Comprendre le Play-to-Earn, un phénomène qui révolutionne le gaming

La gen Z : un tourisme 2.0

Play-to-Earn, jouer pour gagner de l’argent, l’étendard d’une nouvelle génération gaming

Vous avez toujours rêvé de jouer aux jeux vidéo tranquillement dans votre salon et d’être rémunéré pour ça ? C’est exactement ce que propose le play-to-earn (P2E). Le business model diffère en fonction du jeu en question mais l’idée reste la même : En jouant, on accumule des cryptomonnaies de multiples manières (résolution de quêtes, victoire en combat etc..). On peut ensuite vendre la cryptomonnaie contre des monnaies traditionnelles dîtes FIAT (euro, US dollar, Yen). Ces cryptoactifs prennent la forme de jetons (monnaie interne au jeu) ou de NFTs, généralement un objet du jeu (skin, land, perso).

La gen Z : un tourisme 2.0

À la manière d’un free-to-play, il est possible de commencer à jouer gratuitement et amasser vos premières cryptomonnaies. Cependant si vous souhaiter progresser et gagner de l’argent plus rapidement il vous faudra probablement au départ investir dans la cryptomonnaie liée au jeu. Elle vous permettra d’avoir accès à plusieurs choses : déblocage d’une map, boost d’énergie, achat d’un personnage nécessaire à cette progression.

La blockchain, utilisée comme plateforme de jeux

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Ces quinze dernières années, le développement du secteur des jeux vidéo a fait fleurir le modèle de freemium / pay-to-win, en d’autres termes plus tu payes plus tu progresses vite dans le jeu. Sans surprise, ce modèle ne fait pas l’unanimité puisqu’il nécessite de dépenser de l’argent pour un jeu qui se veut gratuit au départ.

Dans le même temps, diverses expériences ont lieu dans l’univers du Bitcoin pour remédier à ce problème: des « cypherpunks » réfléchissent à un nouveau modèle plus éthique pour les joueurs.

 

En conséquence, c’est la naissance du « provably fair ». Elle permet de vérifier l’authenticité du code qui régie le jeu grâce à la blockchain.  De plus, elle permet d’éviter la triche grâce à la cryptographie.

Le modèle play-to-earn peut voir le jour. Le code des smart-contracts de la blockchain étant accessible à tous, si les conditions de jeu sont remplies, de manière automatisée et sans tiers de confiance, la récompense est délivrée sous forme d’un crypto-actif.

LE courronnement des nfts

En 2015, l’arrivée d’Ethereum marque un tournant dans la cryptowar. Avec la création d’une blockchain de 2ème génération, elle se différencie de ce que propose déjà Bitcoin avec :

  • Des frais de transactions bien moins important (liés à l’échange de cryptomonnaies).
  • Une création de blocs de la blockchain plus rapide (cela accélère la vitesse de transaction).
  • La possibilité de déployer des applications décentralisées sur la blockchain grâce aux smart-contracts.

De surcroît elle permet de créer ses propres jetons crypto selon un standard appelé « ERC-20 ». Il révolutionne le monde de la blockchain.

Deux ans plus tard, le standard « ERC-721 » voit le jour avec des caractéristiques bien particulières. Elles sont celles de la non-fongibilité. En d’autres termes, le token ERC-721 est unique, non-divisible et limité. Le NFT est née. Ils prennent la forme d’un territoire, d’un vêtement, ou encore d’une image dans le monde numérique. Ce standard représentait forcément la pièce manquante au monde des jeux-vidéos. En effet, chaque joueur souhaite posséder des personnages ou équipements uniques du jeu.

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Si vous suivez le monde de la blockchain depuis 2017, vous ne pouvez pas être passé à côté du phénomène Ethereum. Il a bouleversé l’écosystème avec ses crypto-chats. En effet, Cryptokitties a été le premier jeu play-to-earn avec pour objectifs d’échanger, collectionner et faire reproduire des chats virtuels sous forme de NFTs, dans le but d’en obtenir certains avec des caractéristiques spéciales. À l’époque, le jeu avait pris une telle proportion qu’il encombrait déjà la blockchain avec d’énormes frais de transaction.

Les grands studios du jeu vidéo se mettent au play-to-earn.

On apprenait le 18 octobre 2021 que Valve décidait de retirer de Steam tous ses jeux basés sur la blockchain. Début novembre, l’éditeur français Ubisoft a inversement pris position et décidé que la blockchain fera partie intégrante de l’avenir de son entreprise. Son PDG Yves Guillemot a d’ailleurs annoncé que l’entreprise était rentrée en contact avec plusieurs compagnies dans le secteur de la blockchain et des NFTs. Selon ses dires, la firme a d’ailleurs déjà une idée de la façon dont ils souhaitent implanter leurs innovations. 

Epic Games Store will welcome games that make use of blockchain tech provided they follow the relevant laws, disclose their terms, and are age-rated by an appropriate group. Though Epic’s not using crypto in our games, we welcome innovation in the areas of technology and finance.

Tim Sweeney

CEO d'Epic Games

Le PDG d’Epic Games a lui aussi indiqué qu’il accueille désormais les jeux blockchain sur sa boutique en ligne s’ils suivent certaines conditions.

Les play-to-earn, un business lucratif dans les pays en développement

Après l’effondrement économique du COVID-19 aux Philippines et en Indonésie, de plus en plus de gens quittent leurs emplois. De plus en plus de gens se mettent à jouer pour gagner de l’argent. Le salaire en dollars est particulièrement faible dans ses pays. Ainsi, il est devenu presque plus simple de gagner de l’argent en jouant. (notamment sur le jeu Axie Infinity)

Axie Infinity

Axie Infinity annonce posséder plus de 350 000 joueurs actifs par jour sur sa plateforme. Son modèle de rémunération attractif pousse les gamers à jouer jusqu’à 8h par jour. Les sommes peuvent dépasser les 10 000 € par semaine. (Oui oui, par semaine)

Certains racontent avoir créé un business autour du jeu Axie Infinity aux Philippines. Il s’agit d’un Pokemon-like où le but est d’entraîner des monstres, de gagner des combats, de faire reproduire ses Axies. Tout cela est fait dans le but d’obtenir la crypto-monnaie du jeu convertible en dollars. La capitalisation globale de marché du token « AXS » d’Axie Infinity s’élève aujourd’hui (le 6 décembre 2021) à 5,9 milliards de dollars. On parle d’une somme colossale qui rend jaloux l’écosystème gaming tout entier. À titre de comparaison, le studio Ubisoft présent depuis plus de 35 ans capitalise à hauteur de 5,1 milliards d’euros. Il faudra en tout cas s’armer de patience, d’une participation régulière afin de voir ses efforts récompensés dans le jeu.

La promesse du play-to-earn s’avère alléchante à en croire les sommes d’argent qui ont été déversées dans ce secteur. En effet, un écosystème entier est indéniablement en développement aujourd’hui. Seul l’avenir nous dira si cette innovation deviendra une réelle matière courante dans le futur.

BONUS AIRDROP 

Si vous souhaitez vous initier à ce nouveau monde je vous conseille d’attendre l’airdrop d’un token lié à un jeu. C’est à dire la distribution gratuite de la cryptomonnaie relative au jeu.

Par chance, l’airdrop de CryptoGuards, un futur jeu play-to-earn qui devrait arriver fin décembre.

Si ça vous intéresse je vous laisse le lien du Telegram de Cryptoguards ici ! 

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