1. Qu’est-ce que la pollution numérique ?

Le numérique fait partie intégrante de notre vie. Il nous permet de remplacer le papier et stocker nos données, à priori sans aucun impact sur l’environnement. Problème, son utilisation à outrance n’est pas aussi éco-friendly qu’on le pense et très peu d’utilisateurs d’internet ont conscience de son réel impact. D’énormes quantités d’énergies sont nécessaires à la fabrication et à l’alimentation de nos appareils ainsi qu’à la conservation de nos données. On peut définir la pollution numérique comme toutes les formes de pollution qui sont liées à l’existence d’un système numérique. Selon Greenpeace dans son rapport Clicking Clean de 2017, tous les deux jours, la population mondiale produit autant d’informations qu’elle n’en a généré depuis l’aube de son existence jusqu’en 2003. Le secteur informatique représente quant à lui 7 % de la consommation mondiale d’électricité. Ces chiffres sont en constante augmentation à cause du nombre croissant d’utilisateurs d’internet. Le problème qui se pose est le manque information à ce sujet. Pourquoi 73 % des français n’ont jamais entendu parler de l’écologie digitale ou numérique en 2018 ? Quelles actions mettre en place pour changer la donne ? Depuis 5 ans, suite à l’appel des ONG, on assiste à une mobilisation des GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) qui s’engagent à utiliser uniquement des énergies renouvelables. Selon le blog Hippocampe.fr, en 2018, 80 % des français affirment être plus fidèles à une marque si elle prenait des engagements pour lutter contre la pollution digitale , il y a un réel enjeu économique. Il y a aussi un enjeu sociétal, qui est de rendre le digital plus responsable et intelligent. On voit aussi émerger des entreprises qui souhaitent changer le monde pour le meilleur et se penchent sur des défis sociaux ainsi que sur leur part de responsabilité. 

source : LesEchos

2. Comment y faire face ?

L’empreinte écologique du numérique se situe à plusieurs niveaux, tout d’abord on parle de la fabrication des appareils, puis de leur utilisation et en fin de leur remplacement et dans certains cas de leur recyclage. L’avantage c’est qu’aujourd’hui les entreprises ont à leur disposition de très nombreuses solutions pour limiter l’empreinte écologique du numérique. Chaque entreprise et chaque utilisateur du numérique au quotidien peut permettre de réduire un peu son empreinte. 

1 Garder ses équipements plus longtemps. 

En effet, en plus d’un gain financier pour l’entreprise car elle renouvelle moins souvent ses équipements, le fait de garder son ordinateur 4 ans au lieu de 2 selon l’ADEME améliore de 50 % son bilan environnemental . L’astuce serait donc de prendre soin de ses équipements et investir dans leur réparation plutôt que d’en racheter des neufs ou alors se tourner vers le reconditionné.

2. Limiter les équipements.

Aujourd’hui que certains outils consomment plus que d’autres, il est donc nécessaire de bien choisir l’équipement dont on a besoin et ne pas multiplier les équipements.

3. Changer de moteur de recherche 

Il existe des moteurs de recherche plus écologiques comme Ecosia, Lilo, ou Ecogine au quotidien et laisser tomber les moteurs de recherche polluants comme Google. Une autre solution pour limiter les émissions de CO2 émises par les recherches sur internet serait de taper directement l’URL du site auquel on souhaite accéder plutôt de que passer par un moteur de recherche, de ne pas ouvrir plusieurs onglets à la fois, passer par son historique pour ne pas refaire plusieurs fois la même recherche via un moteur de recherche et en fin mettre ses sites préférés en « favoris » pour encore une fois éviter de passer par un moteur de recherche. 

4. Faire attention à l’impact de son site web

Des outils existent pour évaluer l’impact environnemental d’un site web on peut citer par exemple Ecoindex.fr qui est un site développé par l’ONG GreenIT et qui donne une note de 0 à 100, 100 étant la meilleure note et développe un classement des meilleurs sites en termes de performance environnementale. La plateforme donne également d’autres informations comme l’empreinte en gaz à effet de serre ou en eau qui correspondent à la quantité émise ou utilisée pour visiter le site en question.

5. Eteindre ses appareils 

6. Utiliser le Wifi au lieu de la 4G

Le débit de la 4G dépend de l’endroit où on se trouve et donc consomme plus si on a plus de mal à capter. 

7. Limiter les mails 

En effet, toutes les informations et les données qui sont stockées sur notre cloud sont au fait stockées dans les data centers ce qui fait que tous les mails que l’on reçoit y sont également stockés et consomment donc de l’énergie. Il s’agit la plupart du temps de spams que l’on ouvre même pas. Vu le nombre de mails, de newsletters et de spams reçus chaque jour ça prendrait une éternité de les trier un par un à la main c’est pourquoi des outils ont été développés pour aider les internautes dans la démarche. Cleanfox est une plateforme web totalement gratuite qui permet de supprimer les mails indésirables mais également de se désinscrire des newsletters inutiles qui remplissent la boîte mail. Il s’agit d’une solution simple à utiliser et efficace qui sera facile à intégrer dans la vie d’une entreprise. 

8. Limiter les pièces jointes et les mails groupés

La solution serait simplement d’éviter les mails autant que possible et s’ils sont envoyés, les faire les plus complets possible pour éviter des mails de complément. Les mails étant inévitablement stockés sur le cloud, il est impossible aujourd’hui de faire sans, mais son utilisation devrait être limitée pour stocker d’autres données qui peuvent être stockées localement sur l’ordinateur directement ou sur un disque externe. Cela évite en effet de saturer l’utilisation des data centers avec des informations qui peuvent être stockées localement.