La nouvelle génération mode est green et numérique

Les futurs acteurs du business de la mode commencent très tôt. Certains n’ont même pas passé le bac, mais ils ont déjà tout compris.

Précocement matures ils sont bien conscients des enjeux de la surproduction des vêtements et l’impact que la « fast-fashion» génère sur la planète. Cette jeunesse dorée, passionnée de la mode et des pièces vintage se lancent déjà dans le monde du business. Cependant, de manière plus responsable et tout à fait dans l’ère du temps. La technologie et le numérique sont les outils préférés de ces jeunes       « e-chinners » qui cassent les codes du business de la mode.

Alors, ils sont nombreux à créer leur compte chez Depop, petit frère du lithuanien Vinted. Cette Marketplace britannique est moins connue en France. Et pourtant, leur concept a été plébiscité par la « business jeunesse » et des nombreuses stars. Comme les chanteuses des années 2000, Lily Allen et Kate Nash, ou la top model Emily Ratajkowski. Et encore, la plus jeune, la star de Game of Thrones, Maisie Williams vend aussi ses tenues sur l’application. Mais c’est pour la bonne cause. Les bénéfices sont reversés à trois associations qu’elle soutient.

Leur présentation sur cette application, est plus pop et funky, plus pointue et plus soigneusement présentée

On a l’impression d’être sur des pages Instagram!  Cependant, ce sont les ingénieux vendeurs et jeunes entrepreneurs qui mettent en lumières leurs vêtements dont ils veulent se débarrasser. Des pièces vintages ou secondes mains, bien présentées afin d’inspirer les futurs acheteurs à mieux s’identifier à leurs futurs achats.

Aujourd’hui, l’engouement pour le vintage ou pièces de secondes mains est tel que des plateformes et des applications consacrées à ce marché sont pléthoriques ! Certaines parmi elles, ont connu de vraie « Success Story », comme Poshmark , version américaine de Vinted en Amérique du Nord, qui  s’est introduit en Bourse cette année et puis StockX, dans le luxe, avec des pièces collectors sans forcément être déjà utilisées, se retrouvera à le Wall Street bientôt également selon les spécialistes.

Génération Z, la mode dictée par une poignée de marques est-elle finie ?

 

Sans doute, la mode a changé depuis la crise sanitaire.

Sa chaine de valeur ainsi que sa consommation sont en pleine transformation.

Un des principaux acteurs de cette transformation, est la génération Z (née entre 1998 et 2006).

La génération Z n’a jamais connu de période sans Internet et a de grandes attentes en matière d’expériences mobiles. Alors que la technologie est au centre de leur vie, ils se soucient également des causes et des problèmes sociaux.

Parmi les critères d’achat de cette jeune génération de consommateurs, figurent certes le prix et la qualité. Ils sont respectivement 60 % et 47 % à l’avoir cité parmi les trois premiers dans le domaine de l’habillement. Mais d’autres facteurs apparaissent plus importants encore que pour les générations précédentes, comme la provenance (21 %), le fait que ce soit unique (16 %) ou à la mode (15 %). Car, pour bon nombre d’entre eux, il est très important d’avoir un style unique (14 % des réponses de la génération Z, contre 9 % pour la génération X). « Ils sont attirés par les collaborations de designers, les produits en série limitée. Ils cherchent à se singulariser », 10,3 % des jeunes déclarent aimer acheter des marques connues ou des grandes marques que beaucoup de gens reconnaissent, contre 8,3 % de la génération X et 2,4 % chez les baby-boomers.

Par ailleurs, quelques ambitieux de cette génération, qui ont le sens des affaires plus développé, se sont lancés.  Et ils arrivent à se verser un salaire digne d’un cadre.

Des véritables traders du sneakers, plus connu comme « Conso Tradeur ». Ils traquent les sneakers le plus rares et les dernières sorties afin de spéculer et décrocher les meilleures ventes. Ils peuvent parfois rapporter gros, sur les Marketplace.

Ils sont déjà propulsés dans cet univers paradoxal où les opportunités sont florissantes, à la condition d’ouvrir grand les yeux et d’être le plus rapide.  

Et si les influenceurs virtuels remplaçaient les influenceurs en chair et d’os ?

Cela est bluffant, voir déstabilisant ! Nous avons presque envie de ressembler à ces influenceur(euses) virtuels(elles) tellement elles/ils sont « cool ». Ils dégagent une belle énergie, en se montrant dans les diverses situations de la vie d’une vraie star.

Certaines marques comme Prada avaient fait appel à l’intelligence artificielle et à l’influenceuse Miquela Sousa pour un défilé à Milan. Les maisons Buccellati et Dior s’étaient quant à elles tournées vers Noonoouri. Une influenceuse mode virtuelle créée par l’agence de design et de branding Opium pour teaser leurs dernières collections respectives.

Avec un style hybride entre style hip-hop et grunge, @lilmiquela a tout à fait l’air de s’éclater! Soit en dégustant une glace au bord de la mer.  Ou encore, de s’amuser avec des amis sur un bateau !

Elle a fait son apparition en 2016 et cumule plus de trois millions de followers sur son Instagram. Elle enchaine depuis les collaborations avec des marques et magazines et abreuve sa communauté de photos de la vie quotidienne. Elle collaborait récemment avec le DJ Baauer pour l’un de ses clips vidéo. Dans la vie de tous les jours, Miquela côtoie le couple d’influenceurs fictif @bermudaisbae et @blawko22. Ses autres amis stars 100% virtuels, naturellement !

Sources: