François Monlinet, directeur du magasin d’Intermarché à Bonchamp-lès-Laval, dispose d’un Intermarché version contact. Il fait 1 000 m² et 18 collaborateurs y travaillent avec un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros. Sa mission principale est la gestion et la bonne vie du point de vente ainsi que l’encadrement des collaborateurs. Lors de cette rencontre, François Moulinet nous apprend qu’il ne jette presque plus rien aujourd’hui grâce aux différentes actions qu’il apporte sur le gaspillage alimentaire. Ici, les moyens mis en place contre le gaspillage alimentaire sont : la DLC (dateline courte), les paniers anti-gaspi, et loi Coluche. La Loi Coluche permet de donner des produits avec une date de péremption le jour J si le produit n’est pas vendu dans le commerce. C’est l’option qu’a choisie l’Intermarché de Bonchamp-lès-Laval. Il travaille donc avec les restos du cœur et la banque alimentaire. L’avantage pour Intermarché est qu’il ne jette pas ou peu d’aliments et obtient 60 % de crédit d’impôt en pratiquant cette action. Comme François Moulinet nous l’explique, les produits peuvent être transformés ou consommés après cette date, ils sont juste considérés comme invendables. François Moulinet, directeur du magasin, s’était renseigné pour utiliser l’application « To Good To Go », cependant il a remarqué qu’il fallait avoir un établissement dans un milieu urbain, or pour lui son magasin se trouve en milieu plutôt rural. De plus, Too Good To Go prend une partie conséquente de commission. François Moulinet, nous confie donc qu’il est plus rentable pour lui de faire des paniers anti-gaspillage au sein même du magasin et de passer par l’association « Les restos du Cœur ».

Aujourd’hui, la plupart des enseignes proposent des produits DLC qui signifie « dateline courte ». Ces produits sont reconnaissables à leur étiquette jaune. Il s’agit de produits qui ont une date de péremption à courte durée, souvent au lendemain. Cependant, les prix des produits concernés ont été baissés. Les produits sont régulièrement sauvés par les clients. D’une part, pour les clients en difficulté financière cette mise en place est d’autant plus appréciée. D’autre part, pour les personnes souhaitant acheter un produit pour le soir même par exemple, cela lui permet de réduire les coûts. En effet, les consommateurs apprécient le geste « promotionnel ». Cette option permet une nouvelle fois d’éviter au maximum le gaspillage alimentaire. Durant l’interview, François Moulinet nous a informés sur la présence des produits DLC dans son magasin. Pour ce faire, le magasin retire les aliments deux jours avant leur date de péremption afin de les sticker avec l’étiquette jaune.

Ensuite, nous avons l’option du panier anti-gaspi, celui-ci est régulièrement conçu avec des fruits et des légumes manquant de fraîcheur. Comment procède-t-on pour cette mise en place ? Lors de l’interview avec François Moulinet, nous comprenons que c’est le ou la chef de rayon des fruits et légumes qui établit la liste des produits. Tous les matins, le chef de rayon trie les légumes et les fruits abimés pour les mettre dans un panier à part. Il ne garde que les produits consommables. Après sa mise en rayon, il divise les différents produits qu’il a mis de côté pour établir des paniers différents. Les paniers proposés sont moins chers, ils peuvent être à 1 €, 2 € ou 3 €, c’est le chef de rayon qui détermine le prix selon la composition. La communication est réalisée sur Facebook et en magasin (exemple ci-dessous). Une affiche a été créée pour cette nouveauté avec un titre attirant : « Moches et fiers de l’être » et avec le message suivant : « Intermarché présente les paniers anti-gaspillage : des fruits et légumes moins beaux, moins chers, mais toujours aussi bons ». Cette initiative est très appréciée, effectivement François Moulinet nous fait part que les paniers mis à disposition le matin ne sont plus présents en fin de journée. « Depuis cette mise en place, c’est un carton ! ».

Le directeur du magasin Intermarché, nous informe qu’il ne jette presque plus rien. Les seuls produits jetés sont les légumes ou fruits qu’ils ne peuvent pas valoriser dans ces paniers comme les tomates car elles s’écrasent, ou les salades qui s’abiment très vite.

François Moulinet, directeur du magasin d’Intermarché à Bonchamp-lès-Laval nous a également partagé son projet RSE. La mise en place des paniers anti-gaspi est un grand succès dans l’Intermarché de Bonchamp-lès-Laval. Cependant, il reste encore un petit peu de déchets. Les déchets restants sont des produits qui ne peuvent pas être valorisés, car ce sont des produits qui s’abîment par exemple les tomates peuvent couler, ou encore les salades qui s’abîment très vite. Ce sont des produits que le directeur ne peut pas mettre en vente. C’est pourquoi François Moulinet, nous a confié qu’il se renseignait pour l’achat d’un méthaniseur. Un méthaniseur c’est une poubelle assez volumineuse dans laquelle le personnel dépose tous les produits organiques dont les fruits et légumes, la boucherie etc, ce qui permet de faire de l’engrais. François Moulinet souhaiterait le distribuer à des écoles gratuitement afin de l’utiliser pour des potagers par exemple. Ce n’est pas possible de le donner aux agriculteurs, car le magasin n’en fabriquerait pas assez. C’est une très belle initiative car directeur nous a confié que ce n’était pas un investissement, il doit acheter la machine, et cela ne lui rapporte rien financièrement.

Lors de notre entrevue François Moulinet, directeur du magasin d’Intermarché à Bonchamp-lès-Laval, nous avait informé qu’Intermarché utilisait des prospectus digitaux. « Aujourd’hui, sur un prospectus de 30 pages, on envoie uniquement deux pages avec les offres importantes du moment. Pour découvrir le reste du catalogue, nous invitons nos clients à flasher un QR code. » selon François Moulinet. Les prospectus digitaux sont envoyés par mail et par Facebook. A l’Intermarché de Bonchamp, ils ont mis en place des QR code dans les rayons et à l’entrée du magasin afin que les clients puissent aller directement sur le catalogue (illustration ci-dessous).

« Il faut être présent sur le digital pour capter les nouvelles générations » selon François Moulinet, directeur du magasin Intermarché à Bonchamp-lès-Laval. La page Facebook est arrivée il y a maintenant un an et demi lors de l’arrivée de François Moulinet dans le magasin car, pour lui, c’était le minimum pour communiquer. Cependant, comme nous le dit François Moulinet : « On aimerait développer et évoluer sur Instagram ou d’autres mais pour l’instant nous n’avons pas le temps ». Pour l’avenir, l’Intermarché de Bonchamp-lès-Laval envisage d’embaucher ou faire appel à une agence afin de s’occuper et se développer sur d’autres réseaux sociaux. Cet Intermarché étant en gérance donc indépendant n’a pas d’obligation, en revanche le groupe peut prodiguer des conseils.

Au niveau de la fréquence de partage, elle dépend des opérations mais il essaie d’alimenter la page au moins une fois par semaine. La page Facebook sert à poster les informations essentielles au magasin, la mise en avant des producteurs locaux, les prospectus compte-tenue de la nouvelle loi « Climat et Résilience », comme nous l’avons développé au-dessus.

Les avantages des réseaux sociaux selon François Moulinet, directeur du magasin Intermarché de Bonchamp-lès-Laval sont la facilité d’utilisation, économique, et également le point de vue environnemental. Les réseaux sociaux sont dans l’air du temps. Il nous souligne que : « Les réseaux sociaux c’est gratuit et illimité ». Bien évidemment, Intermarché possède d’autres moyens de publicité sur lieu de vente avec les affiches, la radio, les journaux. Mais selon François Moulinet, « si tu souhaites capter des personnes qui ne viennent pas ou peu dans le magasin, les moyens évoqués auparavant ont moins d’impact que les réseaux sociaux ». François Moulinet est content de cette initiative car des clients lui font des retours positifs. On peut donc en conclure que les réseaux sociaux sont appréciés par le consommateur.

Comme nous avons pu le voir, les réseaux sociaux sont importants que ce soit pour un centre commercial, un hypermarché ou un supermarché. C’est un nouveau moyen de communication à développer pour les enseignes.

Je vous remercie pour cette lecture et rendez-vous le 15 août pour découvrir l’intégralité de ma thèse professionnelle.

Moreau Maëliss.