Comprendre le SEO à travers le parcours de Nicolas Bouchand, fondateur de SEOlympe

par | Fév 12, 2026 | Actualité | 0 commentaires

Quand j’ai rencontré Nicolas Bouchand, fondateur de SEOlympe, je lui ai dit d’emblée ce que j’avais en tête pour cet entretien : parler de SEO comme si j’expliquais le sujet à quelqu’un qui n’y connaît rien, mais qui a envie de comprendre.

Le SEO est omniprésent dans le digital pourtant beaucoup de professionnels ne savent pas vraiment ce que c’est.

À travers son histoire, sa manière de voir le métier et ses choix d’entrepreneur, Nicolas m’a permis de mettre des mots simples sur un sujet souvent perçu comme “technique”.

Un parcours loin d’être linéaire vers le digital

Rien, au départ, ne laissait penser que Nicolas travaillerait un jour dans le référencement naturel. Il commence par une licence STAPS puis enchaîne avec un master en sport business. Sur le papier, le chemin est cohérent, mais dans les faits il ne s’y retrouve pas vraiment.

C’est en Master DMB qu’il découvre plus concrètement le marketing digital, et surtout le SEO. Parmi tous les leviers abordés pendant l’année le référencement naturel attire son attention : c’est plus technique, plus subtil… et clairement moins populaire auprès des autres étudiants. Là où beaucoup voyaient une matière compliquée lui y a vu un terrain de jeu.

La gen Z : un tourisme 2.0

Après son diplôme, il rejoint Eskimoz, l’une des agences de conseil en SEO les plus reconnues en France, où il occupe successivement les postes de consultant SEO puis d’account manager. Il y apprend le métier “sur le terrain”, au contact de clients, de sites réels, de contraintes business.

Quelques années plus tard, il décide de créer SEOlympe, un organisme de formation spécialisé en SEO. Aujourd’hui, il consacre l’essentiel de son temps à former, accompagner et structurer des stratégies plutôt qu’à faire uniquement du conseil.

Le SEO, expliqué simplement

Quand je lui demande de résumer le SEO “pour quelqu’un de complètement débutant”, Nicolas sourit : même ses proches ont longtemps eu du mal à comprendre ce qu’il faisait exactement.

Sa définition est simple : le SEO est un levier marketing qui permet à une marque d’apparaître dans les moteurs de recherche quand quelqu’un tape une requête en lien avec son activité.

Concrètement, lorsque vous saisissez une recherche sur Google, le SEO contribue à déterminer quelles entreprises seront visibles… et lesquelles resteront en bas de page, voire invisibles. Une marque peut proposer un excellent produit, si personne ne la trouve, elle n’existe pas vraiment dans l’esprit des utilisateurs.

La gen Z : un tourisme 2.0

Nicolas illustre cela avec un exemple très parlant : aujourd’hui, quand quelqu’un tape “Formation SEO Paris” sur Google, SEOlympe apparaît en première position dans le pack local (Google Maps).

Cette visibilité génère des appels, des demandes de contact et, au final, des participants en formation. Sans travail SEO, ces opportunités n’arriveraient tout simplement pas jusqu’à lui.

Pourquoi choisir le SEO plutôt que le SEA ?

Naturellement je lui pose la question que beaucoup se posent : pourquoi avoir choisi le SEO plutôt que le SEA, la publicité payante sur les moteurs de recherche ?

Nicolas se définit clairement comme “team organique”. Il préfère un modèle où une marque apparaît parce qu’elle est jugée pertinente et fiable plutôt que parce qu’elle paie pour être visible. Le SEO s’inscrit dans une logique de temps long, avec des effets durables, là où le SEA ressemble davantage à un “boost” ponctuel.

Pour autant, il ne les met pas en opposition. Selon lui, SEO et SEA sont complémentaires. Le SEA est très utile pour obtenir rapidement de la visibilité, par exemple lors d’un lancement ou d’un événement proche. Le SEO, lui, construit une base solide sur le long terme.

Dans un scénario idéal une entreprise travaille les deux à la fois : le SEA permet de tester des mots-clés, de générer des premiers résultats et du chiffre d’affaires tandis que le SEO prend progressivement le relais et réduit la dépendance à la publicité payante.

Comment le SEO a changé : mobile-first, IA et GEO

Depuis ses débuts en 2018, Nicolas a vu le SEO évoluer rapidement. Deux grandes transformations ressortent de notre échange.

La première, c’est le passage au mobile-first. Aujourd’hui, Google analyse principalement un site à travers sa version mobile. Un site pensé uniquement pour l’ordinateur, avec une version mobile secondaire ou mal optimisée, part clairement avec un handicap. Pourtant, beaucoup d’entreprises ont encore un décalage important entre leur version desktop et leur version smartphone.

La deuxième transformation, plus récente, concerne l’arrivée des intelligences artificielles génératives. Elles transforment à la fois la manière de produire du contenu et la façon dont les internautes accèdent à l’information. C’est dans ce contexte qu’émerge le GEO.

On peut résumer le GEO comme “le SEO appliqué aux IA” : l’idée est de travailler sa présence dans les réponses proposées par des outils comme ChatGPT ou Perplexity, au même titre qu’on travaille sa visibilité dans Google.

Les marques doivent désormais penser leur visibilité au-delà du moteur de recherche classique.

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L’IA dans le SEO : alliée, pas substitut

Nicolas m’explique que certains clients sont déjà venus le voir en disant qu’ils souhaitaient “laisser tomber Google pour tout miser sur ChatGPT”. Pour lui, c’est une vision dangereuse.

Aujourd’hui Google concentre encore une immense partie des recherches. Ignorer ce canal serait se couper d’une majorité d’opportunités. En revanche, il considère essentiel d’intégrer dès maintenant le GEO dans les stratégies plutôt que d’attendre que le marché soit saturé.

L’IA est un outil précieux pour gagner du temps : rédiger des premières versions de contenus, générer des idées, structurer un plan. Mais elle ne remplace ni l’expérience, ni l’analyse, ni le sens stratégique d’un expert SEO.

Elle ne peut pas corriger seule une architecture de site, gérer des redirections complexes, prioriser les actions à fort impact ou construire une véritable identité de marque.

L’IA améliore le travail d’un humain, elle ne s’y substitue pas.

Les erreurs les plus courantes chez ceux qui ne maîtrisent pas complètement le SEO

En formation comme en entreprise, Nicolas retrouve souvent le même scénario : des personnes convaincues de “déjà faire du SEO” mais qui se limitent en réalité à quelques notions très basiques.

Connaître la définition d’un mot-clé ou d’une balise title est utile, mais insuffisant pour piloter un projet de référencement. Le SEO repose sur de nombreux facteurs : aspects techniques, qualité du contenu, structure du site, maillage interne, popularité, etc.

Sans mise en pratique, ces notions restent théoriques et ne produisent aucun résultat concret. C’est pour cette raison que Nicolas défend une approche très orientée terrain : apprendre, oui, mais surtout appliquer, tester, corriger, et mesurer l’impact des actions.

Avec un petit budget : SEO ou SEA ?

stratégie SEO mots clés

Je lui pose ensuite une question que beaucoup de petites structures pourraient se poser : avec un budget limité, vaut-il mieux investir en SEO ou en SEA ?

Pour Nicolas, un budget de 500 à 1 000 € par mois est généralement plus pertinent en SEO qu’en SEA, surtout sur des marchés concurrentiels. En publicité, ce montant peut être vite absorbé, avec un impact parfois limité.

En SEO, ce même budget permet de travailler progressivement la structure du site, le contenu et des mots-clés spécifiques, notamment via la “longue traîne” : des requêtes plus précises, moins concurrentielles, sur lesquelles on peut obtenir des résultats visibles plus rapidement.

Il rappelle cependant que lorsque le besoin de visibilité immédiate est très fort (événement à courte échéance, saisonnalité forte, lancement urgent), le SEA reste un levier utile, à condition de l’intégrer dans une vision globale où le SEO prend ensuite le relais.

Pourquoi il a choisi la formation avec SEOlympe

Au fil de notre échange, un point revient souvent : la frustration liée au conseil en agence. Nicolas me raconte ces heures passées à produire des recommandations détaillées, parfois peu ou mal appliquées par les clients. Quand rien ne change sur le site les résultats ne suivent pas… et la relation se tend.

Cette expérience l’a poussé à imaginer une autre manière de transmettre son expertise. La formation est arrivée un peu par hasard, via une première intervention en école, qui a reçu des retours très positifs. Cela a été un déclic : il y avait, selon lui, un vrai besoin d’accompagnement concret notamment dans les écoles post-bac et auprès de professionnels en reconversion ou en montée en compétences.

SEOlympe est né d’un constat : proposer des formations qui ne se contentent pas de “parler de SEO”, mais qui rendent les apprenants réellement opérationnels.

Ce qui distingue SEOlympe

Lorsqu’il décrit ce qui fait la spécificité de SEOlympe, Nicolas insiste sur un point central : la méthode. Les formations sont structurées autour de 80% de pratique et 20% de théorie, avec un format en présentiel.

Pas de catalogue de vidéos à regarder seul devant son écran. À la place, des sessions où l’on manipule des outils, où l’on travaille sur des cas concrets, où l’on pose des questions en direct. Le formateur n’est pas seulement “un expert qui parle”, mais un guide qui accompagne pas à pas.

La gen Z : un tourisme 2.0

L’objectif est clair : que les participants repartent avec des compétences mobilisables dès le lendemain en entreprise, en agence ou en freelance, et pas seulement avec un glossaire de termes SEO.

Le SEO : un secteur riche, mais pas pour tout le monde

Nicolas reste lucide et honnête sur la réalité du métier : le SEO n’est pas fait pour tout le monde. Il demande de la patience, de la curiosité, une capacité à remettre en question ses hypothèses et à accepter que tout ne fonctionne pas du premier coup.

Le quotidien d’un expert SEO, c’est aussi beaucoup de tests, d’ajustements, d’essais… et parfois d’échecs avant de trouver les bons leviers.

En revanche, le SEO est devenu un véritable secteur, avec une grande diversité de rôles : consultant SEO, account manager, spécialiste GEO, expert SEO sur des plateformes spécifiques comme TikTok ou Pinterest, etc. Les besoins des entreprises sont nombreux, que ce soit en agence ou chez l’annonceur.

Avec le recul, Nicolas ne regrette pas d’avoir quitté le sport business : le SEO lui a permis de construire une carrière solide, de lancer son propre organisme de formation et de ne jamais manquer d’opportunités professionnelles.

Ce que je retiens de cette rencontre

En sortant de cet entretien, je n’avais plus la même vision du SEO. Ce n’est pas seulement un ensemble de techniques pour plaire aux algorithmes mais un levier stratégique qui conditionne la visibilité d’une marque dans un monde où presque tout commence par une recherche.

Le parcours de Nicolas montre aussi qu’un choix de spécialisation peut devenir un vrai atout : en s’orientant vers un sujet que peu d’étudiants aimaient, il a construit une expertise rare, recherchée, et en a fait le cœur de son projet entrepreneurial.

Et si je repense à mon objectif de départ qui était de pouvoir expliquer le SEO à quelqu’un qui n’y connaît rien, je me dis que cette phrase résume bien ce que j’ai appris : le SEO, c’est l’art de faire en sorte que les bonnes personnes rencontrent la bonne marque, au bon moment, sans se rendre compte que, derrière, quelqu’un a patiemment travaillé pour que cette rencontre ait lieu.

Article écrit par Leandra PAOLOZZI,

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