Au croisement de la Tech et de l’Esthétique : Mon décryptage Beauty Tech à VIVATECH

par | Juin 21, 2026 | Actualité, French Tech, innovations | 0 commentaires

La gen Z : un tourisme 2.0

Si l’on veut comprendre où se dessine le futur de l’innovation, c’est à VivaTech qu’il faut se rendre. Le plus grand salon européen de la tech et des startups est une vitrine mondiale des tendances de demain. Y participer avec l’EFAP prenait tout son sens dans le cadre de mon parcours : comprendre comment les marques communiquent leurs innovations et comment ces dernières s’intègrent dans nos sociétés.

Mais pour moi, cette visite avait un objectif bien précis. En plein travail de thèse sur l’influence de la direction artistique dans l’adoption des beauty devices à domicile, VivaTech était l’occasion de confronter mes recherches théoriques à la réalité du marché. La technologie beauté est-elle conçue pour être performante, ou pour être adoptée ? Retour sur mon exploration.

VIVATECH sur les Champs Elysées

Avant de me rendre sur la salon en lui-même, j’ai d’abord eu l’occasion, quelques jours avant, de découvrir les premières innovations sur les Champs Elysées. En effet, VIVATECH y était présent, ouvert au public, pour partager le monde de l’innovation et notre futur à tous.

🎥 Immersion sur les Champs Elysée : voici un premier aperçu de mon exploration en vidéo : LINKEDIN

L’Oréal et Lancôme : Quand la longévité devient un objet de désir

Ma première cible fut évidemment le stand du groupe L’Oréal, véritable mastodonte de la Beauty Tech. J’ai particulièrement concentré mon attention sur les avancées présentées par Lancôme, qui axe une grande partie de ses recherches actuelles sur la longévité et l’analyse de la structure cutanée.

La marque y a dévoilé deux innovations majeures dans le domaine de la photothérapie (technologie LED) : un masque souple rechargeable et des patchs LED pour les yeux.

C’est exactement ici que mon sujet de thèse prend tout son sens. Pendant longtemps, les appareils LED ressemblaient à des équipements médicaux froids, voire intimidants (les fameux masques rigides). Avec ces nouveaux formats souples et design, on observe un véritable travail de direction artistique. Le beauty device perd son aspect strictement clinique pour devenir un objet « lifestyle », esthétique et ergonomique. C’est cette direction artistique qui permet de lever les freins psychologiques et de transformer une technologie experte en une routine beauté à domicile acceptable et désirable.

L’envers du décor : le gigantisme face à la recherche qualitative

Si les innovations présentées sont fascinantes, je dois admettre une certaine frustration quant à mes objectifs professionnels et académiques. VivaTech est victime de son propre succès. Le gigantisme de l’événement crée un paradoxe : on est entouré d’innovations, mais on ne sait plus où regarder.

J’ai eu le sentiment de passer à côté de stands potentiellement très pertinents pour ma thèse. Entre les files d’attente interminables pour tester les démonstrations et le flux continu de visiteurs, il s’avère finalement très difficile d’obtenir du temps qualitatif avec les experts sur place pour récolter des informations techniques en profondeur.

Cependant, ce foisonnement réserve aussi son lot de surprises « hors programme », comme le fait de croiser le Président de la République au détour d’une allée !

🎥 Je vous laisse découvrir l’ambiance frénétique du salon (et l’apparition présidentielle) dans ce second retour en images : LINKEDIN

Malgré la difficulté à y mener un véritable travail d’investigation académique en raison de l’affluence, VivaTech reste un excellent baromètre. Ce que je retiens de cette édition, c’est que la Beauty Tech a définitivement compris que la performance scientifique ne suffit plus. Pour pénétrer les foyers, l’innovation doit être pensée par le prisme du design et de l’expérience utilisateur. Une belle piste de réflexion pour les prochains chapitres de ma thèse !

Note méthologique