Aujourd’hui je me lance dans un nouvel exercice : Crée une chaine et une chronique à la façon d’un YouTuber. 

Étant gros consommateur de vidéos sur cette fabuleuse plate-forme, j’ai souvent pensé créer ma propre chaine mais je n’ai jamais pris le temps pour ça. Je trouvais ça trop compliqué à mettre en place et je n’avais pas le courage pour me lancer. Hier soir j’ai tenté l’expérience ! Je me suis dis  « Thomas, si tu ne le fais pas
maintenant, tu ne le feras jamais ! ». J’avais l’occasion de tester ce support vidéo à travers ce blog. 

Je découvre la routine d’un YouTuber :

18h –  trouver un concept. On parle de digital, les YouTubers vulgarisent des disciplines… Pourquoi ne pas vulgariser certains termes ou sujets du digitale ? Je pourrais parler d’UX de SEO de retargeting … tient le retargeting ! c’est plutôt facile à traiter et j’ai déjà quelques idées en tête.

18h30 – J’ai mon sujet et il faut que je commence à écrire ! C’est la partie que j’ai le plus négligé … Je prend une petite demi-heure pour écrire mon texte, quelques blagues (qui tombent à l’eau) Les idées clefs, les coupes etc.

19h00– Les problèmes commencent ! On arrive au moment fatidique du tournage. Pour la vidéo, j’avais pris soin d’emprunter l’appareil photo de ma copine. Pour le son j’avais ce qu’il faut étant musicien ! Il faut trouver un décors, se cadrer tout seul, faire le point tout seul, installer le micro hors chant et le relier à mon lap-top via ma carte son… Et surtout géré la lumière !
Mon studio est sombre, je n’ai pas vraiment de lampe que je puisse utiliser à part un vieil éclairage de chantier allogène.
Je le place derrière la caméra, le rendu est top !
J’ai juste oublié un détail : je ne peux plus regarder la caméra car la lumière m’aveugle et me brule les yeux … merci l’allogène … je décide de poser le spot par terre, l’éclairage est affreux mais au moins je peux regarder la caméra !

Vu que je suis tout seul je décide de tout faire en une prise. Je laisse tourner la caméra et je déblatère tout mon texte pendant environ 25 mins.

19h30 – C’est enfin terminé ! je peux me mettre au montage. Je sors la carte SD de la caméra, je récupère les rushs (pardon ! LE rush) et j’extrait le son que j’avais enregistré en parallèle. Et la, c’est le drame ! Le son ne s’est pas enregistré … J’avais oublié d’activer une fonction sur logic pro X … erreur stupide et irréparable .. je n’ai pas le temps de recommencer (et surtout plus le courage). Je me contenterai du son de la caméra, c’est vraiment honteux venant d’un amoureux du son comme moi …

19h45 – Je commence le montage : c’est vraiment difficile de se regarder et de s’entendre parler tout seul. J’ai l’air ridicule, mes blagues sont un peu décevantes, mais j’essaye de rendre tout ça plus attrayant grâce à la magie d’un montage dynamique façon YouTuber ! Si il y a bien une chose que m’aura enseigné tout ce temps passé à flâner sur Youtube, c’est bien l’importance d’un montage rythmé !

21h– Après le montage un ami vient me rejoindre chez moi pour me raconter son weekend, j’en profite pour lui montrer un extrait et voir ce qu’il en pense ! Je stresse énormément, je m’attend à des éclats de rires nerveux et gênants face à ma prestation déplorable … Finalement ça va ! Il me fait quelques remarques mais l’ensemble est plutôt positif !

22h – Mon ami s’en va ! J’ai presque fini la vidéo, je suis soulagé.

22h05 – Je me rend compte qu’il me reste à :

  • crée une chaine
  • habillé la chaine
  • uploader la vidéo
  • trouver un titre
  • faire une vignette
  • écrire cet article

Bref un milliard de petites choses qui mises bout à bout prennent un temps fou à être réalisées.

Au final qu’est ce que tout ça m’a appris ?

Premièrement c’est une première expérience et donc une façon de me tester pour savoir ou mes compétences coincent. Ensuite je me suis rendu compte de la quantité de travail que cela représentait. Le statu de « YouTuber » est encore mal accepté en tant que métier. On s’imagine plutôt l’adolescent vivant chez ses parents qui se filme dans sa chambre.

Pour moi YouTuber est une activité qui nécessite énormément de compétences : l’écriture, le cadrage, le son, le montage, photoshop, la gestion de chaine, la communication … et j’en passe !

Le plus dur pour moi reste encore ce que je m’apprête à faire : poster publiquement cette vidéo et m’exposer aux critiques.
La bonne nouvelle c’est que l’expérience m’a beaucoup plu et que je suis déjà en train de réfléchir à la seconde vidéo !
Cette fois l’image, le son et l’écriture seront meilleurs et je ne serais surement pas seul dans cette vidéo…

Je vous laisse avec man superbe création :