En 2023, les applications et les sites de rencontre comptaient 366 millions d’utilisateurs actifs à travers le monde. Parmi les plateformes les plus populaires, on retrouve Tinder, Bumble et Hinge, qui envahissent l’univers du dating. Ces applications sont utilisées par plus d’un tiers des Français en 2021 contre 16 % en 2011.

Le digital a profondément transformé notre manière de rencontrer des partenaires potentiels. Avec l’explosion de plateformes, les rencontres amoureuses se sont digitalisées à une vitesse fulgurante. En 2024, plus de 300 millions de personnes dans le monde utilisent des applications de rencontre. Cette montée en puissance soulève une question cruciale : les algorithmes, moteurs de ces plateformes, influencent-ils vraiment nos choix amoureux ? En quoi transforment-ils les dynamiques de pouvoir, de genre et de relation ?

Prenons l’exemple de Lucie et Quentin, un couple qui s’est rencontré sur Tinder en 2019. Leur histoire, bien que moderne, est devenue emblématique de cette nouvelle ère. Ils se sont « matchés » en quelques secondes, ont échangé des messages pendant des semaines avant de se rencontrer en personne. Leur relation, comme beaucoup d’autres, a débuté grâce à un algorithme.

Les algorithmes des applications de dating : entre promesse et réalité

Les algorithmes de matching sont conçus pour optimiser nos relations potentielles en se basant sur nos préférences, nos comportements passés et nos likes. Cependant, cette optimisation crée une illusion de choix. En réalité, ces algorithmes limitent notre exposition à certaines personnes, souvent basées sur des critères implicites comme la beauté, l’âge ou la proximité. Le swipe de Tinder, par exemple, gamifie les relations et rend les matchs prévisibles.

En France, 30 % des couples se seraient formés via une plateforme de rencontre. Le marché des sites de rencontre en France devrait représenter 203 millions d’euros en 2025, contre 172 millions en 2020. Malgré la promesse d’un amour plus accessible, la réalité est souvent différente. Le paradoxe du choix, où trop de choix peut conduire à l’indécision ou à une « consommation » rapide des relations, est bien réel. Des études montrent que la satisfaction amoureuse dans les couples rencontrés en ligne n’est pas nécessairement plus élevée que celle des couples formés de manière traditionnelle.

Algorithmes et stéréotypes de genre : une romance digitalisée

Les algorithmes de rencontre ne sont pas exempts de biais. Ils peuvent favoriser certains critères physiques, créant une forme de discrimination algorithmique en fonction du poids, de la couleur de peau, etc. Une étude de l’appli américaine AYI a montré que les hommes blancs reçoivent plus de réponses que les hommes d’autres origines sur certaines plateformes. De plus, les stéréotypes de genre sont souvent renforcés par ces algorithmes, incitant les femmes à être « plus sexy » et les hommes à être « plus alpha ».

Les dynamiques patriarcales influencent également les interactions en ligne. Par exemple, qui initie la conversation, qui « ghoste » le plus, etc. Les réseaux sociaux jouent un rôle crucial dans la perception de la romance, idéalisant les relations via Instagram ou TikTok et influençant les couples « goals ». Les campagnes publicitaires des applications de rencontres renforcent souvent ces stéréotypes genrés.

L’économie de l’amour : quand les relations deviennent un marché

Les applications de rencontre utilisent des modèles freemium, offrant un accès gratuit avec des options payantes pour optimiser les chances de match ou les options de sujets de conversation. De nombreux utilisateurs paient pour des boosts de visibilité ou des super likes. L’amour devient ainsi un produit consommable, avec une « valeur marchande » des profils sur les plateformes de rencontre.

Les réseaux sociaux et les influenceurs jouent un rôle majeur dans la commercialisation de la romance. Des couples célèbres vendent des produits à leurs followers, et les partenariats entre applications de rencontres et influenceurs promeuvent une vision idéalisée de l’amour en ligne. Cette marchandisation des relations peut avoir des conséquences psychologiques, comme la déshumanisation des interactions et l’impact sur l’estime de soi. Les algorithmes favorisant certains types de beauté ou de comportement peuvent générer des insécurités chez certains utilisateurs, augmentant les cas de dépression liée à l’usage d’applications de rencontre.

Vers une romance plus inclusive grâce au digital ?

Certaines applications de rencontre se sont spécialisées pour des groupes sous-représentés. Par exemple, HER pour les femmes LGBTQIA+ et Bumble qui donne le pouvoir aux femmes de commencer la conversation. Ces plateformes proposent une vision plus inclusive et diverse des relations amoureuses. Cependant, même sur ces plateformes, les algorithmes restent biaisés, avec une représentation inégale des groupes LGBTQIA+ et une surreprésentation de certains critères physiques.

Des initiatives cherchent à rendre l’amour digital plus inclusif et authentique, en utilisant des algorithmes plus équitables et en se concentrant sur les personnalités plutôt que sur les apparences physiques. Les promesses de l’IA dans les rencontres pourraient permettre de mieux comprendre les compatibilités réelles entre individus, au-delà des stéréotypes.

Nouveau départ ou retour aux stéréotypes ?

L’ère digitale a transformé les rencontres amoureuses, apportant des avantages mais aussi des défis. Les algorithmes, la monétisation et les biais sont des enjeux majeurs, mais il y a aussi des efforts pour rendre les rencontres plus inclusives. L’avenir de la romance digitale, avec les progrès technologiques comme l’IA et la réalité virtuelle, reste à définir. L’amour en ligne est-il une révolution qui libère ou une nouvelle forme de contrainte sociale, façonnée par la technologie et ses algorithmes ? Seul l’avenir nous le dira.

 

Note méthodologique pour l’article sur le digital et les rencontres

  1. Les outils en question

Pour la rédaction de cet article, j’ai utilisé la version avancée (payante) de Copilot, l’IA de Microsoft. J’ai également utilisé chat GPT pour construire mon plan d’article.

Les mises à jour fréquentes de ChatGPT et Copilot permettent d’améliorer la qualité des réponses générées, rendant l’outil plus précis et pertinent pour la rédaction de l’article.

  1. Exploration, développement d’idées et créativité

L’utilisation de l’IA a été cruciale pour explorer des idées et développer le contenu de l’article. Voici comment j’ai procédé :

Je savais que je voulais que mon article tourne autour des sujets des femmes, de l’amour et du digital.

L’idée de l’article est venue de mon expérience personnelle et des contenus que j’ai déjà produits par le passé. Copilot m’a donné des exemples de y compris des études sur les comportements numériques et des articles sur les tendances des applications de rencontre.

  1. Planification et organisation

L’IA a joué un rôle clé dans la structuration de l’article. J’ai utilisé Copilot pour structurer mes idées et créer un plan cohérent.

Impact sur l’efficacité : Passer par l’IA m’a permis de gagner du temps sur la synthétisation des données que j’avais en ma possession et structurer mes idées et mon brouillon.

  1. Rédaction et articulation

Environ 60 % du texte de l’article a été généré par l’IA, avec des ajustements et des révisions manuelles pour assurer la cohérence et le style.

J’ai fait un prompt dans lequel j’ai joint des articles que j’ai déjà écrit, et j’ai demandé à l’IA de formuler en s’inspirant de ce style.

 

  1. Éthique, source et hallucination

L’utilisation de l’IA a été documentée de manière éthique :

Tout le contenu généré par l’IA était correct. J’ai uniquement dû vérifier certains chiffres et demandé d’ajouter des exemples concrets.

  1. Enseignements, Synthèse

L’IA m’a permise de gagner du temps et d’améliorer la qualité du contenu, en me fournissant une structure que j’aurai eu du mal à établir car j’avais beaucoup d’informations et de bouts d’article en ma possession, sous forme de brouillon.

  1. Annexes : Exemples de prompts et interactions

Voici quelques exemples de prompts utilisés et des interactions avec l’IA :

Prompt 1 :

Je dois écrire un article en lien avec les sujets des femmes, de l’amour et surtout des transformations digitales. Donne-moi tris idées d’articles anglés et pertinents, ainsi qu’un plan pour chacun d’eux. Ils doivent être adaptés à une diffusion sur le web. Voici les articles que j’ai déjà écrit : lien de mon site professionnel

Prompt 2 :

A partir de ces notes et cette introduction, écris-moi un article complet et sourcé de 1000 mots. Tu dois penser à reformuler mes titres (H1 et H2) comme un expert du SEO.

Prompt 3 :

Retire les bullet points et inspire-toi de la manière d’écrire dans cet article issu de mon blog Tout le monde veut prendre sa place – Enquête sur les fratries (educc.me)