Interview d’une experte en jogging : évolution du coureur en digital runner
Marie, 29 ans, conseillère en affaires publiques court “par périodes”; quand elle ne court pas, elle nage ou va à la salle. La course à pied n’est pas son sport de prédilection; j’ai choisi de lui poser quelques questions pour conserver une approche documentée de ma pensée :
“– Pourquoi cours-tu ?
– Je cours afin d’exercer une activité sportive pour me sentir bien dans mon corps. Je pense que ça me muscle et que ça m’évite de prendre du poids.
– A quelle fréquence dépenses-tu de l’argent pour ce loisir ?
– J’ai acheté mes baskets Nike il y a 5 ans et je continue de les utiliser. Mes affaires de sport sont les mêmes depuis 2 ans : un legging, deux tee-shirts de sport, un pull de courses et un accessoire pour emporter mon portable (à mettre sur le bras). Je compte bientôt m’acheter un short de running.
– Quel est ton rythme et pourquoi cours-tu par périodes ?
– Je ne cours pas à une fréquence régulière. Généralement, j’aime courir au printemps, ou à la rentrée scolaire. Je m’arrête en hiver car il fait nuit tôt et cela me démotive. De manière générale, je préfère courir en fin de journée plutôt que le matin. En ce moment, je cours environ deux fois par semaine pendant 30 min.
– Comment analyses-tu tes runs et quels outils utilises-tu ?
– Je m’intéresse à mon allure car j’apprécie voir ma progression. Je regarde aussi mon allure pour comprendre si cela peut expliquer ou non ma fatigue. Par exemple, il m’arrive de me demander pourquoi est-ce que je me suis fatiguée plus vite tel ou tel jour et de remarquer que c’est dû au fait que j’ai accéléré plus rapidement à ce moment-là. Je suis capable d’analyser cela grâce à une appli qui me donne mon allure à la fin de chaque kilomètre. Avant, l’année dernière, j’utilisais Addidas Running. Désormais, j’utilise Décathlon coach, et cela se synchronise avec Strava. Je suis contente car je peux me créer des petits entraînements. En revanche je n’utilise Strava que comme une mémoire pour mes courses, je ne suis personne et personne ne me suis car cela ne m’intéresse pas.
le marché du running, qu’il soit digital ou physique, concerne de loin les “joggeurs”. Ceux-ci n’y sont pas particulièrement sensibles quand on leur en parle, mais ils utilisent au moins un outil digital de suivi personnel. Les coureurs les plus occasionnels sont touchés par la digitalisation du running. Nous pouvons même parler du digital comme un facteur de motivation pour ces deux sportifs qui utilisent une application de suivi et d’analyse de leurs efforts. François, un autre interviewé, a pensé à la course quand il a demandé sa montre connectée et Marie a déjà changé une fois d’application de running depuis qu’elle court.