Builder.ai, start-up britannique fondée en 2016, s’était taillée une place de choix dans le monde de la tech grâce à une promesse séduisante : permettre à n’importe qui de créer une application mobile ou web, sans coder, et en quelques clics. Le tout, grâce à la puissance de l’intelligence artificielle.
Plébiscitée par les médias, soutenue par des géants comme Microsoft, l’entreprise a levé plus de 250 millions de dollars et atteint le statut de “licorne”. Son slogan : “Build software as easily as ordering pizza.” Simple, rapide, intelligent.
Mais en février 2025, tout bascule.

Natasha, l’IA… ou la grande illusion

Builder.ai mettait en avant “Natasha”, son assistante IA censée accompagner les clients tout au long du processus de création d’une app. Elle dialoguait, posait des questions, proposait des modules, guidait les utilisateurs.
En réalité, Natasha n’était pas une intelligence artificielle. Selon des révélations publiées en mars 2025 par plusieurs médias, elle n’était que l’interface d’un centre composé de plus de 700 développeurs indiens, travaillant à la chaîne, dans des conditions opaques. Tout ce que l’IA prétendait faire… était en fait effectué manuellement.
Un fonctionnement très éloigné de la promesse technologique initiale.

Départs internes et gestion de crise silencieuse

Comme si cela ne suffisait pas, une autre information est tombée discrètement : Sachin Dev Duggal, le fondateur et PDG de Builder.ai, a quitté son poste fin février 2025, sans explication officielle. Il reste impliqué dans l’entreprise sous un titre flou de “Chief Wizard”.
Aucun communiqué de crise n’a été publié. Pas d’excuses. Pas de remise en question.
Cette attitude questionne profondément la transparence de l’entreprise et sa responsabilité envers ses clients, ses partenaires… et ses employés.

Ce que ça nous apprend, en tant qu’étudiants en marketing digital

En tant qu’étudiants du MBADMB, ce scandale nous invite à développer un regard critique sur :
  • L’usage du storytelling dans la tech
  • La responsabilité éthique du marketing dans les startups
  • La nécessaire transparence des promesses produit
Notre rôle futur, en tant que marketeurs, sera aussi de poser des questions. De ne pas vendre une technologie que nous ne comprenons pas. Et surtout, de toujours remettre en question les beaux discours.

Conclusion

Le cas Builder.ai est un électrochoc. Il nous rappelle qu’au-delà des innovations technologiques, ce sont des pratiques humaines qui construisent ou détruisent la confiance.