance en tant que chargée de communication. En parallèle, je travaille également en freelance. Je suis entrée dans le digital un peu par hasard. Au départ, je ne savais pas exactement quelle voie choisir. Après le Covid, je me suis intéressée aux métiers du numérique, notamment pour la flexibilité qu’ils offrent en termes de lieu de travail. Étant plutôt créative, la direction artistique m’a semblé être une orientation naturelle.

Qu’est-ce qui t’a attirée dans les métiers du digital au départ ?

Quand j’ai commencé mon BUT MMI, je connaissais très peu le digital et je n’étais pas très active sur les réseaux sociaux. Ce qui m’a tout de suite attirée, c’est le côté créatif du métier : pouvoir transformer des idées en visuels, créer des contenus et donner vie à des projets. J’ai aussi apprécié la liberté de pouvoir travailler depuis différents endroits, ce qui correspondait à mon mode de vie.

Tu es community manager en alternance : comment définirais-tu ce métier aujourd’hui ?

Aujourd’hui, je définirais le métier de community manager comme très polyvalent. On touche à de nombreux domaines : le graphisme, le montage vidéo, la prise de contenu, le marketing, parfois même le développement web. C’est un métier très dynamique, où l’on ne s’ennuie jamais, et qui évolue constamment avec l’apparition de nouvelles tendances et technologies, comme l’intelligence artificielle.

Quelles sont, selon toi, les compétences indispensables pour être efficace dans ce rôle ?

Pour être efficace, il faut avant tout être créatif et curieux. Ce métier demande aussi beaucoup d’investissement et une réelle passion pour ce que l’on fait. Il est important de rester en veille permanente sur les nouveautés du secteur et d’être prêt à sortir de sa zone de confort pour évoluer et proposer du contenu pertinent.

Le métier évolue beaucoup : quelles transformations observes-tu déjà ?

Le métier évolue très rapidement. Les tendances changent, les habitudes des utilisateurs aussi, et les outils que nous utilisons se renouvellent constamment. L’intelligence artificielle, par exemple, a modifié certaines façons de créer et de diffuser du contenu, ce qui nous oblige à nous adapter et à intégrer de nouvelles méthodes de travail.

En parallèle, tu es freelance : en quoi travailler pour ses propres clients change la manière d’aborder le digital ?

Travailler en freelance m’a beaucoup appris à être plus autonome et à structurer mon travail. On doit gérer toutes les étapes d’un projet, de la relation client à la création de contenu, ce qui nous force à avoir une vision plus globale. Cela m’a également appris à être plus attentive aux besoins des clients et à adapter ma manière de travailler selon chaque projet.

Est-ce que cette expérience t’a permis de développer une vision différente ou plus stratégique ?

Oui, vraiment. En freelance, on est amené à réfléchir non seulement à la création, mais aussi à l’efficacité de ce que l’on propose. Cela m’a permis de mieux comprendre comment les actions digitales s’intègrent dans une stratégie globale et de prendre du recul pour proposer des solutions cohérentes. On apprend aussi à répondre aux demandes du client même si elles ne correspondent pas toujours à notre avis personnel : il faut savoir s’adapter à ses besoins et trouver le juste équilibre entre nos idées et ses attentes.

Selon toi, qu’est-ce que l’école n’enseigne pas assez sur les métiers du digital ?

Je pense que l’école ne prépare pas toujours suffisamment à la réalité du terrain, notamment à la polyvalence et à la rapidité d’évolution du digital. On apprend beaucoup la technique et la création, mais moins la gestion de projet, la relation client ou l’adaptation aux nouvelles tendances et outils, qui sont pourtant essentiels dans le métier.

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui souhaite se lancer aujourd’hui dans le digital ?

Je dirais qu’il faut avant tout être curieux et prêt à apprendre constamment. Le digital évolue très vite, donc il faut savoir s’adapter et se former en permanence. Et surtout, il ne faut pas avoir peur de se lancer et de tester des choses, parce que c’est en expérimentant que l’on progresse vraiment.

Entre créativité, adaptabilité et apprentissage continu, le témoignage de Coralie illustre parfaitement les défis et les opportunités du digital aujourd’hui, offrant une source d’inspiration précieuse pour tous ceux qui souhaitent s’y lancer.