Les 5 tendances du Community Management en entreprise en 2025

Le community management a considérablement évolué ces dernières années. Ce qui était autrefois perçu comme une simple gestion des réseaux sociaux est devenu une fonction stratégique au cœur de la transformation digitale des entreprises. En 2025, le métier de community manager continue de se professionnaliser, et de nouvelles tendances émergent pour répondre aux attentes des audiences toujours plus exigeantes. Dans cet article, je vous partage les 5 tendances majeures qui définissent le community management en entreprise cette année, issues de mon expérience chez Deloitte France et des dernières études du secteur.

La gen Z : un tourisme 2.0

Améline REGRAIN

Pourquoi s’intéresser aux tendances du Community Management ?

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Comprendre les tendances du community management n’est pas un simple exercice de veille, c’est une nécessité pour rester compétitif. Les algorithmes évoluent, les plateformes se transforment, et les attentes des utilisateurs changent constamment. En tant que chargée de communication digitale, j’ai pu constater que les stratégies qui fonctionnaient hier ne sont plus nécessairement efficaces aujourd’hui.

L’enquête BDM 2025, menée auprès de 844 community managers, nous offre une photographie précise du métier en France. Ces données révèlent non seulement comment travaillent les professionnels du secteur, mais aussi vers quoi le métier se dirige. Que vous soyez community manager en poste, étudiant en marketing digital, ou dirigeant d’entreprise cherchant à optimiser votre présence en ligne, ces tendances vous aideront à prendre les bonnes décisions stratégiques.

LES 5 TENDANCES EXPLIQUÉES

#1 LES KPIs
#2 LINKEDIN
#3 LA NOTORIété
#4 L’ANIMATION
#5 META BUSINESS SUITE

Tendance #1 : Le triptyque gagnant des KPIs : Engagement, Reach et Followers

La première tendance majeure de 2025 concerne les indicateurs de performance que les community managers privilégient pour mesurer leur efficacité. Selon l’enquête BDM 2025, trois métriques se détachent nettement du lot.

L’engagement arrive en tête avec 81% des community managers qui le considèrent comme leur indicateur prioritaire. Cette métrique mesure les interactions (likes, commentaires, partages) générées par vos publications et reflète l’intérêt réel de votre audience pour vos contenus. Dans un contexte où les algorithmes favorisent de plus en plus les contenus engageants, cette focalisation n’est pas surprenante.

Le reach ou la visibilité suit avec 69% des CM qui le surveillent attentivement. Cet indicateur mesure le nombre de personnes uniques qui ont vu vos contenus et permet d’évaluer la portée réelle de vos messages. À l’heure où la portée organique diminue sur la plupart des plateformes, comprendre et optimiser son reach devient crucial.

Enfin, 61% des community managers suivent de près le nombre de followers et sa croissance. Si ce chiffre peut paraître « vanity metric » pour certains, il reste un indicateur important de l’attractivité d’une marque et de sa capacité à fédérer une communauté durable.

Cette convergence autour de ces trois KPIs montre une professionnalisation du métier : les community managers ne se contentent plus de publier du contenu, ils mesurent rigoureusement son impact et ajustent leurs stratégies en conséquence.

Tendance #2 : LinkedIn s’impose comme la plateforme la plus engageante

La deuxième tendance marquante de 2025 concerne la hiérarchie des plateformes sociales en termes de performance. Et le grand gagnant est sans conteste LinkedIn, qui domine largement avec un taux d’engagement moyen de 6,50%, selon l’étude Buffer 2025.

Ce chiffre est d’autant plus impressionnant qu’il surpasse de loin ses concurrents : Facebook affiche 5,07%, TikTok 4,86%, YouTube 4,41%, X/Twitter 2,31%, et Instagram ferme la marche avec seulement 1,16%. Cette performance exceptionnelle de LinkedIn s’explique par plusieurs facteurs.

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D’abord, l’audience professionnelle de LinkedIn est particulièrement qualifiée et engagée. Les utilisateurs viennent sur la plateforme avec une intention claire : se former, networker, découvrir des opportunités. Ils sont donc plus enclins à interagir avec des contenus à valeur ajoutée.

Ensuite, l’algorithme de LinkedIn favorise les contenus qui génèrent des conversations authentiques. Les publications qui suscitent des débats constructifs ou qui partagent des expertises bénéficient d’une visibilité démultipliée.

Pour les entreprises B2B et les professionnels de tous secteurs, ce constat est clair : LinkedIn n’est plus une option, c’est une priorité stratégique. Chez Deloitte, nous avons d’ailleurs renforcé nos efforts sur cette plateforme, avec des résultats significatifs en termes d’engagement et de génération de leads qualifiés.

Tendance #3 : La notoriété reste l’objectif roi, suivie de l’acquisition

La troisième tendance concerne les objectifs prioritaires poursuivis par les community managers en 2025. L’enquête BDM révèle que 83% des professionnels citent le développement de la notoriété comme leur objectif principal. Ce chiffre montre que le community management reste avant tout un levier de visibilité et de réputation pour les marques.

La construction d’une notoriété solide sur les réseaux sociaux ne se fait pas du jour au lendemain. Elle nécessite une présence régulière, des contenus de qualité, et une capacité à se positionner sur les sujets qui intéressent votre audience. Les community managers jouent un rôle clé dans cette construction progressive de l’image de marque.

Le second objectif, cité par 55% des répondants, est l’acquisition de nouveaux clients. Cette donnée confirme que le community management n’est plus seulement une fonction de communication, mais contribue directement aux objectifs business de l’entreprise. Les réseaux sociaux deviennent des canaux d’acquisition à part entière, avec des stratégies de conversion de plus en plus sophistiquées.

Cette double priorité – notoriété et acquisition – illustre la maturité du métier. Les community managers doivent désormais jongler entre des objectifs de long terme (construire une marque) et des objectifs de court terme (générer des leads et des ventes). Cette dualité nécessite des compétences variées, allant de la création de contenu à l’analyse de données, en passant par la connaissance des tunnels de conversion.

Tendance #4 : L’animation reste au cœur du métier, mais le rôle se diversifie

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La quatrième tendance met en lumière l’évolution des missions du community manager. Si l’animation des comptes et communautés reste la tâche principale (94% des CM s’y consacrent), le métier ne se limite plus à cette seule dimension.

83% des community managers sont également responsables de la rédaction de contenu. Cette statistique confirme que le CM est devenu un véritable créateur de contenus, capable de produire des textes adaptés à chaque plateforme et à chaque audience. La qualité rédactionnelle est devenue un critère différenciant dans un environnement saturé d’informations.

Par ailleurs, 78% des CM s’occupent de la création de visuels. Cette compétence, autrefois réservée aux graphistes, est désormais attendue des community managers. L’explosion d’outils comme Canva (utilisé par 81% des CM selon l’étude) a démocratisé la création graphique et permis aux CM de gagner en autonomie.

Cette polyvalence croissante transforme profondément le métier. Le community manager de 2025 n’est plus seulement un animateur de communauté, c’est un véritable couteau suisse du digital : créateur de contenu, graphiste, analyste, et parfois même vidéaste. Cette évolution soulève aussi des questions sur la charge de travail et la nécessité de se former en continu pour rester à jour sur toutes ces compétences.

Tendance #5 : Meta Business Suite s’impose, mais la diversification des outils progresse

La cinquième et dernière tendance concerne l’écosystème des outils utilisés par les community managers. Meta Business Suite reste le leader incontesté pour la gestion des plateformes Facebook et Instagram. Sa gratuité et son intégration native avec les deux réseaux sociaux de Meta en font un choix évident pour la majorité des professionnels.

Cependant, on observe une progression des outils tiers qui offrent des fonctionnalités plus avancées. Metricool, utilisé par 13% des CM, Swello (9%), Agorapulse (8%) et Hootsuite (6%) gagnent du terrain. Ces plateformes permettent de gérer plusieurs réseaux sociaux depuis une interface unique, d’automatiser certaines tâches, et surtout de bénéficier d’analyses plus poussées.

Une autre évolution notable concerne le social listening : 24% des community managers utilisent désormais des outils comme Talkwalker ou Meltwater pour surveiller les conversations autour de leur marque. Cette pratique, autrefois réservée aux grandes entreprises, se démocratise et permet d’adopter une approche plus proactive de la gestion de communauté.

Pour la création de contenu, Canva domine largement avec 81% d’adoption. Sa simplicité d’utilisation et sa bibliothèque de templates ont révolutionné la création graphique pour les non-designers. Cette hégémonie de Canva confirme l’importance de la dimension visuelle dans le community management moderne.

Cette diversification des outils reflète la professionnalisation du métier et la recherche constante d’efficacité et de performance. Les community managers ne se contentent plus des outils basiques, ils investissent dans des solutions qui leur permettent de gagner du temps et d’améliorer leurs résultats.

Conclusion : S’adapter pour rester pertinent

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Et vous, quelles tendances observez-vous dans votre pratique du community management ? Votre entreprise suit-elle ces mêmes orientations ?

N’hésitez pas à partager votre expérience en commentaire, j’ai hâte d’échanger avec vous sur ces sujets !

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