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Infographie. Les français et leurs écrans

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E-sport : Quand le digital s’invite aux Jeux Olympiques

Olympic Virtual Games
Olympic Virtual Games. crédit : olympics.com

En avril dernier, le Comité International Olympique a annoncé le lancement des Olympic Virtual Series à l’occasion des JO de Tokyo 2021. Une réussite significative pour les défenseurs de l’E-sport, preuve de la démocratisation de la discipline. De plus, ces JO virtuels se sont déroulé en amont de l’événement physique, du 13 mai au 23 juin. Une transition digitale déjà entamée comme en témoigne notamment le Tour de France virtuel organisé l’été dernier, mais qui tend encore à s’accélérer.

Analyse et décryptage de l’opération, par ici : https://www.linkedin.com/pulse/e-sport-quand-le-digital-sinvite-aux-jeux-olympiques-moutafian/?published=t&trackingId=z%2FcWyevgSPqw5qFJzgP9bw%3D%3D

Pour approfondir sur ce thème, c’est par ici : 

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Fusion M6-TF1 : un géant national pour rester debout face aux géants américains de vidéo à la demande

Fusion M6-TF1 ? L’annonce est tombée cette semaine : le groupe Bertelsmann-RTL détenant M6 est en proie de céder 30% de ses parts à Bouygues, actionnaire majoritaire de TF1. L’objectif : créer un géant national dans le but de pouvoir survivre face aux géants américains de vidéo à la demande. Une fusion qui devra d’ores et déjà obtenir l’aval de l’Autorité de la concurrence. Décryptons tout cela ensemble. 

Pouvoir proposer une offre nationale et concurrentielle face aux géants américains de plateformes de streaming

On le sait : nous sommes de plus en plus accros aux plateformes de vidéo à la demande, telles que Netflix, ou Prime Vidéo, et la crise sanitaire n’a fait qu’accélerer cet engouement. Ainsi, sur les sept premiers mois de 2020, le marché de la VOD a connu une croissance de 44%. La fusion M6-TF1 pourrait donc apporter une réponse française plus solide à cette demande de plateformes streaming, en créant une offre de rattrapage et de streaming, ainsi qu’une offre SVOD. 

Le groupe national devrait ainsi peser 3,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Des chiffres conséquents, mais encore bien loin de Netflix, qui dépensera 17 milliards de dollars rien qu’en production et acquisition de contenus cette année. 

Près de 75% du marché publicitaire TV français

TF1 est la première chaîne française en terme d’audience, et possède 5 chaînes et M6 la quatrième et possède également 5 chaînes. Fusionnés, le groupe pourrait posséder près de 75% du marché publicitaire, et 42% de l’audience globale française. Des chiffres qui inquiètent évidemment la concurrence. Il est également à noter que le groupe devrait se séparer de trois chaînes pour que l’accord puisse se faire. 

Ainsi, prenant compte de toutes ces problématiques, la fusion ne serait pas effective avant 2023. 

Quel changement pour les téléspectateurs ?

Les deux groupes devraient garder leur spécificité, avec leurs propres émissions. Cependant, les deux groupes ayant beaucoup misé sur l’engouement de la télé-réalité, devront potentiellement se séparer de certains programmes.

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L’amour avec un grand IA !

L’amour avec un grand IA !

My Holo Love

 

Vous êtes-vous déjà intéressé à toutes ces questions autour de l’Intelligence Artificielle ?

Vous êtes vous déjà posé la question de comment serait potentiellement notre avenir avec cette Intelligence artificielle ?

Si ce n’est pas le cas, il serait peut être temps de vous les poser. My Holo Love est une série qui poussera le spectateur dans ses retranchements.

Dans cet article, je vous fait part de ma critique ainsi que de mes réflexion concernant l’IA.

My Holo Love est une série télévisée de science-fiction romantique sud-coréenne en 12 épisodes d’entre 49 et 57 minutes, créée par l’équipe du studio Dragon et diffusée le 7 février 2020  sur la Netflix.

En résumé, c’est l’histoire d’une femme solitaire qui rencontre un amour aussi inattendu qu’improbable en établissant une connexion intime avec un hologramme qui ressemble beaucoup trop à son créateur.

La série mêle habilement Intelligence Artificielle, Romance, Suspens, Espionnage et retournement de situation comme seuls les dramas Sud-Coréen au savoir-faire éprouvés et indéniables dans ce domaine savent nous tenir en haleine.

My Holo Love tente vainement d’introduire un semblant de réflexion sociétale. Le cocktail entre la romance et l’intervention d’une technologie futuriste dans la société.

Pas de futur délirant, mais juste une projection de cette technologie de 5 ou 10 ans à peine. Un drama d’une rare qualité et une vision plus que crédible de notre futur proche.

De nombreuses réflexions apparaissent au fur et à mesure du visionnage de la série.

Certaines personnes ont-elles besoin de passer par le virtuel pour s’ouvrir aux autres dans le monde réel ? La question se pose à travers les échanges chaleureux de So Yeon et Holo, ce dernier poussant paradoxalement son utilisatrice à sortir de sa coquille, alors qu’on aurait pu croire l’inverse.

Peut-on considérer une intelligence comme un être humain bien qu’elle n’ait pas de coeur qui bat, elle possède un cerveau ? Tout ce que ce drama fait ressortir nous pousse à nous demander si supprimer une intelligence artificielle est seulement un simple acte ou plus que ça.

Chacun est en train de réfléchir à que va-t-on encore développer, créer comme technologie pour aider la société ou la détruire chacun à son avis personnel sur le sujet.

Holo est un hologramme poussé dans sa programmation et la personnalisation de ses données.

Serions-nous capable de vivre au quotidien avec un hologramme tel que Holo ?

Mais dans la vie de tous les jours est-ce qu’on en serait capable ?

Allons-nous développer un jour des hologrammes dotés d’une IA aussi poussée ?

Cette Intelligence sera-t-elle vraiment là pour nous faciliter la vie ou va-t-elle pas casser les relations humaines déjà détériorées par les réseaux sociaux ?

Dans quels secteurs on utiliserait cette forme d’intelligence artificielle ? Médical, pour combler un manque, soigner, accompagner, coacher, améliorer la qualité de vie, nous permettre d’être plus performants ?

Holo pirate le système d’informations de toute la ville pour sauver son créateur. Il a donc le libre arbitre. Dans ce cas-là qui doit on juger au tribunal ? L’hologramme ou le créateur ?

Allons nous créer des IA avec la capacité de prendre des décisions ?

Et nos données personnelles ? Qu’est ce qui sera récolté et dans quel but ? Marketing ? Améliorer le produit ? Espionner la population ?

Ce n’est pas anodin que de plus en plus de séries et films évoque notre futur de cette manière.

La technologie sera-t-elle toujours au service de l’humain ?

Retrouvez l’intégralité de l’article ici.

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Non classé Sport Télévision Transformation digitale

DAZN Le futur de la diffusion du sport ?

DAZN Le futur de la diffusion du sport ?

Souvent présenté comme le Netflix du sport et en pleine expansion depuis sa création, DAZN (prononcer Da Zone si vous êtes doté d’un accent anglais de qualité) se positionne comme le futur de la diffusion d’évènements sportifs.

Pourquoi le Netflix du sport ?

Lancé au Royaume Uni en 2016 par l’homme d’affaires britannique Leonard Blavatnik (actionnaire de Warner Music Group et Deezer), DAZN est un service OTT (Over The Top). Plus précisément il s’agit d’un service par contournement, hors offre du fournisseur d’accès à internet. Effectivement DAZN propose du contenu audio et vidéo sans passer par un opérateur traditionnel tel que les fournisseurs d’accès (Orange, SFR, Bouygues…). La comparaison avec Netflix est donc pertinente. La différence se situe dans le contenue délivré car DAZN se concentre uniquement sur le sport.

Concrètement :

Actuellement DAZN est présent dans 10 pays. Néanmoins son ambition est grande car ce n’est pas moins de 200 états qui sont visés pour l’implantation future du service de streaming.
Les 10 pays où DAZN est accessible :

• Le Brésil
• L’Espagne
• L’Allemagne
• L’Australie
• La Suisse
• Le Canada
• L’Italie
• Les Etats-Unis
• Le Japon
• La France

C’est en Allemagne que DAZN a le mieux réussi son entrée. En effet la plateforme y propose une offre très complète : Ligue des Champions, Europa League, FA Cup, La Liga, Bundesliga, Serie A, Ligue 1, NFL, MLB, NBA, NCAA, UFC, MotoGP, WRC, IndyCar. Bref, les fans de sport allemands sauront se satisfaire pour 9,99 euros par mois.

Le groupe britannique a su mettre en place son modèle également en Italie. Dans ce pays, depuis 2018, DAZN diffuse des compétitions comme LaLiga, la NFL et l’UFC, mais surtout une grosse partie du championnat de football local (la Serie A).
Dans les autres pays, l’offre de DAZN évolue en fonction des droits de diffusion acquis sur leurs territoires :

• Ligue des Champions : Canada
• Formule 1 : Japon
• Moto GP : Suisse, Italie, Brésil
• Premier League : Autriche, Allemagne, Suisse, Italie, Etats-Unis
• NBA : Autriche, Allemagne, Suisse

Mais le produit phare de DAZN, c’est la boxe. Le diffuseur OTT a signé de très gros contrats avec plusieurs promoteurs. il pourra ainsi proposer les combats des boxeurs parmi les plus populaires de la planète (Anthony Joshua, Canelo Alvarez, Gennady Golovkin…) sur tous les territoires où il est présent et donc en France depuis peu !

En France :

La plateforme s’y est implantée en 2020. A part Les combats de boxe cités précédemment et quelques reportages reportages, le contenu est assez pauvre. Le prix de l’abonnement mensuel est fixé à 2,99 euros. On peut néanmoins parier que DAZN enrichira son catalogue en France. La plateforme a participé au dernier appel d’offres de la Ligue de Football Professionnel.

Conclusion :

Si la comparaison avec Netflix semble racoleuse elle reste néanmoins tout à fait pertinente. Netflix, a certes bouleversé l’industrie du divertissement audiovisuel mais n’a pas pour autant fait oublié les concurrents indirects que sont le cinéma et les chaines de télévision. DAZN pourrait avoir le même avenir, à savoir proposer un nouveau mode de consommation, plus flexible, d’un contenu très populaire comme le sport. L’objectif est de séduire une cible jeune. L’arrivée de ce nouvel acteur sur le marché est déjà en train de stimuler considérablement la concurrence. Si la facture des fans de sport pourrait augmenter, gageons que les montants des droits audiovisuels le seront aussi. une aubaine pour le développement du sport professionnel.

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E-transformation du monde Non classé Télévision Transformation digitale

La télévision, leader à la marge de la digitalisation

La télévision, leader à la marge de la digitalisation

Depuis la naissance de la télévision au début du XXème siècle jusqu’à aujourd’hui, cette technologie n’a cessé d’évoluer. Sans surprise, la télévision est présente dans grand nombre de foyers français. En mars 2020, la télévision était présente chez plus de 58 millions d’individus, uniquement en France.

Même si la télévision reste majoritairement présente dans les foyers, elle n’a plus l’honneur d’être l’écran principal de la maison. Il y a dix ans, elle gagnait sans difficulté toute notre attention, sans réelle concurrence.
Depuis, la situation a évolué et les écrans sont de plus en plus répandus avec une moyenne de 6,5 écrans par foyer, soit deux fois plus qu’il y a dix ans.
Cette donnée n’est pas particulièrement surprenante, nous avons l’habitude d’être entouré d’écrans mais cela signifie aussi que nous devons réussir à partager notre attention et notre temps sur ces différents écrans.
Nos téléphones sont parfois considérés comme une extension de notre bras ou encore comparés à un doudou numérique.

Une reine en perdition ?

La télévision est longtemps restée leader des médias traditionnels. Postée sur sa tour d’argent, la télévision a eu du mal à admettre que l’émergence des nouveaux usages et la digitalisation des foyers auraient un tel impact sur sa prospérité et son développement.

Sur certains plateaux TV, il n’est pas rare que les créatrice.eur.s de contenus digitaux soient réduit.e.s et caricaturé.e.s comme n’étant uniquement « des jeunes qui se filment dans leur chambre », des jeunes qui parviennent à réunir des communautés de millions de membres.

Le premier enjeu pour la télévision, qu’elle a eu un peu de mal à comprendre et à accepter, est de se rendre compte que la digitalisation des foyers n’est pas une contrainte mais une opportunité !
Cette opportunité est le résultat du replay qui ne cesse d’augmenter. En effet, pour la télévision le développement du digital a entraîné une bascule progressive d’une partie de la consommation de la TV en live, vers ce qu’on appelle la TV de rattrapage (le replay) et sur les écrans Internet.

Au total, ces consommations de la TV délinéarisées et sur les écrans Internet pèsent environ 10% de l’ensemble des usages TV.

L’émergence d’internet et de la digitalisation a chamboulé notre manière de consommer de la télévision. Même si « la télévision de papa » persiste encore aujourd’hui, ce modèle est voué à évoluer voire disparaître pour laisser la place à de nouveaux modèles.
Il est nécessaire que la télévision visualise ces nouveaux usages digitaux comme une opportunité pour se développer et non une contrainte.

Canal+, l’élève modèle

Actuellement, le meilleur exemple de la télévision française reste Canal+ qui a su réagir suite à un désabonnement de masse avec l’arrivée de Netflix et autres géants du Streaming.
Canal+ a su adapter son offre, en proposant une offre 100% digitale, à un prix réduit pour continuer à proposer son contenu et garder ses abonnés malgré la baisse d’audience de la télévision.

La plateforme MyCanal propose du contenu en collaboration avec Netflix et Disney+ pour avancer avec son temps et proposer des offres attrayantes en matière de digital.

Les plateformes de replay et de podcast sont aussi en train de se multiplier chez les chaînes françaises. Aujourd’hui TF1 ou encore Arte proposent leur contenu en Replay dès la fin de la diffusion et offrent une certaine liberté dans la façon de consommer un programme, à regarder à son rythme, où on veut et quand on veut.

Cette nouvelle façon de consommer en toute liberté est en rupture avec la télévision traditionnelle. Cette rupture va permettre à la télévision de se réinventer pour évoluer avec son temps, et survivre à cette révolution visuelle.

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Sport Télévision

Droits TV et Foot français : et maintenant on fait quoi ?

Alors que sur les terrains, le championnat de Ligue 1 Uber Eats se poursuit, en coulisse c’est une tout autre histoire. C’est toujours le flou sur les droits TV du championnat Français.

Pour rappel, le groupe espagnol Media Pro détenteur de 80% des droits des Championnats de France de football pour une somme record de plus de 800 millions d’euros par an était en négociation depuis le 19 octobre avec la LFP via une procédure auprès du tribunal de commerce de Nanterre pour rompre son contrat de diffusion avec la LFP. Media Pro a indiqué que la crise sanitaire aurait diminué la valeur réelle du championnat et donc le groupe espagnol souhaite vouloir renégocier le contrat de cette saison 2020-2021, demandant initialement un rabais tout en refusant de payer les échéances du contrat dues en octobre et en décembre, d’un montant d’environ 325 millions d’euros en tout. Refus catégorique de la LFP.

ns le Janvier

Les GAFA, la solution ?

Pour l’instant la chaine Telefoot assurera la diffusion des matchs jusqu’au 31 Janvier 2021. Mais ensuite, passé cette date que se passera t-il ?

Plusieurs options existent : dans un premier temps, une option existe où Canal + et Bein se partageraient les droits de Media Pro. Ainsi, Canal +, pourrait récupérer le Grand match du dimanche soir qui faisait bonne audience sur la chaine cryptée. Mais pour l’instant, Maxime Saada, le patron de Canal + a pris une tout autre décision : restituer à la LFP, à compter du 5 février, les deux matches de Ligue 1 du samedi 21 heures et du dimanche 17 heures. L’objectif en faisant cela ? Tout remettre sur la table des négociations pour obliger la LFP à prononcer un nouvel appel d’offre et donc renégocier la totalité des prix des différents lots.

Autre solution possible : les GAFA. La LFP aurait noué des contacts avec les GAFA (Amazon, Facebook, Google, Apple) concernant la diffusion du championnat de France. Du foot sur Amazon ? C’est tout à fait possible. En effet, l’entreprise de Jeff Bezos s’intéresse de près au football européen. La preuve : elle est déjà présente en Allemagne et en Italie, où elle retransmettra entre 2021 et 2024 une affiche de Ligue des champions par semaine, mais aussi en Angleterre, où elle diffuse vingt matchs de Premier League par saison, jusqu’en 2022. Dénouement dans les prochains jours !

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E-transformation du monde Télévision

Le digital au service de l’engouement pour les feuilletons télévisés

Le digital au service de l’engouement pour les feuilletons télévisés

Depuis 1989, la programmation télévisé française laisse de plus en plus de place sur nos écrans aux feuilletons télévisés ou “soap-opera”. Venu tout droit d’Amérique latine, ce genre qui s’inspire des télénovelas, est très apprécié outre-Atlantique. Le premier à apparaître sur nos écrans fut Les Feux de l’Amour, un feuilleton américain toujours diffusé aujourd’hui. Le made in France s’impose ensuite avec le premier feuilleton français Premier baiser, dont la suite sera renommée Hélène et les garçons puis Les mystères de l’amour suivi depuis les années 2000 par des millions de téléspectateurs.
Aujourd’hui Plus belle la vie et son quartier phare du Mistral règnent sur le genre du feuilleton français. Suite à celui-ci, d’autres ont fleuri dans notre paysage audiovisuel : Demain nous appartient qui nous emmène sur la plage de Sète, Un si grand soleil sous le, justement nommé, grand soleil de Montpellier ou encore plus récemment Ici tout commence au coeur d’une école de cuisine. 

Ces programmes n’ont pas peur de se concurrencer et leurs diffusions se chevauchent en première partie de soirée access prime-time, mais aujourd’hui, la révolution digitale permet aux adeptes de mieux s’approprier leurs usages.

Mais d’où vient l’engouement autour de ces feuilletons et comment le digital renforce-t-il ce lien ?

L’appréhension du contenu des feuilletons télévisés par les français

Les feuilletons télévisés sont construits dans une logique de proximité territoriale, ils mettent en scène des histoires fictive dans des lieux réels. Les adeptes des feuilletons peuvent entretenir ainsi un rapport affectif profond avec la ville mise en scène : Sète pour Demain nous appartient ou  Marseille pour Plus belle la vie par exemple. Ce rapport affectif né du fait que les lieux existent et ne sont que plus ou moins modifiés dans le cadre du tournage. Cette reconnaissance spatiale entretien la proximité et la complicité entre le feuilleton et le téléspectateur. L’usager qui connaît les lieux, reformate sa connaissance dans la confrontation aux représentations – souvent idéalisées – qui en sont données dans le feuilleton.       

La représentation de tous les milieux socio-économiques dans les feuilletons télévisés permet d’aborder, dans le scénario, des problèmes sociaux en tout genre, ainsi que des problématiques actuelles. Le feuilleton aborde des sujets sensibles et met en scène une France peu représentée.

Cette mise en scène de la vie quotidienne permet au téléspectateur de s’informer via un moyen “moins formel et barbant” que les journaux d’informations, et de se forger un avis critique sur des grands débats sociaux : l’homosexualité, le racisme, la reproduction sociale… Ainsi la fiction popularise la réflexion autour des conflits sociaux actuels.

Les apports du digital à la consommation des feuilletons

La programmation des feuilletons télévisés se fait habituellement à un moment stratégique de la journée dans le but de mobiliser le plus d’audience possible (l’access prime-time), mais depuis quelques années, une alternative permet de « dé-routiniser » le visionnage : le replay.

La possibilité de regarder le feuilleton n’importe quand permet le renforcer l’appropriation du feuilleton par son adepte car sa consommation s’adapte à ses envies.

En utilisant le replay, le spectateur ne se sent pas dépossédé de son temps et reste libre de régir sa consommation du feuilleton par le visionnage au moment qui lui convient. La volonté et le choix sont à la source de sa programmation : il conserve ainsi ses habitudes et capitalise son temps de divertissement. Sur le long terme, le choix de programmation subie ou commandée, tend donc vers une autonomie du spectateur

Le digital offre également une dimension communautaire et collective à l’engouement pour les feuilletons télévisés, les réseaux sociaux mis en place permettent l’interaction de tous les usagers à propos de leur feuilleton : teasing, exclu, débat, en bref permettre aux spectateurs de faire ce qu’ils préfèrent : donner leur avis. Ces interactions fondent ainsi une communauté digitale, dont la raison d’être et le vécu affectif commun sont l’intérêt pour ces feuilletons

Le digital – replay, réseaux sociaux, groupes, exclus web – permet ainsi aux feuilletons de renforcer la proximité avec les adeptes. Ces derniers trouvent sur les réseaux de leurs feuilletons préférés la sensation d’être écouté et de faire partie à la fois de la communauté fictive de l’émission via l’identification et de la communauté des adeptes.

Cécile POCH

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La publicité TV segmentée au programme de 2021

publicité TV segmentée

La publicité TV segmentée au programme de 2021

Un décret du 5 août 2020 autorise la publicité TV segmentée. Depuis, médias et opérateurs télécoms travaillent à sa mise en place. Onze annonceurs communiquent déjà via cette technologie innovante sur les écrans des chaînes de France Télévisions. En effet, le Groupe a trouvé un accord avec l’opérateur Orange. Les négociations vont bon train entre les différents acteurs du marché. L’objectif ? Généraliser la publicité TV segmentée, dès 2021. Pour autant, elle ne s’alignera pas complètement sur la publicité digitale. 

Publicité TV segmentée, adressée ou ciblée… Mais de quoi s’agit-il exactement ? Ces dénominations désignent toutes la même chose : le décrochage par foyer des écrans publicitaires des programmes de la télévision linéaire (en direct). Innovation majeure et très attendue, elle est porteuse de beaucoup d’espoirs. Mais elle nécessite aussi bon nombre d’ajustements.

Une TV segmentée par foyer

Selon le CSA, 79% des Français regardent la TV par internet. Le marché peut donc espérer une couverture nationale importante ! Techniquement, le décrochage des écrans nécessite une réception de la TV par internet. Mais le boîtier doit être récent. Les fournisseurs d’accès internet mettent donc leur parc en conformité. Sous réserve d’acceptation par le consommateur, les décodeurs TV des FAI et les Smart TV pourront délivrer une segmentation des publicités selon quelques critères :

  • Le lieu géographique, qui représente la possibilité principale de ciblage ;
  • Socio-démographiques, comme le nombre de personnes ou la présence d’enfant(s) au foyer ;
  • Une typologie de petits, moyens ou gros consommateurs de TV, identifiés sur la base de statistiques comportementales.

Un mass média avec une déperdition réduite

Avant tout, la technologie offre une limitation de la déperdition d’audience au niveau géographique. C’est un point crucial pour les annonceurs au maillage national inégal ou à l’offre produits inégale selon les régions :

  • Les acteurs du luxe choisiront de surpondérer les zones à hauts revenus ;
  • Le marché automobile pourra présenter des modèles adaptés à la typologie géographique.

Ensuite, le ciblage local combiné aux données météorologiques devrait faire le bonheur de nombreux annonceurs : 

  • Prenons par exemple le marché des crèmes glacées ou celui des climatiseurs, aux ventes étroitement liées aux températures. Dorénavant, en période de canicule, ils pourront ne cibler que les zones à fort potentiel de chiffre d’affaires ;
  • Le secteur du textile pourra adapter ses spots publicitaires avec des produits différents (pulls, imperméables, robes légères…) selon les régions et les prévisions de Météo France.

Des primo-accédants sur le média TV 

On pourrait craindre une simple translation des budgets TV nationaux vers la publicité TV segmentée. Mais ça ne s’est pas produit dans les pays ayant déjà adopté cette technologie (Royaume-Uni, Belgique ou USA). Au contraire, la TV adressable a permis une augmentation du marché TV. Car elle a attiré des annonceurs qui n’avaient ni la nécessité ni les moyens d’une communication d’ampleur nationale. Selon le cabinet Oliver Wyman, d’ici 3 à 5 ans la technologie pourrait représenter 5 à 10% du marché de la publicité TV. Et elle pourrait peser entre 120 et 220 millions d’euros en 2023.

Est-ce à dire que la TV ciblée se taillera la part du lion dans le gâteau de la publicité locale ? Menacera-t-elle les revenus de la PQR, des radios locales ou de la distribution en boîtes aux lettres ? C’est peu probable pour le moment. En effet, elle est limitée à 2 minutes par heure en moyenne quotidienne, et à 6 minutes par heure d’horloge. De plus, le point de vente n’est pas autorisé à figurer dans le spot publicitaire. C’est un gros frein commercial ! Mais cette réforme de l’audiovisuel ne vise pas à concurrencer les médias locaux. Elle a pour but de réduire l’écart réglementaire entre les chaînes de télévision et les géants du web (GAFA).

Les FAI au coeur de ce nouvel écosystème publicitaire

Avant toute chose, l’évolution du parc adressable est la condition sine qua non du succès de la TV segmentée :

  • Cela suppose des accords entre les acteurs de ce nouveau marché. D’un côté, les chaînes de télévision et leurs régies, qui commercialisent l’espace publicitaire. De l’autre, les opérateurs télécoms, propriétaires de la data et en charge du switch technique.
  • Les FAI doivent procéder à l’équipement de leur parc clients avec des boitiers compatibles.
  • La donnée collectée et exploitée pour la publicité TV ciblée est soumise au RGPD. Ainsi, il appartient aux FAI de récolter le consentement de leurs clients pour passer leur base en opt-in. Pour les foyers équipés d’une Smart TV, cette responsabilité incombe aux chaînes TV. Reste que le ciblage télévisuel se fait sur la base du foyer. Or, le RGPD concerne la data individuelle, et protège particulièrement les mineurs ;
  • Enfin, le marché doit s’entendre sur une norme technique commune. Celle-ci doit offrir un décrochage sans latence. En effet, la coupure doit être imperceptible pour le téléspectateur. 

Une plus grande zone de convergence entre TV et digital 

Depuis la délinéarisation de la télévision, la frontière est parfois floue entre la télévision et l’internet. Le contenu TV différé se retrouve en ligne de multiples façons. On le retrouve en replay sur les sites web ou les applications des chaînes. Il est également disponible en VOD ou SVOD, et depuis peu sur les plateformes d’AVOD (vidéos à la demande financées par la publicité). Sans oublier sa diffusion en streaming sur YouTube ou sur les plateformes OTT (Netflix, Amazon Prime, ou la dernière-née Salto).

On retrouve cette hybridation au niveau publicitaire. Les écrans de la publicité TV linéaire sont commercialisés en GRP. Mais la publicité sur la TV online est vendue selon le modèle du digital, au coût pour mille (CPM). De la même manière, sa performance (exposition et complétion) est mesurée via les KPI digitaux. La publicité TV segmentée adoptera elle aussi les standards du digital.

Un énorme potentiel dans les années à venir 

Pour le moment, la publicité TV segmentée ne permet pas l’ultra ciblage du digital. Cependant, elle laisse présager à court terme d’un meilleur ROI des campagnes, et d’opportunités futures :

  • Une optimisation du ciblage géographique ;
  • Des publicités plus pertinentes pour le consommateur, avec une réduction du zapping ; 
  • La possibilité d’un A/B testing des campagnes au niveau local avant un déploiement national ;
  • La technologie boostera certainement l’efficacité de la DRTV ;
  • Associée à la first-party data des annonceurs via un CRM onboarding, elle devrait offrir une efficacité redoutable ;
  • On s’attend à une évolution des formats, inspirés du digital ;
  • Le média attirera davantage d’annonceurs locaux si le repiquage adresse est autorisé ;
  • Quid d’une utilisation de la data permettant un ciblage identique au digital, comme le retargeting ?
  • Enfin, quid d’une évolution vers un achat programmatique ?

Le marché attend les résultats des premières campagnes de TV segmentée. La technologie allie la puissance du mass media à plus de précision dans le ciblage, grâce au digital. C’est le début d’une nouvelle ère technologique pour la télévision. Nul doute qu’elle s’annonce pleine de promesses !

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Art, Culture, Luxe Non classé Tech & Innovation Télévision

Les concerts virtuels, le nouveau standard pour les années à venir ?

En 2020 le Covid 19 a chamboulé beaucoup de nos habitudes, à commencer par la fermeture de nombreux commerces (restaurants, coiffeurs, fleuristes etc…) la victime à laquelle on ne pense pas tout de suite est le monde du spectacle ou de l’événementiel.

Un nouvel espoir ?

La première artiste cette année à avoir fait parler d’elle pour son concert virtuel, est Lady Gaga, en effet la chanteuse a organisé un concert en collaboration avec l’OMS. Le One World Together avait pour vocation de réunir des artistes du monde entier, pour récolter des fonds pour la lutte du Coronavirus.

Les professionnels du secteur font leur maximum pour re-créer l’expérience d’un vrai concert, mais avec les limitations numériques l’expérience peut avoir un goût de frustration. 

Enfin, fin novembre pour 24€, on pouvait avoir Dua Lipa dans son salon.

Le concert physique de la chanteuse de 25 ans a été reporté à la rentrée 2021, elle a donc décidé de le rendre 100% digital.

L’événementiel contre attaque !

D’une toute autre manière, le rappeur Travis Scott s’est plongé dans l’univers de Fortnite et a rassemblé plus de 27 millions de spectateurs.

En effet, le jeu très populaire rassemble des millions de joueurs quotidiens et il ne s’agissait pas d’assister à un banal avatar animé, mais bien un univers à part entière.

Epic Game (éditeur du jeu) avait créé pour l’occasion une scène avec des éléments de décor complètement extravagants, des ballons à l’effigie du chanteur et le chanteur lui-même  était représenté en géant pour démontrer sa place de leader sur le show.

Les joueurs pouvaient n’étaient pas de simple spectateurs mais bien des éléments à part entière du décor.

Le monde du spectacle n’est pas en reste pour tenter de nous faire sortir de notre déprime liée au Covid, espérons que nous pourrons nous rattraper en 2021 et ainsi oublier au plus vite cette année dès plus compliquée.