Interview de Benjamin Roux :

d’étudiant à consultant Social Media Sénior

 

J’ai réalisé l’interview de Benjamin Roux, Social Media Manager Senior chez Oxygen. 

Peux-tu te présenter ? 

Je m’appelle Benjamin Roux, j’ai bientôt 27 ans, je suis diplômé du MBA Communication publique et influence de l’EFAP. J’ai eu deux premières vies professionnelles, la première durant deux ans chez 14 septembre qui est une agence de relation presse  et communication spécialisée dans l’art de vivre et design où j’étais Social Media Manager. J’ai rejoint Oxygen depuis le début de l’année, en tant que consultant Social Media  et référent du pôle digital. En parallèle, je donne des cours à l’Inseec, l’EFAP et Ynov de la licence au Master 2.

 

Pourquoi avoir choisi ce poste plutôt qu’un autre ?


C’est la partie stratégique qui me plait beaucoup et que je trouve super intéressante et qui est moins inhérente sur un poste de community Manager que j’ai pu exercer précédemment. On fait de l’acquisition de leads  sur les réseaux sociaux et on définit la stratégie au regard des objectifs des clients
et c’est cela que je trouve passionnant. C’est le côté prise de recul et management d’équipe qui m’a convaincu. Aujourd’hui, je manage 3 personnes et je suis référent du pôle digital. Mon rôle est d’intervenir sur la partie analyse et recommandations, lorsqu’il y a un besoin d’un prospect, quelle que soit sa localisation.

Pourquoi l’agence plutôt que l’annonceur ?

Durant mes stages j’ai eu plusieurs d’expériences chez l’annonceur et notamment chez Orange. Aujourd’hui, je suis en agence car cela me permet d’avoir une vision multi-canal et lorsqu’on est en agence en tant que jeune diplômé comme moi c’est intéressant de voir comment on répond aux attentes et aux demandes des clients, répondre à des problématiques 360°. L’agence me permet d’intervenir sur tous les plans alors que du coté annonceur, on reste plutôt sur un mono-sujet car nous n’avons qu’une seule identité à gérer.  

Combien de clients gères-tu ? 

C’est compliqué à dire, je gère environ 9 clients sur la partie opérationnelle et stratégique. La particularité de mon poste c’est aussi de gérer les appels d’offres et les leads entrants. 


Quelles ont été tes motivations pour rentrer dans cette agence ?


Ce n‘est pas le secteur qui m’a forcément attiré au premier plan. C’est surtout pour être moins dans l’opérationnel et plus dans la stratégie. Je voulais évoluer vers un poste avec plus de responsabilités et être moins dans la partie opérationnelle auprès avoir géré une dizaine de clients chez 14 septembre. 

Selon toi, quelles sont les moments difficiles du métier ?


La première chose c’est lorsque tu ne maîtrises pas les outils dans un premier temps  : souvent c’est surtout entre ce que l’on t’apprends à l’école versus la réalité du terrain. C’est surmonter les problématiques inhérentes au métier. Et sur la partie relation client, c’est de comprendre vraiment quelles sont les attentes, comment manier le client, savoir répondre ou ne pas répondre à des problématiques, comment ajuster le budget d’un client sur une période etc. C’est une gymnastique intellectuelle que tu gagnes avec l’expérience.

Vas-tu plus sur le terrain aujourd’hui ? 

Pas spécifiquement. Le maillage actuel de l’agence fait que les clients avec qui je suis amené à collaborer sont très peu lyonnais, mais surtout Parisiens, Lillois, Toulousains ou encore Strasbourgeois et il y a aussi une grosse culture de télétravail. Dans une agence comme Oxygen, qui reste à taille humaine avec tout de même 100 collaborateurs répartis sur 9 agences en France, nous avons repris certaines actions en présentiel : les salons, les déplacements avec les clients. Entre agences, c’est très peu : je vais deux fois par mois à Paris à l’agence et une fois par mois à Paris également pour mon client Mastercard. Cela reste modéré. 

Comment tu vois l’évolution du digital à l’avenir? 

Il y a un vrai besoin. De base l’agence est une agence de relations presse et relation publique. Si aujourd’hui elle n’avait pas eu le digital, elle serait sans doute morte. J’ai toujours fait des stages en RP, j’ai vu la vraie différence avec un consultant qui peut apporter du digital car c’est une offre souvent couplé mais cela peut aussi une offre à part entière. L’accompagnement de clients en employee advocacy qui est vraie programme d’accompagnement avec la génération de résultats intéressants que nous proposons. Le digital bouge encore et il y a beaucoup de choses a faire. 

On a vu une vraie différence avec les TPE/PME par rapport à il y a 3 ans. On se retrouve avec des entreprises qui ont eu un gros boom et notamment durant la période covid. A mon niveau, je continue à avoir une croissance. La partie communication n’est pas coupée lors de nouvelles réflexions budgétaires. Aujourd’hui, la communication est réellement considérée comme un levier business.

Quel serait ton meilleur conseil pour un jeune diplômé ? 

C’est une très bonne question à laquelle je réponds souvent. Vous êtes toutes et tous très nombreux sur le marché et cela n’est pas évident et que l’on n’avait pas forcément vu il y a quelques années. Dans le marché de la communication, il y a du job, certes mais il y a aussi beaucoup de monde à l’entrée. Essayez dès les premières années d’études de faire des stages. Dans la globalité tout le monde fait la même formation, globalement c’est la qualité de ton réseau et l’entretien relationnelle que tu vas avoir qui va t’aider. Avoir une présence sur les réseaux sociaux corporate comme Linkedin  où le moindre post devient vecteur potentiel d’embauche pour un jeune diplômé. J’encourage les jeunes à aller au-delà de leur formation et en créant sa propre différence durant les stages, le networking, la publication sur les réseaux sociaux et le rayonnement de son profil et la qualité de se vendre. 

Merci Benjamin, 

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