PULPE : dans les coulisses de notre première émission en direct sur Twitch
Concevoir, produire et présenter une émission en direct : une expérience aussi intense que formatrice
Il y a des projets étudiants qui ressemblent à des exercices. Et puis il y a ceux qui nous plongent réellement dans les conditions du monde professionnel. PULPE fait incontestablement partie de cette seconde catégorie.
Après plusieurs mois de préparation, notre équipe a pris les commandes du studio de l’EFAP afin de réaliser une émission diffusée en direct sur Twitch. Un projet construit collectivement, de sa conception jusqu’à sa diffusion, et qui nous a permis de découvrir toutes les exigences propres à la création d’un programme audiovisuel en direct.
Pour ma part, cette aventure représentait également une grande première : celle de participer à une émission live en tant que chroniqueuse. Entre excitation, appréhension, travail d’équipe et imprévus, PULPE restera l’une des expériences les plus marquantes de mon parcours au sein du MBA DMB.
PULPE, une émission fraîche, dynamique et collective
Le nom PULPE reflète parfaitement l’identité que nous souhaitions donner à notre émission : un programme énergique, coloré, vivant et riche en échanges.
Notre ambition était de proposer un format capable de mêler information, divertissement, débats, chroniques et découverte artistique. Nous voulions créer une émission à notre image, avec une identité forte, mais aussi laisser suffisamment de place à la spontanéité et aux personnalités de chacun.
Le choix de Twitch s’est rapidement imposé comme une évidence. La plateforme est particulièrement adaptée aux formats en direct et favorise une relation immédiate avec le public. Contrairement à une vidéo enregistrée, montée puis publiée, le live crée une forme de proximité particulière : tout se déroule en temps réel, sous les yeux des spectateurs.
Cette dimension rend l’exercice beaucoup plus vivant, mais aussi plus exigeant. Il n’est pas possible de recommencer une phrase, de couper une hésitation ou de modifier une séquence après sa diffusion. Le direct demande donc de la préparation, de la concentration et une véritable capacité d’adaptation.
Plusieurs mois pour construire une émission de A à Z
Même si l’émission n’a duré que le temps d’un live, PULPE a nécessité plusieurs mois de travail en amont.
Il a d’abord fallu réfléchir au concept général de l’émission : son positionnement, son identité, son ton, son rythme et les différents sujets que nous souhaitions aborder. Nous avons également dû définir les rôles de chacun, imaginer les chroniques et construire un conducteur cohérent.
Le conducteur est l’un des éléments les plus importants dans la préparation d’un direct. Il permet de structurer précisément le déroulement de l’émission : lancement, présentation des sujets, prises de parole, transitions, interventions de l’invité et conclusion.
Chaque séquence doit s’inscrire dans un temps déterminé pour éviter que l’émission ne prenne du retard ou, au contraire, qu’elle manque de contenu. Pourtant, le conducteur ne doit pas devenir trop rigide. Il constitue un cadre, mais le direct conserve nécessairement une part d’imprévu.
Nous avons donc dû trouver un équilibre entre une préparation minutieuse et la capacité à rester naturels une fois sur le plateau.
La création de PULPE nous a également amenés à travailler sur de nombreux aspects complémentaires : l’identité visuelle, l’organisation du plateau, la répartition des interventions, l’écriture des chroniques, la préparation des questions, la gestion technique et la communication autour de l’événement.
Ce projet nous a permis de comprendre qu’une émission repose sur une véritable chaîne de compétences. Ce que le spectateur voit à l’écran n’est que la partie visible d’un travail collectif beaucoup plus vaste.
Découvrir les exigences du direct en tant que chroniqueuse
Lors de l’émission, j’ai eu la chance d’intervenir en tant que chroniqueuse aux côtés de Noemy Kra, ma « petite vitamine » dans cette aventure.
Être chroniqueuse ne consiste pas simplement à lire un texte devant une caméra. Il faut réussir à transmettre une information de manière claire, dynamique et naturelle, tout en respectant le temps attribué à la séquence.
La préparation de la chronique a donc été essentielle. Il a fallu sélectionner les informations pertinentes, structurer notre prise de parole et anticiper les transitions. Nous devions connaître suffisamment bien notre sujet pour ne pas dépendre entièrement de nos notes et pouvoir conserver un véritable contact avec les présentatrices, les autres chroniqueurs et les caméras.
Le passage au direct ajoute une pression particulière. Quelques minutes avant le lancement, l’excitation se mélange nécessairement au stress. Les lumières s’allument, les caméras se mettent en place et le compte à rebours commence. À cet instant, le projet préparé pendant plusieurs mois devient soudainement réel.
Une fois la chronique lancée, il faut cependant réussir à oublier cette pression pour rester présente, écouter les autres intervenants et réagir naturellement. Cette expérience m’a permis de travailler ma prise de parole, ma posture, mon écoute et ma capacité à maîtriser mes émotions dans un environnement particulièrement stimulant.
Des présentatrices essentielles au rythme de l’émission
Nos présentatrices, Mathilde Favier et Alix Heymans, ont joué un rôle central dans la réussite de PULPE.
Présenter une émission en direct demande une grande maîtrise du rythme. Il faut lancer les différentes séquences, présenter les chroniqueurs, interagir avec l’invité, assurer les transitions et réagir lorsque le déroulement ne correspond pas exactement à ce qui était prévu.
Mathilde et Alix ont su porter l’émission avec énergie, bienveillance et naturel. Leur complicité et leur capacité à faire vivre le plateau ont largement contribué à créer une ambiance dynamique.
Leur rôle nous a également rappelé qu’un bon présentateur ne se contente pas de prendre la parole. Il doit surtout savoir écouter, relancer et valoriser les interventions des autres participants.
Timéo Béasse, invité de PULPE
Nous avons également eu le plaisir d’accueillir Timéo Béasse sur le plateau.
Sa présence a apporté une dimension supplémentaire à l’émission, puisqu’il nous a accordé sa confiance et nous a offert l’exclusivité de son nouveau single.
Recevoir un invité nécessite une préparation spécifique. Il faut effectuer des recherches sur son parcours, préparer des questions pertinentes et créer les conditions nécessaires pour qu’il puisse s’exprimer avec naturel.
L’objectif n’était pas de suivre une liste de questions de manière mécanique, mais de construire un véritable échange. Cette rencontre a apporté un moment fort à l’émission et a parfaitement illustré l’importance de la préparation éditoriale dans la création d’un contenu pertinent.
L’importance du studio et de la régie
L’émission a été réalisée dans le studio de l’EFAP, ce qui nous a permis de découvrir les conditions professionnelles d’une production audiovisuelle.
Un plateau de télévision ou de streaming repose sur une organisation technique particulièrement précise. Derrière les personnes visibles à l’écran se trouvent notamment la gestion des caméras, de la lumière, du son, des micros, des contenus diffusés et des différents changements de plans.
La régie représente en quelque sorte le centre de contrôle de l’émission. Elle veille à ce que les bons plans soient diffusés au bon moment et que les transitions se déroulent correctement.
Cette expérience nous a fait prendre conscience de l’importance de tous les rôles de l’ombre. Une émission réussie dépend autant des personnes présentes à l’écran que de celles qui assurent son bon déroulement technique.
Le studio de l’EFAP nous a offert un environnement particulièrement professionnalisant. Pouvoir réaliser ce projet avec de véritables équipements nous a permis de dépasser le cadre théorique et de nous confronter aux réalités concrètes d’un direct.
Le live, un format qui ne laisse aucune place à l’improvisation totale
Le direct peut donner au spectateur une impression de spontanéité. Pourtant, cette spontanéité n’est possible que grâce à une préparation approfondie.
Chaque détail compte : le positionnement sur le plateau, la manière de tenir son micro, le regard vers la caméra, le respect du temps de parole ou encore la coordination entre les présentateurs et les chroniqueurs.
Il faut également rester attentif à ce qui se passe autour de soi. Une émission est un exercice collectif : chacun doit savoir quand prendre la parole, quand laisser de l’espace aux autres et comment réagir lorsqu’une intervention est plus longue ou plus courte que prévu.
Les éventuels imprévus ne doivent pas interrompre le rythme du programme. Ils doivent être intégrés naturellement, parfois sans même que le public ne s’en aperçoive.
Cette capacité à s’adapter est probablement l’un des principaux enseignements du projet. Dans le digital comme dans l’audiovisuel, il est essentiel de savoir anticiper tout en acceptant qu’il soit impossible de tout contrôler.
Une expérience au cœur des enjeux du MBA DMB
PULPE s’inscrit pleinement dans les compétences développées au sein du MBA Digital Marketing & Business.
Ce projet nous a permis de mobiliser simultanément plusieurs dimensions du marketing digital : la stratégie de contenu, l’identité de marque, la communication, la maîtrise des plateformes numériques, la gestion de projet et l’expérience utilisateur.
Le choix de Twitch nous a également amenés à réfléchir aux nouvelles habitudes de consommation des contenus. Les publics recherchent aujourd’hui des formats plus vivants, interactifs et incarnés. Ils souhaitent pouvoir réagir, commenter et se sentir directement impliqués.
Les plateformes de live répondent à cette évolution en réduisant la distance entre les créateurs et leur audience. Elles permettent de construire une relation fondée sur l’instantanéité et l’authenticité.
Cependant, réussir un live ne consiste pas uniquement à allumer une caméra. Il faut penser le contenu, comprendre les attentes du public, créer une identité reconnaissable et maintenir l’attention tout au long de la diffusion.
PULPE nous a ainsi permis de mettre en pratique une approche complète du contenu digital, depuis l’idée initiale jusqu’à l’expérience vécue par le spectateur.
Le travail collectif, véritable moteur du projet
La principale force de PULPE a été son équipe.
Construire une émission avec de nombreuses personnes implique de confronter des idées, de répartir les responsabilités et de trouver des solutions collectivement. Les personnalités, les méthodes de travail et les sensibilités peuvent être différentes, mais elles permettent aussi d’enrichir le projet.
Cette expérience nous a appris à faire confiance aux compétences de chacun. Sur un projet de cette ampleur, personne ne peut tout gérer seul. La réussite dépend de la capacité du groupe à communiquer, à s’entraider et à avancer dans une direction commune.
Le jour du live, cette cohésion était particulièrement visible. Chacun connaissait son rôle, mais restait disponible pour soutenir les autres. Les rires, les échanges et l’énergie présents sur le plateau étaient le résultat de ces mois de collaboration.
Ce que je retiens de l’expérience PULPE
Sur le plan professionnel, cette émission m’a permis de développer de nombreuses compétences : la prise de parole en public, l’écriture éditoriale, la gestion du stress, l’écoute, le travail d’équipe et l’adaptation aux contraintes du direct.
Elle m’a également permis de sortir de ma zone de confort. Participer à un live implique d’accepter de ne pas pouvoir tout maîtriser et d’être exposée au regard du public. Mais c’est précisément cette prise de risque qui rend l’expérience aussi enrichissante.
Sur le plan personnel, je retiens surtout l’émotion ressentie au moment de voir l’émission prendre vie. Pendant plusieurs mois, PULPE n’était qu’une succession d’idées, de documents, de répétitions et de discussions. En entrant sur le plateau, ce projet est devenu concret.
La fierté ressentie à la fin de l’émission était donc collective. Elle récompensait non seulement le résultat final, mais aussi tout le chemin parcouru pour y parvenir.
Une aventure qui donne envie de recommencer
PULPE a été bien plus qu’une simple émission réalisée dans le cadre de notre formation. Ce projet nous a permis de vivre une véritable expérience professionnelle, avec ses exigences, ses responsabilités et ses moments d’émotion.
Il nous a montré que la création d’un contenu digital réussi repose sur trois éléments essentiels : une préparation solide, une équipe engagée et la capacité à rester authentique.
Cette première expérience dans l’univers du live restera pour moi un souvenir particulièrement fort. Elle m’a permis de découvrir un nouveau format, de gagner en confiance et de mesurer tout ce qu’un projet collectif peut produire lorsqu’il est porté avec énergie et conviction.
Un immense merci à Mathilde Favier et Alix Heymans pour avoir donné vie à l’émission, à Noemy Kra pour cette chronique partagée, à Timéo Béasse pour sa confiance et son exclusivité, au studio de l’EFAP pour son accueil, ainsi qu’à l’ensemble des chroniqueurs et des personnes ayant contribué à cette aventure.
Après plusieurs mois de travail, voir PULPE apparaître en direct sur Twitch a constitué l’aboutissement d’un véritable défi. Une émission pleine de vitamines, de rires, d’échanges et d’apprentissages… et une aventure que je ne suis pas prête d’oublier.