Siri, Alexa, Google Assistant… Qu’est-ce que ces assistants vocaux ont en commun ? Cette forme d’IA fait de plus en plus partie de notre vie quotidienne et elles sont tous de sexe féminin.

Vous ne vous êtes peut être jamais fait la réflection jusqu’à présent, et certains diront que plusieurs systèmes d’automatisation vocale de l’IA proposent désormais l’option d’une voix masculine. Cependant, le fait est que la voix par défaut de la plupart des assistants vocaux est féminine et, pour la plupart, porte un nom féminin.

 

« Nous préférons les voix féminines »

Un nombre importants d’études suggèrent que les humains préfèrent le son d’une voix féminine plutôt que masculine Certains pensent même que notre préférence pour les voix féminines commence lorsque nous sommes fœtus, car ces sons nous apaisent et nous calment dans l’utérus.

Et si les avantages de l’utilisation de ces assistantes sont considérables, leurs créateurs sont critiqués pour avoir opté pour des voix féminines, car elles peuvent inconsciemment réaffirmer la construction sociale dépassée et les préjugés sexistes selon lesquels les femmes sont soumises : polies, aimable et toujours là pour « aider » les autres.

L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) a décidé d’étudier l’impact que pourraient avoir ces technologies sur la représentation des femmes. Ses conclusions, publiées cette semaine dans un long rapport, estiment que ces systèmes tendent à renforcer les stéréotypes sexistes.



« Le fait que la voix des assistants vocaux soit féminine envoie comme signal que les femmes sont serviables, dociles, toujours prêtes à aider. (…) L’assistant vocal répond toujours aux demandes, quels que soient leur ton ou leur hostilité. »

Comment lutter contre les préjugés sexistes dans l’automatisation vocale ?

Si les constructeur d’assistants vocale ont apporté  progressivement des modifications à leurs produits en permettent désormais à l’utilisateur de choisir – la voix est majoritairement féminine par défaut. 

Il semble que les préjugés sexistes dans l’automatisation vocale soient dus à un manque de données et à des perceptions largement acceptées et incontestées de la voix féminine. 

Cependant, il existe des mesures que nous pouvons prendre pour modifier les préjugés sexistes, non seulement dans l’automatisation vocale, mais aussi dans l’industrie de l’IA elle-même.

  • Investir dans la technologie d’apprentissage automatique
  • Définir les normes de l’IA
  • Transparence dans la collecte des données
  • L’inclusion dans l’industrie de l’IA

 

Réflexions 

Les assistants vocaux font et feront peut-être toujours partie de notre vie quotidienne, et pour cette raison, nous ne pouvons pas ignorer les préjugés sexistes qui entourent ce type de technologie d’IA.

Néanmoins, en choisissant d’utiliser des développements d’apprentissage automatique plus avancés et en ayant des discussions plus ouvertes sur la représentation des sexes dans l’automatisation vocale, nous pouvons prendre des mesures pour créer des produits d’IA plus inclusifs.