Un grand pas vers le digital

Grâce au QR code, le lien ne s’est pas totalement perdu lors la pandémie du COVID-19. Vous savez ces petits carrés noirs et blancs, dans lequel il y a une information enregistrée. Généralement il s’agit d’une URL, c’est-à-dire l’adresse d’un site Web.

Son utilisation est devenue très courante et est rentrée dans les « normes » principales lors de la pandémie. Nous l’avons utilisé pour avoir le menu dans un restaurant, pour trouver un contact sur Linkedin ou Instagram. Il est également possible d’enrichir une publicité ou un magazine papier en y associant un site Internet sur lequel il y aura davantage d’informations. Comme le magazine Cosmopolitan qui intégrait des QR codes Snapchat afin d’augmenter leur nombre d’abonnés en ligne. Ces QR codes à scanner peuvent également être ajoutés sur bien d’autres supports tels que les cartes de visite, les mails ou encore les SMS.

Et pourtant, il existe depuis 1994 et il est très populaire au Japon depuis le début des années 2010. Alors sommes-nous toujours à la page avec nos QR codes ?

Sondage QR code

Malgré l’utilisation quotidienne des QR codes, est apparu une évolution récente avec le tag « porc-épic »

La révolution

Après une série de barres noires et blanches agrémentée d’un numéro à 10 chiffres : le code-barres, inventé dans les années 1970, a révolutionné le commerce. Les années 2000 ont vu l’avènement du QR code (Quick Response), inspiré par le design du jeu de Go. Les années 2020 pourraient être celles du code « porc-épic », tel que l’ont surnommé les chercheurs de l’université de Washington et de Microsoft Research. Leur théorie développée dans la revue Nature Communication n’est toutefois pas révolutionnaire: elle consiste à coder les informations sous forme d’ADN (les bits informatiques 0 et 1 laissant place aux nucleotides À,C,G et T). Cette technique permet théoriquement de stocker beaucoup plus d’informations sur un espace réduit et de les conserver extrêmement longtemps (pendant plusieurs millions d’années).

Une toute autre fonction mais utile et clairement dans l’actualité : ses bases de données pourraient contenir tous les ADN connus sous la forme de code-barres. Afin de faciliter l’identification de virus ou de bactéries présentes chez un patient. Elle pourrait aussi aider à déterminer des anomalies chromosomiques, souvent causes de maladies génétiques, en comparant le code-barres d’un chromosome sain à celui d’un patient. Scanner un menu, nous paraît tout de suite moins avancé en termes de technologie, quand l’on nous parle de comparer nos ADN à l’aide des QR codes. Alors,  convaincu et prêt à partager vos ADN ?

Par Clara MREJEN