L’impact du digital dans les DROM

L’IMPACT DU DIGITAL AU SEIN DES DÉPARTEMENTS ET RÉGIONS D’OUTRE-MER


Selon Victor Hugo, comme l’indique ma photo de couverture LinkedIn « L’utopie, c’est l’avenir qui s’efforce de naître. La routine, c’est le passé qui s’obstine à vivre. »

Selon moi, nous sommes actuellement dans une volonté globale de tendre vers un idéal, et non pas utopie, puisque celle-ci est qualifiée d’irréalisable. Nous souhaitons un idéal réalisable et non une chimère qui n’a pas pour vocation de se matérialiser. En effet, au vu des nombreux moyens techniques, et matériel dont nous disposons aujourd’hui, on pourrait supposer qu’il est désormais possible de tendre vers un réel idéal, notamment et surtout au niveau sociétal.

Ainsi, il est important pour moi, de m’exprimer concernant le sujet de mon mémoire qu’est « L’impact du digital sur les DROM ». La principale problématique, dont traite mon sujet, et notamment la question que se pose la quasi-totalité des 3 millions d’individus issus des départements et régions d’outre-mer, qu’est la suivante : « Comment remédier à la fuite des cerveaux des DROM ? ».

Ce questionnement a amené à soulever de nombreuses problématiques perdurantes au sein des territoires d’outremer. En effet, la réalité est telle que, c’est grâce à la transformation du numérique, et notamment à l’impact du digital ces dernières années que les problématiques perdurantes ont pu être soulevées, et mise en avant. De plus, l’histoire et le passé, parfois douloureux, des régions d’outre-mer ont notamment pu également être mis en avant.

Il est important de prendre en compte, que la pandémie de la COVID-19 aura notamment largement contribué à faire grandement croître le numérique au sein des habitudes de chacun. Ainsi, cela a permis de créer une synergie entre les idéologies communes revendiquées à travers des individus, ou encore à travers des pages sur les nombreux réseaux sociaux disponibles aujourd’hui. Ou encore les plateformes de partage telles que YouTube promouvant des contenus sous format vidéo, et même Spotify, promouvant des contenus sous forme de podcast.

Etat des lieux économique des DROM

La démocratisation d’Internet a permis de rendre disponible l’information, pour quasiment tout le monde, notamment ceux ayant un accès à Internet. Ainsi, cela a largement contribué à la rédaction de mon mémoire.

En effet, selon l’article du monde, paru en 2022. Il est indiqué que 18 % des Français se trouvant en situation de ‘’grande pauvreté’’ sont représentés par des personnes résidantes au sein des DROM. Pourtant, ils ne rassemblent que 3 % de la population française. Il faut savoir que la Guyane est le département le plus touché, en effet, 29 % de la population guyanaise se trouve dans une situation de ‘’grande pauvreté’’, contre seulement 2 % des Français vivant en France métropolitaine. Il faut notamment savoir que la moitié des Français vivant en Guyane, dans cette situation de grande pauvreté vivent avec moins de 470 € par mois.

Tandis que, dans les autres départements que sont la Martinique, la Réunion et la Guadeloupe, ce sont près de la moitié des habitants qui se trouvent dans la même situation. En effet, ces derniers vivent avec moins de 690 € par mois, contre 790 € pour les Français vivant en métropole, en situation de ‘’grande pauvreté’’.

Selon l’étude de l’INSEE de 2017, l’étude la plus récente à date. Le niveau de vie au sein des départements d’outre-mer est inférieur de 20 % à 23 % comparativement à celui de la France Hexagonale. Concernant le niveau de vie de La Réunion, il est inférieur d’un tiers comparativement à celui de la métropole, avec 1 160 € mensuel en 2017. La Guyane représente moins de la moitié, que celui de la France, avec 920 € mensuel. Mayotte ne représente seulement qu’un sixième de la valeur métropolitaine, soit 260 € mensuel. Contre un revenu moyen de 1700 € par mois en France métropolitaine, en 2017. Il faut savoir, qu’en 2017, les 10 % les plus aisées au sein des départements d’outre-mer, touchent un revenu supérieur à 2 800 € par mois. À Mayotte, sur cette même période, 3 % des plus aisées touchaient plus de 3 000 € par mois. Ces dernières années, ces larges écarts continus de persister dans le temps, notamment avec l’inflation des prix.

L’impact du digital au niveau sociétal

Désormais, grâce à la démocratisation d’Internet, et donc à l’accessibilité à l’information, les populations sont suffisamment éduquées et sensées pour prendre conscience des enjeux et pouvoir remédier aux problématiques. D’autant plus que la transformation numérique et le digital rendent les informations très rapidement et simplement accessible. Cela impact fortement sur l’éducation des populations. Actuellement, dans l’ère des réseaux sociaux, ils ont permis la grande connectivité des individus entre eux, et la diffusion ultra-rapide de l’information.

En réalité, la transformation numérique aura largement contribué à la remédiation de la fuite des cerveaux des DROM. Le processus est déjà entamé, et ce, notamment, grâce aux diasporas issues des DROM, présentes partout dans le monde. Les jeunes ultramarins qui ont pu et ont dû se qualifier hors de leur département, ont pu acquérir des connaissances, ainsi que des compétences qualifiantes. De plus, ils possèdent cette ouverture d’esprit grâce à leur voyage. En effet, le fait, d’éloigner physiquement les individus ultramarins de leur famille et de leur territoire, leur fait prendre davantage conscience de l’importance de ces derniers.

La population ultramarine était déjà très attachée à leur terre, et ce, depuis des générations. Lorsque l’on reprend l’histoire, on comprend mieux pourquoi. En effet, les premiers habitants de l’île qui ont cultivé la terre, ont ensuite transmis ces normes et valeurs, de génération en génération. Outre les connaissances de l’agriculture de la terre, ainsi que l’attachement, qu’ils y portent, ce sont notamment les blessures de leur histoire passée qui ont été transmises. Les jeunes ultramarins, sont donc aujourd’hui plus que jamais, rattachés à leur l’histoire, ainsi que la culture de leur territoire. 

L’impact de l’intelligence artificielle sur les projets

Aujourd’hui, de nombreux ultramarins localisés sur leur territoire, ou même à l’extérieur de celui-ci sont déjà impliqués dans la promotion de leur culture, et de leur économie locale. Grâce aux algorithmes poussés et élaborés des réseaux sociaux, sur lesquels nous sommes, c’est le partage de l’information et la grande connectivité entre individus qui sont désormais permis.
En effet, plus nous sommes appétant d’un contenu en particulier sur un réseau social, plus ce même contenu nous sera proposé. L’intelligence artificielle, permet l’intelligence collective en connectant les bonnes personnes, et les sujets communs ensembles. En effet, l’algorithme proposera aux utilisateurs, des sujets sur lesquels ils sont appétant.
Le sujet de l’instruction et l’éducation sur l’histoire et la culture, est un sujet qui a été soulevé à plusieurs reprises lors de mes entretiens avec les ultramarins. Aujourd’hui, l’accès simplifiés et ludique a un contenu rendu pertinent, permet de démocratiser, et de rendre simplement accessible, l’éducation culturelle, via Internet. 

La diversification des formats pour l’apprentissage

Outre les performances des algorithmes, il y a notamment la pluralité et diversité des formats que peut proposer un réseau social. Instagram, par exemple, est un réseau social proposant une multitude de formats : photos ; vidéos ; GIF… D’autres plateformes, comme TikTok, permet de toucher une cible très jeune, mais d’impacter davantage, avec un contenu plus marquant, grâce au format vidéo, qui sollicitera l’ouïe, et la vue du spectateur.

L’unité, et la solidarité des individus réalisent de grandes et belles victoires, notamment concernant la remédiation de la fuite des cerveaux. Tout est donc possible et envisageable, notamment pour tendre vers une société idéale pour chacun d’entre-nous.