Entretien avec un acteur du digital

De la communication au freelancing : comment Jimmy construit sa carrière de Directeur Artistique indépendant

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Le digital offre aujourd’hui de nombreuses possibilités professionnelles, notamment pour les profils créatifs capables d’apprendre en autonomie. Au-delà des parcours traditionnels, certains choisissent de développer leurs compétences par eux-mêmes afin de créer leur propre activité.

Pour cet entretien, j’ai échangé avec Jimmy, étudiant en communication à Sup de Pub et aujourd’hui freelance en tant que Directeur Artistique (DA) et communicant. Son parcours illustre une tendance de plus en plus présente dans les métiers du digital : l’autoformation, l’entrepreneuriat et la recherche d’une plus grande liberté professionnelle. À travers cette rencontre, l’objectif est de comprendre comment il a construit son activité et quelle vision il porte sur les évolutions du secteur.

 

Margaux : Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Jimmy : Je suis actuellement étudiant en communication à Sup de Pub. En parallèle de mes études, je me suis formé en autodidacte au design graphique, à la direction artistique, au montage vidéo et au branding. Aujourd’hui, je travaille en freelance auprès de plusieurs clients pour les accompagner dans leur communication visuelle et digitale.


Margaux : Pourquoi avoir choisi de te lancer en freelance aussi tôt ?

Jimmy : J’avais envie de mettre rapidement en pratique ce que j’apprenais. Les cours donnent une bonne base, mais j’avais besoin de travailler sur de vrais projets. Le freelancing m’a permis d’acquérir de l’expérience, de développer mon portfolio et surtout d’apprendre à gérer une relation client.


Margaux : Quelles compétences as-tu principalement développées en autodidacte ?

Jimmy : Principalement la suite Adobe, le motion design, le branding, le webdesign et la création de contenus pour les réseaux sociaux. J’ai énormément appris grâce à YouTube, aux formations en ligne et en analysant le travail de directeurs artistiques que j’admire.


Margaux : Selon toi, quelles sont les qualités indispensables pour réussir dans le digital aujourd’hui ?

Jimmy : La curiosité avant tout. Les outils évoluent constamment, notamment avec l’intelligence artificielle. Il faut être capable d’apprendre en permanence. Ensuite, je dirais l’adaptabilité et la capacité à communiquer avec ses clients. Être créatif ne suffit pas, il faut aussi comprendre leurs besoins.


Margaux : Justement, quel regard portes-tu sur l’intelligence artificielle ?

Jimmy : Je la vois comme un accélérateur plutôt qu’une menace. J’utilise déjà des outils d’IA pour trouver des idées, créer des maquettes ou gagner du temps sur certaines tâches. Mais la vision créative et la stratégie restent humaines. L’IA permet surtout de se concentrer sur les parties à forte valeur ajoutée.


Margaux : Quelles difficultés rencontres-tu en tant que freelance ?

Jimmy : Au début, le plus compliqué est de trouver ses premiers clients et de se faire connaître. Il faut apprendre à vendre son travail, fixer ses tarifs et gérer l’administratif. Ce sont des compétences qu’on n’enseigne pas toujours à l’école, mais qui sont essentielles.


Margaux : Quel est ton plus grand apprentissage depuis que tu t’es lancé ?

Jimmy : Que le réseau est presque aussi important que les compétences techniques. Beaucoup d’opportunités arrivent grâce aux recommandations. Il faut aussi accepter que tout ne soit pas parfait au début et continuer à progresser projet après projet.


Margaux : Comment imagines-tu la suite de ton parcours ?

Jimmy : Mon objectif est de développer suffisamment mon activité pour devenir digital nomade. J’aimerais vivre plusieurs mois à Bali tout en continuant à travailler avec des clients français et internationaux. Le digital permet aujourd’hui cette liberté, à condition d’avoir construit une activité solide.


Margaux : Quel conseil donnerais-tu à un étudiant qui souhaite suivre le même chemin ?

Jimmy : Ne pas attendre d’être diplômé pour commencer. Aujourd’hui, il existe énormément de ressources gratuites pour apprendre. Le plus important est de créer, de tester, d’oser montrer son travail et de construire progressivement son réseau.

 

Cet entretien montre que les métiers du digital ne reposent plus uniquement sur les diplômes, mais aussi sur la capacité à apprendre en continu et à saisir les opportunités. Le parcours de Jimmy illustre parfaitement cette évolution : grâce à l’autoformation et au freelancing, il a développé des compétences directement applicables sur le marché tout en construisant progressivement son expérience professionnelle.

Sa vision du digital rejoint également les grandes tendances actuelles : l’importance de la polyvalence, l’intégration croissante de l’intelligence artificielle comme outil d’aide à la création et l’émergence de nouveaux modes de travail plus flexibles, comme le freelancing ou le digital nomadisme. Au-delà de l’aspect technique, cette rencontre rappelle que la curiosité, l’autonomie et la capacité à développer son réseau sont devenues des compétences clés pour évoluer dans les métiers de la communication et du marketing digital.

 

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