black mirror

La série Black Mirror : plongeon dans une fiction “futuriste” 

Lancée en 2011 sur Channel 4 puis diffusée sur France 4, Black Mirror est une série anthologique britannique réalisée par Charlie Brooker et qui cherche à projeter l’impact possible des technologies sur nos vies actuelles et futures. Elle est aujourd’hui diffusée sur Netflix.

Avec une vision très pessimiste de la technologie et de son influence sur la société, le réalisateur nous présente une image noire avec une série d’épisodes et de personnages indépendants les uns des autres. Elle nous plonge à chaque fois dans des situations totalement différentes et atypiques. Et quelles surprises ! Une grosse claque. 


Je vous laisse avec la bande annonce de la saison 3 avant d’attaquer la suite : 

Focus sur l’épisode 1 de la saison 3 : le concept de “likes”

Une sportive qui “profite” de son jogging pour liker des profils, ça vous surprend ?

Alors laissez vous tenter par l’épisode 1 de la saison 3 de Black Mirror qui vous fait vite entrer dans le sujet du “like” et vous fait aussi vous poser les bonnes questions. 

Est-ce qu’on est si loin de ces avancées technologiques qui impactent fortement nos changements comportementaux et sociaux ? Pas vraiment… ???? 

Car même si la série reste une fiction, l’objectif est bien de réfléchir à l’avenir de nos sociétés et ce, en parallèle avec l’évolution du digital.

Et le sujet de l’épisode est très simple : dans une société où tout n’est que “like,” l’objectif des interactions humaines ne se base plus vraiment sur l’appréciation des uns et des autres. Plutôt sur une hypocrisie collective qui fait que chacun tente de se faire apprécier le plus possible par son entourage, ses voisins, ses amis, la boulangère du quartier, pour recevoir la meilleure note sur les réseaux sociaux. Et malheureusement, on assiste à la dégringolade fulgurante d’une jeune femme heureuse et ambitieuse qui petit à petit, voit son score chuter de manière conséquente et par donc, son statut dans la société. De là découle un vrai rejet social.

Fiction ou réalité ? 

Est-ce qu’on est si loin de la réalité dans laquelle nous vivons aujourd’hui ? Car souvent, je prends un moment pour m’arrêter dans le métro parisien et regarder autour de moi. 99% des personnes qui effectuent tout comme moi un trajet, sont accrochés à leur téléphone. Surtout pas d’interaction et chacun reste dans sa bulle, pour “passer le temps” durant cette situation transitoire. 

Et de plus en plus, les applications qui proposent des services exigent de nous que l’on se note. 

Sur Vinted, on achète des vêtements ou produits de seconde main mais ensuite, il faut noter le/la vendeur/se. Et si on ne le/la connaît pas ? Qu’on ne l’a jamais rencontré(e) ? Comment noter ? Inutile de se baser sur cet aspect, l’objectif est de noter la transaction, et donc la personne associée. 

Sur Uber, Heetch, ou toute autre application VTC, on note les chauffeurs : ont-ils été accueillants ? Ont-ils proposé un service adapté ? M’ont-ils déposé au bon endroit ? Et de ce fait, leurs notations cumulent pour donner une note globale sur 5 étoiles. Et attention ! Car qui va monter dans un taxi qui a moins de 4 étoiles sur 5 ? Inutile de répondre, on connait tous la réponse. N’est-ce pas donc de ce fait une forme d’exclusion sociale ? 


Allez, et un dernier exemple pour la route : sur Trip Advisor, Booking, ou pour n’importe quelle réservation de restaurant, hôtel ou service durant un séjour : on note. On note les hôtes, les restaurateurs, les marques. Et ces critères, qui avant l’arrivée du digital étaient casi inexistants, prennent de plus en plus d’importance pour construire la société d’aujourd’hui. 


Et bientôt, quelle sera la nouvelle forme de notation ?