Elise Oturbon
Elise OTURBON, Account manager chez Efluenz

Bonjour Elise, peux-tu te présenter et nous raconter ton parcours ?

Pas de soucis Sarah, je suis Elise Oturbon et j’ai 25 ans. J’étais destinée au commerce puis j’ai fais du management et je me suis spécialisée dans le marketing digital pour mes dernières années de master. J’ai eu la chance de faire mon alternance à la Voix Média en tant que Chargée marketing digital, ce qui m’a permit de toucher un peu à tout : Seo, création de sites internet, marketing opérationnel, produit… En parallèle, j’ai commencé à développer mon compte Instagram, j’étais très intéressée par les réseaux sociaux. A la fin de mes études, j’ai cherché un poste qui pouvait m’intéressée dans le marketing ou l’influence et j’ai eu une opportunité qui s’est présentée à moi à La Voix Media. Comme Efluenz fait partie à 50% du groupe, j’ai été recruté en tant qu’Account manager afin de développer le marché français. J’étais ravie !!

Quelles marques beauté vois-tu le plus souvent apparaître sur les réseaux sociaux ? 

Celles que l’on voit le plus souvent sont celles que l’on retrouve chez Sephora. Sephora fait beaucoup de publicités sur les réseaux sociaux avec pleins de marques partenaires comme par exemple : Charlotte Tilbury ou encore Tarte. 

As-tu déjà acheté un produit après l’avoir vu sur un influenceur ? 

Oh oui ! Je suis très influencée en général (rire).

Pour toi, Instagram est-il un bon canal pour une marque de beauté afin qu’elle y fasse sa publicité? 

Oui bien sûr, surtout lorsque les marques utilisent le format « réels » qui montre vraiment comment utiliser le produit, ou encore les « routines » make up , skincare ou capillaires. Mais je me sent moins influencée par ses contenus car je ne me maquille pas beaucoup. Je suis plus intéressée par les contenus mode.

Que penses-tu de la réalité augmentée pour ces marques ?

Je trouve que pour beaucoup de secteurs d’activités c’est très intéressant en effet ! Par exemple : lors de la construction d’une maison, le montage d’une cuisine etc … mais en ce qui concerne la beauté ou la mode, la technologie ne va pas très loin ! Ce n’est pas assez pertinent! Par exemple, la marque Loréal a sorti un test via la réalité augmentée avec les fond de teint, malheureusement je ne ferai pas confiance à mon téléphone pour choisir un fond de teint ! La lumière joue beaucoup, on peut perdre 1 à 2 teintes et on ne recevra pas le bon produit à la fin. Je préfère me rendre en boutique et tester moi-même sur ma peau. 

Comment vois-tu l’évolution de la beauté et de l’influence ? 

La frontière entre les deux est de plus en plus mince du fait que beaucoup d’influenceurs créent leur propre marque de beauté (exemple : Noholita avec Voilà, Caroline Receveur avec Osée).

Etre un(e) influenceur/se importante (+400K) ouvre énormément de portes. Dès lors que la marque est crée, la communication va être assez simple pour elles. Le fait aussi de bien gagner sa vie leur permet d’avoir un fond de commerce et de se lancer beaucoup plus facilement que si nous étions une personne lambda qui se lance sans rien au départ.

 

As-tu déjà acheté un produit suite à un live shopping ? Que penses-tu de ce format ? 

Je n’aime pas du tout cette fonctionnalité. Même si le sujet me passionne, je ne ressentirai pas l’envie de prendre rendez-vous à une heure précise et penser à me connecter à ce moment-là. On est trop dépendant du réseau et on est plus maître de son temps. Sans le côté « rareté », je n’ai pas l’envie d’y participer.

Qu’en est-il d’Instagram shopping ?

Je clique souvent sur les produits d’un post qui m’emmène sur Instagram shopping. Cependant, je préfère me rediriger vers le site web de la marque plutôt qu’ajouter directement mes produits dans le « panier instagram ».

 

Peux-tu imaginer, dans un futur lointain (ou proche), la possibilité de réaliser ses achats via le metaverse et de tester les produits de beauté via la réalité virtuelle. Comment l’envisagerais tu ?

Concrètement, cela m’embête. Je déteste être conseillé par les vendeuses mais j’adore aller en magasin pour tester moi-même les produits, toucher le packaging, sentir les textures. En soi, avoir un premier contact avec mon potentiel futur achat. Après, si avec les évolutions de la technologie, nous pouvons ressentir tout cela en restant chez nous, je ne suis pas fermée à l’expérience !  

Un grand merci à Elise pour son temps et ses réponses !