Un marketing d’influence 3.0

Un marketing d’influence 3.0

Un marketing d’influence 3.0

À l’heure où le marketing d’influence explose à travers le monde, l’intelligence artificielle vient bouleverser ce milieu avec la montée en puissance des influenceurs virtuels.
D’abord apparu avec la création de Lil Miquela en 2016, ce phénomène prend de plus en plus d’ampleur et compte aujourd’hui 130 robots 3.0. Ces derniers prennent une place toujours plus importante au fil des ans en devenant des personnalités publiques à part entière et de véritables acteurs influents.

Mais qui sont-ils ?

Ils sont mannequins, chanteurs, égéries, rappeurs, Vtubers.
Ils nous divertissent et nous inspirent au quotidien.
Conçus via une technologie de modélisation 3D et de capture de mouvement, ces personnalités virtuelles au physique impeccable voient le jour sur nos réseaux sociaux en se mettant en scène dans des situations banales du quotidien et en interagissant avec leur communauté.
Porteur d’une histoire, d’une identité et d’un univers qui leur sont propres, ces influenceurs robots apparaissent comme de véritable personnage à la fois intrigant et authentique.
« Les utilisateurs étaient lassés par ces contenus répétitifs donc on voulait concevoir quelque chose qui était complètement différent, original » nous précise Félix Renaut, le créateur de la première influenceuse virtuelle française, Yasmine Varma.

Pourquoi ces influenceurs virtuels suscitent de l’intérêt auprès des marques ?

Au-delà de leur physique irréprochable et de leur jeunesse éternelle, ces avatars ont l’avantage de ne pas être sujets à des scandales ou des problèmes de réputation.
Comme l’explique Chen May Yee, directeur régional du cabinet d’intelligence Wunderman Thompson, « ils ne feront pas de commentaires politiquement incorrects ou ne seront pas mêlés à des scandales sexuels ».
Concernant le budget des marques, faire appel à des influenceurs robots coute moins cher puisque nous pouvons retirer le coût des transports, de l’hébergement, des maquilleurs, des photographes…
Côté marketing stratégique, une étude menée par YouTube a révélé que 47% des téléspectateurs du monde entier seraient prêts à consommer des contenus mettant en scène ces personnages fictifs. De plus la plateforme HypeAuditor ajoute que ces influenceurs virtuels apporteraient 3 fois plus d’engagement que des influenceurs réels.
Une sacrée opportunité pour les marques qui souhaitent toujours plus se développer, se démarquer, et se connecter avec son public.
HypeAuditor déclare que ces avatars virtuels se composent d’une communauté constituée à 45% de femmes âgées de 18 à 34 ans et 14% de 13 à 17 ans. Une véritable aubaine pour atteindre un public plus jeune.
Aucun texte alternatif pour cette image

Un phénomène de plus en plus colossal

Le phénomène des influenceurs virtuels connaît un accroissement non négligeable auprès des adolescents asiatiques.
« La génération Z est le plus grand groupe d’internautes en Asie, et c’est une génération adepte du digital qui est très familière avec les réseaux sociaux et tout ce qui est virtuel » affirme Nick Baklanov spécialiste en marketing chez HypeAuditor.
Et Chen May Yen ajoute : « La répression récente du gouvernement chinois à l’encontre de riches influenceurs, jugés « vulgaires » et « immoraux » est susceptible de renforcer encore l’attrait pour le virtuel ».
Mais cette nouvelle tendance ne s’arrêt pas là et s’étend jusqu’au secteur du luxe. En effet, des marques telles que Prada, Calvin Klein, Balmain, Dior ou encore Adidas ont fait appel ces dernières années à ces influenceurs robots pour des campagnes marketing.
L’artiste virtuelle Ruby9100m a collaboré avec Adidas pour promouvoir les baskets Ozrah. De son côté, Balmain a fait appel à la Balmain Virtual Army, Margot, Shudu et Zhi, trois mannequins virtuels, pour une de ses campagnes en 2018. La même année, Lil Miquela avait pris le contrôle du compte Instagram de Prada lors de la semaine de la mode à Milan.
Plus récemment, certaines maisons de luxe se mettent elles-aussi à créer leur propre égérie virtuelle comme c’est le cas chez Prada avec leur nouvelle muse Candy qui a vu le jour en octobre 2021.

Une nouvelle ère du numérique

L’émergence des influenceurs virtuels arrive à l’heure où la covid a chamboulé notre manière de consommer du numérique et d’interagir avec nos pairs. Les individus sont de plus en plus connectés et consomment en abondance du digital.
Par ailleurs, le métavers est en pleine explosion là où les grosses puissances numériques se consacrent davantage à ces futurs mondes virtuels.
Des marques de divers secteurs vont être de plus en plus nombreuses à exploiter ce nouveau phénomène.
AI Ailynn, influenceuse robot thaïlandaise comptant 11k abonnés, est l’égérie d’un opérateur de téléphonie mobile.
Même l’organisation mondiale de la santé s’est vue diffuser des messages d’information sur le coronavirus via l’avatar Knox Frost qui recense 700 000 abonnés.
Quel futur imaginer pour l’intelligence artificielle ? Nous sommes à l’aube du monde de demain où tout être humain aura probablement une version digitale dans des mondes alternatifs.

Source : https://www.lexpress.fr/actualites/1/actualite/le-succes-des-influenceurs-virtuels-en-asie-un-avant-gout-du-metavers_2162536.html